14-09-2008, 18:21
<DIV class="citeAuteur"><B>Silmo</B> a dit :<DIV class="citeTexte">Effectivement Yyr, Gandalf fait preuve de plus de douceur Qu'Ellul et j'ajouterais - si tu le veux bien - qu'en position intermédiaire, Tolkien ronchonne lui aussi, d'accord, mais demeure plus doux qu'Ellul car l'extrait de ce dernier que tu cites nous éclaire, certes ...... comme une de ces lampes qu'on vous braque sous le nez pour vous faire avouez :-)<br></div></div> <small>J'ai eu tort je m'en rends compte de convoquer ce passage d'Ellul, qui plus est sans contexte. Mais le fuseau est très long déjà, et je désirais aller à l'essentiel, et au plus court <small>(par égard pour les rares qui voudront le lire en entier, et pour quelque chose qui, je le maintiens, ne saurait se situer au cœur de cet échange, plutôt en arrière-fond)</small>. Ce faisant j'ai tiré une partie <i>conclusive</i> d'un <i>chapitre</i> d'un <i>livre</i>, livre qui en outre rassemble et synthétise en fait presque toute l'<i>œuvre</i> d'Ellul ! Un contexte peu évident à résumer (essayez voir de me résumer ce que dit toute l'œuvre de Tolkien, non pas les histoires mais <i>ce qu'elles disent</i> ... :)). C'est ce contexte pourtant qui débouche, entre autre, non seulement sur les considérations ici présentées mais aussi sur le verbe aiguisé qui les soutient ; par rapport à cette acuité, note bien que je ne mettrais pas personnellement Tolkien en position intermédiaire, lui qui dans le brouillon de sa lettre (n°329 et non n°239 comme dit par erreur, désolé) enfonce d'une seule phrase « un procédé <u>inepte</u> », « un amusement <u>puéril</u> d'<u>esprits médiocres</u> », « et très "<u>abêtissant</u>" ».). <p>Je l'ai justement sélectionné à cause de son acuité dans sa forme ... et dans ce qu'il dit — Ellul s'employant toujours à être cohérent à ce niveau —, parce que je le jugeais ainsi le plus aisément et rapidement compréhensible. Du moins le croyais-je, car je ne vois pas en quoi Ellul, ici ou ailleurs, s'en prend à la science, ou en quoi seul le structuralisme est visé (NB : le livre est certes écrit en 1981, mais, ainsi que Bertrand me l'a fait remarquer, le fait que plus personne ne s'en réclame ne signifie pas forcément qu'il est mort). De même, je n'arrive pas à voir de « feintes » de la part d'Ellul quant à une « attaque politique » ; suis-je d'une grande naïveté ? (d'une grande ignorance sans aucun doute en la matière :)) La surévaluation du signifiant (et de toutes les mécaniques) une « belle affaire », soit, tant mieux en ce cas — mais l'on en relarlera sûrement :).<p>Pour <i>l'affaire du scotome</i> :) l'on pourrait imaginer qu'Ellul crée un néologisme et fasse une analogie (là encore nous en parlions avec Bertrand) avec le scotome de la tâche aveugle de l'œil : là où s'abouche le nerf optique la rétine ne possède pas de photorécepteurs, donc une partie du champ visuel lui échappe en raison même de l'appareil de mesure ! cf. ce que dit Ellul auparavant. Mais je ne pense pas qu'il faille chercher autre chose qu'une référence explicite à l'acception psychanalytique, qui consiste à « refuser inconsciemment de percevoir une réalité extérieure indépendante du sujet [ici la mentalité technicienne], mais sur laquelle il projette des désirs et des fantasmes subjectifs », et qui se prête donc à décrire parfaitement ici l'œuvre de la <i>Machine</i>, donc oui très logiquement usage d'un terme propre à une discipline facilement carnassière, j'ai du mal à comprendre où est l'incohérence :/<p>Jérôme</small><br><br>

