03-05-2007, 04:50
Dior : Pourquoi <i>la</i> Quenta ?<p>Ou plutôt, pourquoi <i>pas</i> ? ;-)<p>Puisque j'ai traduit le volume en question, je dois bien répondre. Mais quant à moi, il n'y a pas de <i>raison</i> particulière, d'argument béton, qui dicterait le choix du féminin <i>et non</i> du masculin.<p>D'abord, <i>le Quenta</i>, ça sonne bien, à tes oreilles ? Or, avant la version 1937 du même texte ("Quenta Silmarillion"), c'est sous le titre de <i>Quenta Noldorinwa</i> ou tout simplement <i>Quenta</i> qu'était désigné le "Silmarillion". Il n'était pas logique d'appeler ce texte <b>le</b> <i>Quenta (Noldorinwa)</i>, car cela sonne faux, comme "muchos gracias" sonne faux (et pourtant... on l'entend !).<p>Ensuite, on sait que <i>qenta</i> ou <i>quenta</i>, en quenya de l'époque, c'est <b>l'histoire</b>. (Les experts préciseront, s'il y a lieu, mais je pense être dans le vrai sur le fond de l'affaire...) Pas de contradiction, donc, dans ce choix du genre féminin, au cas où cela inquiéterait. Je ne vois pas la question de cet angle, car les mots et les noms elfiques, du moment qu'on les considère comme des emprunts, peuvent prendre le genre qu'on veut bien leur donner. Dans la langue d'origine, qu'on me corrige si cette impression est mauvaise, mais les noms n'ont habituellement pas de genre <i>grammatical</i>. Et puisqu'on opte habituellement pour le masculin, qui semble toujours mieux adapté ("La Mordor" ?), il faut bien profiter un peu des chances qui se présentent à nous pour arriver à la parité ! ("Le Moria" ?)<br><SMALL>Je vous entends dire : "Ah ces fichus traducteurs, tous des Ledoux en puissance"... et vous avez bien raison, mais que voulez-vous ? Ce n'est pas une science exacte, et le métier est sous-payé -- c'est faux, je déc****e (pour la seconde affirmation).</SMALL><p>Pas convaincu ? La seule, vraie, bonne raison pour laquelle j'ai choisi <i>la</i> Quenta, c'est que je tenais cette suggestion de Vincent Ferré, qui la tenait de Michaël Devaux, dit Eruvikë. C'était déjà bien suffisant. ;-)<p>J'espère que, mis à part ces petits inconvénients, on appréciera la découverte de ces textes en français bien de chez nous. :-)<p>Daniel

