21-06-2006, 17:46
Je reviens donc à ce fuseau après pas mal de temps. J'ai pu bien analyser tout ce qui a été dit, notamment par Laegalad, et j'ai donc préparé à mon tour un certain nombre de remarques, tant sur les remarques et critiques faites à la mienne que sur sa traduction de <i>The Last Ship</i>. Concernant la petite polémique née dans un autre fuseau (<i>A propos du forum JRRVF</i>), je réserve certains commentaires pour une discussion privée. (je t'envoie ça par mail, Laegalad)
[espacement]<b>I- COMMENTAIRES DE LAEGALAD SUR MA TRADUCTION</b>
Tout d'abord, je tiens à préciser que je connaît le sens "strict" (non, c'est pour éviter les malentendus là). Ensuite, tu nuances entre lueur d'aube et soleil levant, soit. Mais on tatillonne un peu là, non ?<br>Enfin "pas de fils d'or, mais une longue lumière" : là je ne sais quoi répondre en fait. Si : une métaphore, les longs fils d'or représentant les rayons, la lumière…Je sacrifie quand même par moments la traduction "mot à mot" sur l'autel de la métaphore….
Pfiou ! Allons-y :<br>- moi je vois comment des pieds peuvent onduler, et l'utilisation du verbe "glisser" pose un problème, car on se prendrait tout au long du poème à traduire trois verbes différents en anglais par un seul verbe : glisser. Là encore, métaphore (à tort ou à raison).<br>- Papillonner : comme tu le dis, des yeux papillonnent, et généralement en raison de la lumière. Cela, associé au mouvement d'ailes que tu évoques, m'a paru correspondre relativement bien, métaphoriquement là encore, à "twinkle".<br>- Twinkle appartient bien au vocabulaire de la lumière, oui.<br>- "Il est important de ne pas y manquer" : petit ton professoral à l'attention du "petit nouveau" ?.
Là encore, j'aimerais que tu m'expliques…dire qu'une perle est un élément terrestre, je ne comprends pas à vrai dire : à part portées autour du cou, les perles sont du domaine aquatique. D'ailleurs, n'emploie-t-on pas l'expression "perles de rosée" ? "perles" désignant en l'occurrence les gouttes. Pour "saupoudrés", admettons oui, mais si on emploie "constellés", on abandonne un élément "eau" au profit de l'élément "ciel" ou "lumière". Mais "éclaboussés" me plaît bien.
Là je ne suis d'accord : lily-leaves peut aussi bien désigner les feuilles que les pétales (certes le sens de "pétales" est plus rare). Désolé, pas de lien internet à donner pour le prouver, j'ai juste mon dictionnaire anglais. Mais bon là j'ai fait un choix, sur lequel tu n'es pas d'accord, soit, ce sera l'occasion d'en rediscuter.<br>Le martin-pêcheur qui plonge : là on tombe dans un problème d'interprétation. Soit on considère que le fait qu'il plonge est indépendant du fait que les roseaux se courbent et que les lys s'étalent, soit on considère que son plongeon provoque des remous etc… là je ne prétend pas avoir raison, c'était mon interprétation du moment.
C'est très exactement le sens que je donnais : une voix portée par le vent, comme une rumeur. J'avais compris le sens de "wind-voices", je tiens à te rassurer. D'ailleurs je ne vois pas trop la différence entre les deux propositions, si ce n'est que tu emploies une expression toute faite. Je voulais surtout rendre le fait que ces voix sont celles des Elfes.
Je ne sais comment réagir…en tout cas merci de m'enseigner la signification de ces mots, que mon dictionnaire, bizarrement, ne connaît pas ^^(sans doute des mots rares ou très archaïques). J'ai quand même du mal à croire que la métaphore t'ait échappé…Il s'agit là d'une référence évidente (à mon sens) aux bateaux des Teleri, en forme de cygne : d'où "ailes" qui remplacent "rames" et "plumage" qui remplace "coque". Peut-être une surtraduction, certes, mais l'occasion était trop belle, surtout en association avec "bec".
C'est vrai, mais là aussi l'occasion était belle.
Ta fille n'est-elle pas de ton sang ? Encore une fois, métaphore….
[espacement]
<b>II- TRADUCTION DE LAEGALAD</b>
Bien, passons donc à l'exercice inverse.
[espacement]
En conclusion, je dirais que nous avons des façons différentes d'aborder la poésie (et donc la traduction de la poésie). Pour toi, c'est plus question de "mathématique", tu peux parfois sacrifier certains éléments pour cadrer avec une définition arithmétique de la poésie. Personnellement, étant peu averti de ces considérations, la poésie est quelque chose que je lis, que j'écoute, que j'essaie de faire couler, et dans ce cas de restituer le rythme original. Il m'arrive donc de sacrifier certaines règles prédéfinies de métrique.<br>Mon but en traduisant ce poème était d'abord et avant tout d'essayer de rendre ce que moi j'avais ressenti en lisant le texte de Tolkien. Je ne considère pas ma traduction comme meilleure pour autant, mais plus personnelle, en ce sens qu'elle traduit mon sentiment. C'est un peu comme le Vinyle et le CD…
[espacement]<b>I- COMMENTAIRES DE LAEGALAD SUR MA TRADUCTION</b>
Laegalad Wrote:<span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 9. </span>: v. 9 [...] Si l'on s'en tient au strict sens [...] il n'y a pas mention de soleil levant encore (c'est une simple lueur d'aube, puis le soleil se lève), ni de longs fils d'or (simplement d'une longue lumière).
Tout d'abord, je tiens à préciser que je connaît le sens "strict" (non, c'est pour éviter les malentendus là). Ensuite, tu nuances entre lueur d'aube et soleil levant, soit. Mais on tatillonne un peu là, non ?<br>Enfin "pas de fils d'or, mais une longue lumière" : là je ne sais quoi répondre en fait. Si : une métaphore, les longs fils d'or représentant les rayons, la lumière…Je sacrifie quand même par moments la traduction "mot à mot" sur l'autel de la métaphore….
Quote:<b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 10.</span> </b>: v. 13 – 16 : [...] Je ne vois pas trop comment des pieds peuvent onduler :) [...] ; de même «papilloner» évoque un mouvement d'aile [...] : des yeux papillonnent, (d'ailleurs on parle plutôt de cils papillonnant), mais des pieds, j'ai des doutes... <i>twinkle</i> appartient au vocabulaire de la lumière [...] : il est donc important de ne pas y manquer.
Pfiou ! Allons-y :<br>- moi je vois comment des pieds peuvent onduler, et l'utilisation du verbe "glisser" pose un problème, car on se prendrait tout au long du poème à traduire trois verbes différents en anglais par un seul verbe : glisser. Là encore, métaphore (à tort ou à raison).<br>- Papillonner : comme tu le dis, des yeux papillonnent, et généralement en raison de la lumière. Cela, associé au mouvement d'ailes que tu évoques, m'a paru correspondre relativement bien, métaphoriquement là encore, à "twinkle".<br>- Twinkle appartient bien au vocabulaire de la lumière, oui.<br>- "Il est important de ne pas y manquer" : petit ton professoral à l'attention du "petit nouveau" ?.
Quote:Enfin, tu as traduit «dew» par «perles éphémères» ; pourquoi pas, mais on perd un aspect humide [...] pour un effet «terreux» ou terrestre plutôt (poudre et perles).
Là encore, j'aimerais que tu m'expliques…dire qu'une perle est un élément terrestre, je ne comprends pas à vrai dire : à part portées autour du cou, les perles sont du domaine aquatique. D'ailleurs, n'emploie-t-on pas l'expression "perles de rosée" ? "perles" désignant en l'occurrence les gouttes. Pour "saupoudrés", admettons oui, mais si on emploie "constellés", on abandonne un élément "eau" au profit de l'élément "ciel" ou "lumière". Mais "éclaboussés" me plaît bien.
Quote:<b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 11 </span>:</b> v.24 : [...] Il n'est pas question de pétales, mais de feuilles ; [...] De même, le martin-pêcheur ne fait que plonger ; le vent est indépendant de tout ça.
Là je ne suis d'accord : lily-leaves peut aussi bien désigner les feuilles que les pétales (certes le sens de "pétales" est plus rare). Désolé, pas de lien internet à donner pour le prouver, j'ai juste mon dictionnaire anglais. Mais bon là j'ai fait un choix, sur lequel tu n'es pas d'accord, soit, ce sera l'occasion d'en rediscuter.<br>Le martin-pêcheur qui plonge : là on tombe dans un problème d'interprétation. Soit on considère que le fait qu'il plonge est indépendant du fait que les roseaux se courbent et que les lys s'étalent, soit on considère que son plongeon provoque des remous etc… là je ne prétend pas avoir raison, c'était mon interprétation du moment.
Quote:<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 12</span> : v.31 : [...] <i>Wind-voices</i>, ce sont des voix-de-vent : le chant des elfes s'entend comme un murmure.
C'est très exactement le sens que je donnais : une voix portée par le vent, comme une rumeur. J'avais compris le sens de "wind-voices", je tiens à te rassurer. D'ailleurs je ne vois pas trop la différence entre les deux propositions, si ce n'est que tu emploies une expression toute faite. Je voulais surtout rendre le fait que ces voix sont celles des Elfes.
Quote:<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 13</span> : v. 33-34 : [...] :) Il est certe question de bec, mais ni d'ailes, ni de plumage : <i>oar</i> désigne les rames, <i>timbers</i> les madriers (j'ai pour ma part élargi en traduisant par <i>coque</i>, puisque les madriers forment la coque).
Je ne sais comment réagir…en tout cas merci de m'enseigner la signification de ces mots, que mon dictionnaire, bizarrement, ne connaît pas ^^(sans doute des mots rares ou très archaïques). J'ai quand même du mal à croire que la métaphore t'ait échappé…Il s'agit là d'une référence évidente (à mon sens) aux bateaux des Teleri, en forme de cygne : d'où "ailes" qui remplacent "rames" et "plumage" qui remplace "coque". Peut-être une surtraduction, certes, mais l'occasion était trop belle, surtout en association avec "bec".
Quote:<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 14 </span>: v. 67 : [...] Tu extrapoles un peu [...]
C'est vrai, mais là aussi l'occasion était belle.
Quote:<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 16</span> : v.88 : [...] Elle est née fille de la Terre, mais pas du sang de la Terre (l'image n'est pas très ragoutante en plus :)).
Ta fille n'est-elle pas de ton sang ? Encore une fois, métaphore….
[espacement]
<b>II- TRADUCTION DE LAEGALAD</b>
Bien, passons donc à l'exercice inverse.
- [emphase]« <i>clear and shrill was crowing</i> = coqueliquait clair aigrelet »[/emphase] : "aigrelet" ne me semble pas correspondre à "shrill" qui porte (et cela on s'en rend compte juste en le prononçant) une notion d'aigu, de note haute en tout cas. [emphase]« coqueliquait clair aigrelet »[/emphase] me semble donc un peu faible. C'est joli à entendre, mais moi là je ressens plus plus l'idée d'un coq qui pousse énergiquement son cri à l'aube. En plus c'est "dans le lointain" donc il faut quand même une certaine force pour être entendu de loin.
- [emphase]« <i>The trees were dark, and the dawn pale</i> = Les arbres étaient noirs, et l'aube pâle »[/emphase] : Juste une remarque : je préfère "sombre" quand il s'agit de "dark". Je trouve que l'association "sombre/pâle" fonctionne mieux.
- [emphase]« <i>She watched the gleam at window grow</i> = Par la vitre elle vit grandir l'éclat »[/emphase] : "la vitre" ne me plait pas trop. On ne sait pas s'il y a une vitre, encore moins si elle est ouverte ou non. "A la fenêtre" ou "Depuis sa fenêtre" me paraît plus adapté.
- [emphase]« <i>till the long light was shimmering</i> = en longue lumière, chatoyant »[/emphase] : Pinaillage à mon tour : le participe présent "chatoyant" ôte toute notion de progression. La lumière grandit jusqu'à aller chatoyer… (je te renvoie à ta note sur ce même passage pour ma traduction) C'est un peu ce que j'ai essayé de rendre avec "ses longs fils d'or allant chatoyer…", même si ce n'est pas parfait.
- [emphase]« <i>Her gown had jewels upon its hem, / as she ran down to the river</i> = Avec sa robe ourlée de joyaux, / elle dévala le ruisseau »[/emphase] : Là, pour moi, l'idée est que sa robe se borde de joyaux (perles, rosée) alors qu'elle court sur l'herbe : "as she ran…". Dans ta traduction, cela n'apparaît pas. Littéralement cela donnerait : "Sa robe eut des joyaux sur son bord, comme elle courait vers la rivière". De plus, tu traduis donc [emphase]« she ran down to the river »[/emphase] par [emphase]« elle dévala le ruisseau »[/emphase]. Elle descend "jusqu'à" ("to") la rivière ; "ruisseau" me paraît d'ailleurs restrictif pour "river". Cela change tout les sens des quatre premiers vers de cette strophe, à mon avis.
- [emphase]« <i>as she stood there gleaming</i> = comme elle luisait là, dressée »[/emphase] : En inversant les verbes, tu inverses aussi la priorité. "Elle se tenait là, étincelant (luisant)" : c'est différent, car toi tu insiste sur le fait qu'elle soit "dressée", terme que je trouve pour le coup excessif, "to stand" pouvant se traduire simplement par "se tenir".
- [emphase]« <i>with free hair…on her shoulders streaming</i> = les cheveux…glissant sur ses épaules »[/emphase] : Encore une fois "glisser"…
- [emphase]« <i>and three with crowns she saw there stand, / with bright hair fowing</i> = et trois d'entre eux cheveux flottant, / portant couronne s'y tenaient »[/emphase] : Là encore destructuration, et inversion. De plus tu as oublié "bright" : cheveux blonds, clairs.
- [emphase]« <i>many a flower will yet unfold, / ere the cornfields whiten</i> = avant que les blés tournent blancs, / bien des fleurs s'ouvriront encore »[/emphase] : Là juste une remarque : l'inversion ne me semble pas très heureuse, c'est curieux à lire.
- [emphase]« <i>Then whither go ye, boatmen fair</i> = Où allez vous alors, gents bateliers »[/emphase] : "gents" pour "fair" ne me semble pas approprié, je pense plus à une notion de beauté.
- [emphase]« <i>in the great forest hiding</i> = dans une cache forestière »[/emphase] : Cela fait un peu bande de détrousseurs, la "cache forestière". De plus, il y a "the great forest", dans "la grande forêt", référence à mon avis qui n'est pas anodine.
- [emphase]« <i>Far away on the last road faring</i> = Nous suivons la dernière voie loin d'ici »[/emphase] : Là ils s'aventurent loin sur la dernière route, et non pas sur la dernière route qui est loin (à mon sens).
- [emphase]« <i>leaving western havens grey</i> = laissant à l'Ouest les havres gris »[/emphase] : Non, ils abandonnent les havres gris de l'occident ("western") de la Terre du Milieu, qui se trouvent être à l'Est de leur future destination.
- [emphase]« <i>where the White Tree is growing</i> = où l'Arbre Blanc s'élève »[/emphase] : Je préfère la notion de croissance, qu'on retrouve souvent chez Tolkien.
- [emphase]« <i>a clear bell…is shaking</i> = sonne clair-joyeux une cloche »[/emphase] : Je ne comprends pas trop ce "clair-joyeux"…
- [emphase]« <i>and sun and moon wither</i> = Céans soleil et lune sont en déclin »[/emphase] : Je trouve cette formulation un peu lourde par rapport à l'original. "Céans soleil" : c'est peut-être ça qui me gêne.
- [emphase]« <i>Here grass fades and leaves fall</i> = feuille et herbe vont s'étioler »[/emphase] : Tu traduis un présent par un futur. Pinaillage, quand tu nous tiens.
- strophe [emphase]« <i>The oars were stayed [...] our last call heeding</i> »[/emphase] : Là, plusieurs remarques : <br>- tu destructures l'ensemble de la strophe, changeant notamment les paroles des Elfes. L'effet est curieux.<br>- [emphase]« Entends-tu, Demoiselle de la Terre / d'une beauté d'Elfe, cet appel ? »[/emphase] : deux vers pour en traduire un seul, je trouve cela lourd, surtout formulé comme ça. Le fait de séparer "entends-tu" et "cet appel" avec ce long "Demoiselle…" au milieu ne passe pas très bien je trouve.
- [emphase]« <i>then deep in clay her feet sank</i> = alors son pied profondément dans la boue s'enfonça »[/emphase] : On revient là à cette notion de Terre, et de fille de la Terre. J'ai traduit "clay" par "argile", plus proche pour moi de cette notion d'appartenance à la Terre. Elle s'arrête car son pied est pris dans la Terre. La boue me semble un peu légère et peu symbolique.
- [emphase]« <i>Slowly the elven-ship went by / whispering through the water : / 'I cannot come' they heard her cry</i> = Doucement la nef des Elfes passa, / chuchotant de par la rivière : / "Je ne peux pas venir !" cria sa voix »[/emphase] : Là on peut croire que la nef chuchote puis crie : "je ne peux pas venir !". Il manque le fait qu'ils l'entendent crier, elle. Je préfère : "passa comme en chuchotant".
- [emphase]« <i>No jewels bright her gown bore [...] under the house-shadow</i> = Sa robe était nue de joyaux brillants [...] passant sous la maison et l'ombre »[/emphase] : Là cela nous renvoie à la troisième strophe avec cette histoire de joyaux qui bordent sa robe. Elle remonte chez et il n'y a plus de rosée. Je trouve que ta formulation, et, encore une fois l'inversion des vers, dilue cette notion. "House-shadow" : "passant sous la maison et l'ombre" ….j'aimerais que tu m'expliques ce que tu veux dire là.
[espacement]
En conclusion, je dirais que nous avons des façons différentes d'aborder la poésie (et donc la traduction de la poésie). Pour toi, c'est plus question de "mathématique", tu peux parfois sacrifier certains éléments pour cadrer avec une définition arithmétique de la poésie. Personnellement, étant peu averti de ces considérations, la poésie est quelque chose que je lis, que j'écoute, que j'essaie de faire couler, et dans ce cas de restituer le rythme original. Il m'arrive donc de sacrifier certaines règles prédéfinies de métrique.<br>Mon but en traduisant ce poème était d'abord et avant tout d'essayer de rendre ce que moi j'avais ressenti en lisant le texte de Tolkien. Je ne considère pas ma traduction comme meilleure pour autant, mais plus personnelle, en ce sens qu'elle traduit mon sentiment. C'est un peu comme le Vinyle et le CD…

