25-08-2011, 09:24
J'avais envoyé un petit fichier à Vincent de mes propres recensions et commentaires. Je n'avais pas alors relevé une toute petite coquille :
[colonne][gauche=Letters, p.413]But not one that should puff any one up who considers the imperfections of <i>'chosen instruments'</i>, and indeed what sometimes seems their lamentable unfitness for the purpose.[/gauche][droite=Lettres, p.577]Mais non une conclusion qui devrait gonfler d'orgueil celui qui songe aux imperfections des <i>« instruments » qu'il a « choisis »</i>, ni ce qui semble vraiment être parfois leur lamentable inadéquation au but fixé.[/droite][/colonne]
Il serait difficile de maintenir la tournure passive, effectivement, mais si l'on passe à l'actif, alors il faudrait parler des instruments qu'<b><u>Il</u></b> a choisis (avec une majuscule) — la formulation de Tolkien renvoyant bien entendu aux instruments (ici un certain auteur de conte de fées) choisis par Dieu et non, comme la traduction actuelle l'implique, par « celui qui y songe ».
On sait d'ailleurs combien Tolkien affectionne ces tournures passives dans le récit, lorsqu'il s'agit, très discrètement, de laisser entendre (sans néanmoins en forcer l'entente) que l'action ne dépend pas / plus des acteurs mais d'ailleurs (et en particulier de la Providence / d'Eru) ...
<small>PS : je crois me rappeler que le pape actuel avait choisi, à l'issue de son élection, ces termes d'« instruments imparfaits avec lesquels le Seigneur saurait néanmoins travailler » ... Je ne me souviens plus si Benoit XVI est un lecteur de Tolkien, mais cela commence à faire (de ce que je relève) un certain nombre d'emprunts ;)</small>
[colonne][gauche=Letters, p.413]But not one that should puff any one up who considers the imperfections of <i>'chosen instruments'</i>, and indeed what sometimes seems their lamentable unfitness for the purpose.[/gauche][droite=Lettres, p.577]Mais non une conclusion qui devrait gonfler d'orgueil celui qui songe aux imperfections des <i>« instruments » qu'il a « choisis »</i>, ni ce qui semble vraiment être parfois leur lamentable inadéquation au but fixé.[/droite][/colonne]
Il serait difficile de maintenir la tournure passive, effectivement, mais si l'on passe à l'actif, alors il faudrait parler des instruments qu'<b><u>Il</u></b> a choisis (avec une majuscule) — la formulation de Tolkien renvoyant bien entendu aux instruments (ici un certain auteur de conte de fées) choisis par Dieu et non, comme la traduction actuelle l'implique, par « celui qui y songe ».
On sait d'ailleurs combien Tolkien affectionne ces tournures passives dans le récit, lorsqu'il s'agit, très discrètement, de laisser entendre (sans néanmoins en forcer l'entente) que l'action ne dépend pas / plus des acteurs mais d'ailleurs (et en particulier de la Providence / d'Eru) ...
<small>PS : je crois me rappeler que le pape actuel avait choisi, à l'issue de son élection, ces termes d'« instruments imparfaits avec lesquels le Seigneur saurait néanmoins travailler » ... Je ne me souviens plus si Benoit XVI est un lecteur de Tolkien, mais cela commence à faire (de ce que je relève) un certain nombre d'emprunts ;)</small>

