25-03-2006, 14:12
<small>Et le deuxième...</small>
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<big><b><span style="color: rgb(254, 163, 71);">Notes pour ma version</span></b></big>
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<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 1.</span> : v. 4 : [emphase]« clear and shrill was crowing = coqueliquait clair aigrelet. »[/emphase]
A force d'utiliser « chanter » pour désigner le cri du coq, on en a oublié le terme propre : coqueriquer, ou coqueliquer :
[citation]<b>Coqueriquer,</b> verbe intrans. (de <i>coquerico</i>). [En parlant du coq] Faire cocorico. [...] 1<sup>re</sup> attest. 1575 <i>coqueliquer</i> (<font size="1">A. PARÉ</font>, <i>Œuvres,</i> Introduction, chap. XXVI, éd. Malgaigne, t. 1, p. 99), 1752 <i>coqueriquer (Trév.)</i>; de <i>coquerico, coquelico,</i> dés. <i>-er.</i>[/citation]
J'ai utilisé le terme le plus ancien, et j'aime bien la sonorité que j'ai réussi à rendre ; un peu plus loin, pour [emphase]« se frayant entre les feuilles, frêles / et frais, un vent vagabondait »[/emphase], j'ai multiplié les sons ventoyants. Je n'ai donc pas « traduit » les allitérations au même endroit, mais là où elles venaient le plus naturellement.
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<b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 2.</span></b> : v.19 : [emphase]« and leaned upon a willow-stem = et se pencha sur le tronc d'un marsault »[/emphase]
Le marsault est une espèce de saule, le <i><a href="http://home.tiscali.be/emelin/botapi/planches/salixm.html" target="_blank">Salix Capréa</a></i>(qu'on appelle aussi marsaule, saule gris, ou osier cendré) ; il est moins liées aux milieux humides que les espèces voisines de saules et préfère les fonds de vallés, mais rien ne l'empêche de pousser en bord de ruisseau.
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<span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 3.</span> : v. 23-24 : [emphase]« bending reeds were softly blown, / lily-leaves were sprawling. = les roseaux étaient doucement courbés, / les feuilles-de-lis s'étalèrent. »[/emphase]
« sprawling » n'est pas évident à traduire : se vautrer, s'étaler, tomber... mais pour les plantes, c'est plutôt « pousser dans tous les ens »... ce que ne rend pas bien laquo; s'étalèrent », mais je n'ai pas trouvé de terme plus adéquat.
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<span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 4.</span> : v.37 : [emphase]« Fair folk out of Elvenland = [...] de belles gens / des Terres-des-Elfes [...] »[/emphase] // v. 61 : [emphase]« we go back to Elvenhome, = nous nous en retournons au beau Pays / des Elfes, [...] »[/emphase]
Il y a un parallélisme entre ces deux vers, auquel je n'avais pas prêté attention de prime abord ; mais <span style="font-style: italic;">Elvenland</span> ne peut être traduit de la même façon que <span style="font-style: italic;">Elvenhome</span>. D'où l'appelation «Terre des Elfes» pour nommer le lieu où ils habitent en TdM, et d'où ils viennent, et «Pays des Elfes» pour celui où ils retournent, par-delà les mers. Le choix de «go <i>back</i><span style="font-style: normal;">» semblerait indiquer qu'il s'agit d'Elfes ayant vécu en Valinor... quoique l'on puisse sans doute considérer qu'il s'agisse de descendant des premiers émigrants, pourquoi pas, qui retournent aux pays de leurs ancêtres, et qu'ils considèrent comme leur patrie ?
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<span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 5 </span>: v.73 – 80 : [emphase]« The oars were stayed. They turned aside: / "Do you hear the call, Earth-maiden? / [75] Fíriel! Fíriel!" they cried. / "Our ship is not full-laden. / One more only we may bear. / Come! For your days are speeding. / Come! Earth-maiden elven-fair, / [80] our last call heeding." »[/emphase]
Cette strophe n'est pas évidente, car la traduction exige de la place en français, ne serait-ce que pour «Earth-maiden». Trois syllabes en anglais. En français, 7 ou 8 suivant si la dernière syllabe est suivit d'une consonne ou muette. J'ai en effet tenu à conserver mon «Demoiselle-de-la-Terre», qui est long, mais que je ne tiens pas à raccourcir en « Fille de la Terre ». Car ce dernier terme est employé par Fíriel, et je gage que ce n'est pas innocent. Il me semble toujours (car c'est une intuition que j'avais eu dès le départ, en réalité) que le poème entier tourne autour de cette révélation, de cette prise de conscience ; c'est parce qu'elle est Fille de la Terre qu'elle ne peut venir au Pays-des-Elfes. Les Elfes l'ont nommée «Earth- maiden», Demoiselle-de-la-Terre, mais «demoiselle» est un état passager : on est d'abord enfant, puis demoiselle, puis dame ; ce n'est qu'une étape. Et à cette étape, Fíriel opposera un <i>état, </i>une <i>nature</i> : elle est Fille de la Terre, ses racines sont en Terre du Milieu, elle ne peut rien y changer.
Pour s'écarter un peu de la «simple» traduction, cela m'étonne... Car ce sont les Elfes qui ont Arda dans le sang. Les Humains – et Fíriel porte son humanité jusque dans son nom, qui signifie « femme mortelle » – sont désignés comme «ceux qui ne font que passer» : ils ne sont pas reliés à Arda jusqu'à la fin du monde. Mais ici, ce sont les Elfes qui s'en vont à jamais, et Fíriel qui demeure... Serait-ce à dire que les Elfes sont Enfants-des-Etoiles, et les Humains Enfants-de-la-Terre ?
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<span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 6 </span>: Strophe suivante : [emphase]« Fíriel looked from the river-bank, / one step daring; / then deep in clay her feet sank, / and she halted staring. / [85] Slowly the elven-ship went by / whispering through the water: / "I cannot come!" they heard her cry. / "I was born Earth's daughter!" »[/emphase] ; v. 84 : [emphase]« and she halted staring. = et elle s'arrêta, figée. »[/emphase]
J'avais du mal à comprendre ce vers, ou du moins, il me plaisait d'imaginer que Fíriel s'arrêtait subitement en fixant son pied, et perdant le contact visuel avec la nef – ce qui, dans un conte de fée, implique la disparition de l'objet enchanté. Je traduisais donc [emphase]« Elle cessa de les fixer. »[/emphase] Or (merci Tirno :)) <i>halt</i> ne s'utilise que pour un arrêt physique... par conséquent, ma jolie vision tombe à l'eau, et Fíriel s'arrête en fixant le navire des yeux. Faute de place, j'ai employé "figée", qui indique que son corps – et donc son regard – est immobile.
Cette strophe est vraiment le point tournant du poème... Jusque là, Fíriel était une belle damoiselle richement parée : l'enchantement elfique de l'aurore l'ornait de joyaux tremblants, la parait de lumière... Mais suffit-il qu'elle se souvienne de sa nature, suffit-il qu'elle cesse de fixer le navire, et l'enchantement cesse, doucement... Sa belle robe se dénude, puis elle revêt son sarrau, vêtement de travail couleur terre ; ses cheveux libres, qui flamboyaient au matin, se retrouve noués, tressés, bridés ; et la belle lueur du jour se fait ombre, petit à petit...
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<span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 7</span> : v. 93 : [emphase]« She donned her smock of russet brown, = Elle revêti son sarrau brun-rouille, »[/emphase]
Juste parce que le mot est joli : « russet » signifie «feuille-morte» (ce que j'avais employé lors de ma première traduction, mais que, part souci de naturel et pour éviter le «verbe à la fin», j'ai eacute;carté de cette version-ci), «roussâtre», «rustique». Le terme vient évidemment du vieux français,</span> «rousset», latin <i>russus</i><span style="font-style: normal;">, «roux, rouge». L'étonnant est la signification de «rustique», qui n'est pourtant pas une couleur, et qui vient du latin «</span>ruralis, e : des champs, champêtre, rustique, rural.». Mais en tout cas, cela lie le tout une fois de plus à la campagne, donc à la terre : ayant reconnu être fille-de-la-Terre, Fíriel revêt la couleur associé, un brun-rouille, couleur de glaise, celle où son pied s'enfonça.
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<span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 8</span> : v. 102 : [emphase]« westward ships have waded = de navire à l'ouest n'est parti »[/emphase]
Dans le sens, moderne, « to wade» signifie : patauger, barboter, passer à gué ; ce qui n'est pas une image très élégante pour une nef elfique... Mais le sens poétique est plutôt «aller de l'avant» :
[citation=Online Etymology Dictionnary (<a href='http://www.etymonline.com/index.php?search=wade&searchmode=none'>lien</a>)]O.E. wadan "to go forward, proceed," in poetic use only, except as oferwaden "wade across," from P.Gmc. *wadan (cf. O.N. vaða, Dan. vade, O.Fris. wada, Du. waden, O.H.G. Watan, Ger. waten "to wade"), from PIE base *wadh- "to go," found only in Gmc. and L. (cf. L. vadere "to go," vadum "shoal, ford," vadare "to wade"). The notion is of "to advance into water." It. guado, Fr. gué "ford" are Gmc. loan-words.[/citation]
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<big><b><span style="color: rgb(254, 163, 71);">Notes pour la version de Samwise</span></b></big>
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Je prend donc en compte le fait que tu as voulu faire, essentiellement, une version littérale – mais pas strictement, puisque tu as gardé les rimes. Comme tu n'es pas bloqué par le nombre de pieds, puisque tu as choisis un vers libre, il t'est plus facile de respecter <i>stricto sensu</i> l'original. Il m'est difficile de faire des propositions sans retomber sur ce que j'ai fait moi, mais j'essaye :)
Tout d'abord, une remarque générale, qui tient de mon goût pour le naturel et la spontanéité : tu utilises beaucoup cette ruse de poète©Kendra qui consiste en caser le verbe à la fin... J'avoue volontiers avoir longtemps fait de même, c'est bien pratique :) Mais depuis mes traductions sur Tom Bombadil, je fais une chasse impitoyable à ces inversions, et tord du nez quand je suis obligée d'y recourir... Je trouve que ça gêne la diction, que ça provoque une bizarrerie plutôt que de couler de source. Tu me diras que Tolkien y recourt, ce qui est vrai. En même temps, même en réduisant ces inversions au maximum, on est obligé d'y passer une ou deux fois – autant que ce soit le moins possible.
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<span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 9. </span>: v. 9 – 10 : [emphase]« <i>She watched the gleam at window grow, / till the long light was shimmering</i> = De sa fenêtre le soleil levant elle observa, / ses longs fils d’or allant chatoyer »[/emphase]
Si l'on s'en tient au strict sens, c'est plutôt : [emphase]«Elle regarda la lueur grandir à la fenêtre, jusqu'à ce que la longue lumière chatoie»[/emphase] : il n'y a pas mention de soleil levant encore (c'est une simple lueur d'aube, puis le soleil se lève), ni de longs fils d'or (simplement d'une longue lumière). [emphase]« Elle regarda par la fenêtre grandir l'éclat / Jusqu'à se faire longue lumière chatoyant... »[/emphase]
[N.B. : «Eclat» pour «gleam» n'est pas tout à fait juste, c'est plus une lueur, ou un éclat ténu...]
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<b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 10.</span> </b>: v. 13 – 16 : [emphase]« <i>Over the floor her white feet crept, / down the stair they twinkled, / [15] through the grass they dancing stepped / all with dew besprinkled. </i>= Sur le sol ondulèrent ses pieds immaculés, / descendant les marches ils papillonnèrent, / parcourant l’herbe ils se mirent à danser / tout saupoudrés de perles éphémères. »[/emphase]
Hrumf :) Je ne vois pas trop comment des pieds peuvent onduler :) <i>to crept, </i><span style="font-style: normal;">c'est «ramper, se glisser» ; de même «papilloner» évoque un mouvement d'aile, un battement rapide, un palpitement : des yeux papillonnent, (d'ailleurs on parle plutôt de cils papillonnant), mais des pieds, j'ai des doutes... </span><i>twinkle</i> appartient au vocabulaire de la lumière (vocabulaire récurrent d'ailleurs chez Tolkien, et en particulier dans ce poème), et répond à la blancheur de ses pieds : il est donc important de ne pas y manquer.
Enfin, tu as traduit «dew» par «perles éphémères» ; pourquoi pas, mais on perd un aspect humide (<i>dew </i>et <i>besprinkled</i>) pour un effet «terreux» ou terrestre plutôt (poudre et perles). Or, ici, l'eau est liée à la nature, aux Elfes, à l'enchantement ; et la terre aux hommes et à la vie quotidienne. J'en reviens encore à ce tournant du pied dans la glaise : jusque là, l'élément phare était l'eau, et la lumière. Et à partir de là, c'est à la terre et à l'ombre de prendre la place. C'est pourquoi je m'en tiendrais à «éclaboussé», ou «constellé» (puisque cela ramène à la lumière) de rosée, plutôt que de faire appel à un terme terrestre.
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<b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 11 </span>:</b> v.24 : [emphase]« <i>lily-leaves were sprawling. </i> = Et les pétales des lis éparpillant. »[/emphase]
Il n'est pas question de pétales, mais de feuilles ; «sprawling» cependant n'est pas facile à traduire... Le sens est «qui pousse dans tous les sens», mais difficile de trouver un terme qui synthétise tout ça... éparpiller n'est pas mal, mais ce n'est pas le martin-pêcheur qui éparpille les feuilles de lys, elles le font toute seules... De même, le martin-pêcheur ne fait que plonger ; le vent est indépendant de tout ça.
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<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 12</span> : v.31 : [emphase]« <i>like wind-voices keen and young</i> = des voix portées par le vent, jeunes et gaies, »[/emphase]
<i>Wind-voices</i>, ce sont des voix-de-vent : le chant des elfes s'entend comme un murmure.
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<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 13</span> : v. 33-34 : [emphase]« <i>A ship with golden beak and oar / and timbers white came gliding;</i> = Un vaisseau au bec et aux ailes d’or / et au plumage blanc arriva voguant ; »[/emphase]
:) Il est certe question de bec, mais ni d'ailes, ni de plumage : <i>oar</i> désigne les rames, <i>timbers</i> les madriers (j'ai pour ma part élargi en traduisant par <i>coque</i>, puisque les madriers forment la coque). De même pour la strophe suivant, les Elfes chantent au rythme du balancement des rames, pas du battement des ailes :)
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<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 14 </span>: v. 67 : [emphase]« <i>In Elvenhome a clear bell</i> = en Valinor, d’une cloche d’argent »[/emphase]
Tu extrapoles un peu : il est question du Pays des Elfes (en opposition, je pense, aux Terres-des-Elfes citées plus haut), mais pas de Valinor. Par ailleurs, <i>Elvenhome</i> désigne Eldamar, généralement – la nuance est faible, je te l'accorde :) Néanmoins, celà me semble une surtraduction.
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<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 15</span> : v.73 à 80 : voir note 5 et 6, à propos de <i>Earth-Maiden.</i>
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<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 16</span> : v.88 : [emphase]« <i>"I was born Earth's daughter!" </i> = « Je suis de la Terre, car née de son sang ! ». »[/emphase]
Mmm, un peu de surtraduction aussi ici :) Elle est née fille de la Terre, mais pas du sang de la Terre (l'image n'est pas très ragoutante en plus :)).
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<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 17</span> : v. 94 : [emphase]« <i>her long hair braided, </i>= ses cheveux en nattes elle coiffa »[/emphase]
A propos de <i>braid</i>, l'idée de Romaine est bonne, et en effet, toute la strophe, depuis «I was born Earth's Daughter», est une lente dégradation... voir plus haut :)
Tu disais, Samwise, que tu craignais une surcharge en utilisant encore un terme contraignant, comme « natter», «tresser». Mais le terme est très naturel, je n'y trouve aucune surcharge. Et du moment que Tolkien l'a employé, il n'y a pas de scrupule à avoir...
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<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 18 </span>: v. 103-104 : [emphase]« <i>in mortal waters as before, / and their song has faded.</i> = par les eaux mortelles comme cela était, / et leurs chants pour toujours s’éteignirent. »[/emphase]
La rime voyagèrent / s'éteignirent est un peu faible :) C'est embêtant surtout en fin de poème, puisque c'est l'écho qui résonne le plus longtemps (au milieu, noyé dans<br>la masse, ça passe :)). Et un pinaillage : ce n'est pas un passé simple : leur chant s'est évanoui... il n'y a pas l'idée d'un arrêt brutal, simplement d'un écho qui a fini par s'éteindre.
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Oh ! Et une autre remarque encore, mais qui n'est pas très importante : tu traduis successivement <i>ship</i> par « vaisseau », « nef » et « bateau ». Il serait préférable d'utiliser toujours le même terme (ce que je n'ai pas fait : j'ai traduit « elven-ship » par « nef des Elfes » [v.85], par manque de place : « navire elfique » est trop long)...
<small>Ouf, et c'est tout ! :)</small>
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<big><b><span style="color: rgb(254, 163, 71);">Notes pour ma version</span></b></big>
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<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 1.</span> : v. 4 : [emphase]« clear and shrill was crowing = coqueliquait clair aigrelet. »[/emphase]
A force d'utiliser « chanter » pour désigner le cri du coq, on en a oublié le terme propre : coqueriquer, ou coqueliquer :
[citation]<b>Coqueriquer,</b> verbe intrans. (de <i>coquerico</i>). [En parlant du coq] Faire cocorico. [...] 1<sup>re</sup> attest. 1575 <i>coqueliquer</i> (<font size="1">A. PARÉ</font>, <i>Œuvres,</i> Introduction, chap. XXVI, éd. Malgaigne, t. 1, p. 99), 1752 <i>coqueriquer (Trév.)</i>; de <i>coquerico, coquelico,</i> dés. <i>-er.</i>[/citation]
J'ai utilisé le terme le plus ancien, et j'aime bien la sonorité que j'ai réussi à rendre ; un peu plus loin, pour [emphase]« se frayant entre les feuilles, frêles / et frais, un vent vagabondait »[/emphase], j'ai multiplié les sons ventoyants. Je n'ai donc pas « traduit » les allitérations au même endroit, mais là où elles venaient le plus naturellement.
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<b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 2.</span></b> : v.19 : [emphase]« and leaned upon a willow-stem = et se pencha sur le tronc d'un marsault »[/emphase]
Le marsault est une espèce de saule, le <i><a href="http://home.tiscali.be/emelin/botapi/planches/salixm.html" target="_blank">Salix Capréa</a></i>(qu'on appelle aussi marsaule, saule gris, ou osier cendré) ; il est moins liées aux milieux humides que les espèces voisines de saules et préfère les fonds de vallés, mais rien ne l'empêche de pousser en bord de ruisseau.
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<span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 3.</span> : v. 23-24 : [emphase]« bending reeds were softly blown, / lily-leaves were sprawling. = les roseaux étaient doucement courbés, / les feuilles-de-lis s'étalèrent. »[/emphase]
« sprawling » n'est pas évident à traduire : se vautrer, s'étaler, tomber... mais pour les plantes, c'est plutôt « pousser dans tous les ens »... ce que ne rend pas bien laquo; s'étalèrent », mais je n'ai pas trouvé de terme plus adéquat.
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<span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 4.</span> : v.37 : [emphase]« Fair folk out of Elvenland = [...] de belles gens / des Terres-des-Elfes [...] »[/emphase] // v. 61 : [emphase]« we go back to Elvenhome, = nous nous en retournons au beau Pays / des Elfes, [...] »[/emphase]
Il y a un parallélisme entre ces deux vers, auquel je n'avais pas prêté attention de prime abord ; mais <span style="font-style: italic;">Elvenland</span> ne peut être traduit de la même façon que <span style="font-style: italic;">Elvenhome</span>. D'où l'appelation «Terre des Elfes» pour nommer le lieu où ils habitent en TdM, et d'où ils viennent, et «Pays des Elfes» pour celui où ils retournent, par-delà les mers. Le choix de «go <i>back</i><span style="font-style: normal;">» semblerait indiquer qu'il s'agit d'Elfes ayant vécu en Valinor... quoique l'on puisse sans doute considérer qu'il s'agisse de descendant des premiers émigrants, pourquoi pas, qui retournent aux pays de leurs ancêtres, et qu'ils considèrent comme leur patrie ?
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<span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 5 </span>: v.73 – 80 : [emphase]« The oars were stayed. They turned aside: / "Do you hear the call, Earth-maiden? / [75] Fíriel! Fíriel!" they cried. / "Our ship is not full-laden. / One more only we may bear. / Come! For your days are speeding. / Come! Earth-maiden elven-fair, / [80] our last call heeding." »[/emphase]
Cette strophe n'est pas évidente, car la traduction exige de la place en français, ne serait-ce que pour «Earth-maiden». Trois syllabes en anglais. En français, 7 ou 8 suivant si la dernière syllabe est suivit d'une consonne ou muette. J'ai en effet tenu à conserver mon «Demoiselle-de-la-Terre», qui est long, mais que je ne tiens pas à raccourcir en « Fille de la Terre ». Car ce dernier terme est employé par Fíriel, et je gage que ce n'est pas innocent. Il me semble toujours (car c'est une intuition que j'avais eu dès le départ, en réalité) que le poème entier tourne autour de cette révélation, de cette prise de conscience ; c'est parce qu'elle est Fille de la Terre qu'elle ne peut venir au Pays-des-Elfes. Les Elfes l'ont nommée «Earth- maiden», Demoiselle-de-la-Terre, mais «demoiselle» est un état passager : on est d'abord enfant, puis demoiselle, puis dame ; ce n'est qu'une étape. Et à cette étape, Fíriel opposera un <i>état, </i>une <i>nature</i> : elle est Fille de la Terre, ses racines sont en Terre du Milieu, elle ne peut rien y changer.
Pour s'écarter un peu de la «simple» traduction, cela m'étonne... Car ce sont les Elfes qui ont Arda dans le sang. Les Humains – et Fíriel porte son humanité jusque dans son nom, qui signifie « femme mortelle » – sont désignés comme «ceux qui ne font que passer» : ils ne sont pas reliés à Arda jusqu'à la fin du monde. Mais ici, ce sont les Elfes qui s'en vont à jamais, et Fíriel qui demeure... Serait-ce à dire que les Elfes sont Enfants-des-Etoiles, et les Humains Enfants-de-la-Terre ?
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<span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 6 </span>: Strophe suivante : [emphase]« Fíriel looked from the river-bank, / one step daring; / then deep in clay her feet sank, / and she halted staring. / [85] Slowly the elven-ship went by / whispering through the water: / "I cannot come!" they heard her cry. / "I was born Earth's daughter!" »[/emphase] ; v. 84 : [emphase]« and she halted staring. = et elle s'arrêta, figée. »[/emphase]
J'avais du mal à comprendre ce vers, ou du moins, il me plaisait d'imaginer que Fíriel s'arrêtait subitement en fixant son pied, et perdant le contact visuel avec la nef – ce qui, dans un conte de fée, implique la disparition de l'objet enchanté. Je traduisais donc [emphase]« Elle cessa de les fixer. »[/emphase] Or (merci Tirno :)) <i>halt</i> ne s'utilise que pour un arrêt physique... par conséquent, ma jolie vision tombe à l'eau, et Fíriel s'arrête en fixant le navire des yeux. Faute de place, j'ai employé "figée", qui indique que son corps – et donc son regard – est immobile.
Cette strophe est vraiment le point tournant du poème... Jusque là, Fíriel était une belle damoiselle richement parée : l'enchantement elfique de l'aurore l'ornait de joyaux tremblants, la parait de lumière... Mais suffit-il qu'elle se souvienne de sa nature, suffit-il qu'elle cesse de fixer le navire, et l'enchantement cesse, doucement... Sa belle robe se dénude, puis elle revêt son sarrau, vêtement de travail couleur terre ; ses cheveux libres, qui flamboyaient au matin, se retrouve noués, tressés, bridés ; et la belle lueur du jour se fait ombre, petit à petit...
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<span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 7</span> : v. 93 : [emphase]« She donned her smock of russet brown, = Elle revêti son sarrau brun-rouille, »[/emphase]
Juste parce que le mot est joli : « russet » signifie «feuille-morte» (ce que j'avais employé lors de ma première traduction, mais que, part souci de naturel et pour éviter le «verbe à la fin», j'ai eacute;carté de cette version-ci), «roussâtre», «rustique». Le terme vient évidemment du vieux français,</span> «rousset», latin <i>russus</i><span style="font-style: normal;">, «roux, rouge». L'étonnant est la signification de «rustique», qui n'est pourtant pas une couleur, et qui vient du latin «</span>ruralis, e : des champs, champêtre, rustique, rural.». Mais en tout cas, cela lie le tout une fois de plus à la campagne, donc à la terre : ayant reconnu être fille-de-la-Terre, Fíriel revêt la couleur associé, un brun-rouille, couleur de glaise, celle où son pied s'enfonça.
[espacement]
<span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 8</span> : v. 102 : [emphase]« westward ships have waded = de navire à l'ouest n'est parti »[/emphase]
Dans le sens, moderne, « to wade» signifie : patauger, barboter, passer à gué ; ce qui n'est pas une image très élégante pour une nef elfique... Mais le sens poétique est plutôt «aller de l'avant» :
[citation=Online Etymology Dictionnary (<a href='http://www.etymonline.com/index.php?search=wade&searchmode=none'>lien</a>)]O.E. wadan "to go forward, proceed," in poetic use only, except as oferwaden "wade across," from P.Gmc. *wadan (cf. O.N. vaða, Dan. vade, O.Fris. wada, Du. waden, O.H.G. Watan, Ger. waten "to wade"), from PIE base *wadh- "to go," found only in Gmc. and L. (cf. L. vadere "to go," vadum "shoal, ford," vadare "to wade"). The notion is of "to advance into water." It. guado, Fr. gué "ford" are Gmc. loan-words.[/citation]
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<big><b><span style="color: rgb(254, 163, 71);">Notes pour la version de Samwise</span></b></big>
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Je prend donc en compte le fait que tu as voulu faire, essentiellement, une version littérale – mais pas strictement, puisque tu as gardé les rimes. Comme tu n'es pas bloqué par le nombre de pieds, puisque tu as choisis un vers libre, il t'est plus facile de respecter <i>stricto sensu</i> l'original. Il m'est difficile de faire des propositions sans retomber sur ce que j'ai fait moi, mais j'essaye :)
Tout d'abord, une remarque générale, qui tient de mon goût pour le naturel et la spontanéité : tu utilises beaucoup cette ruse de poète©Kendra qui consiste en caser le verbe à la fin... J'avoue volontiers avoir longtemps fait de même, c'est bien pratique :) Mais depuis mes traductions sur Tom Bombadil, je fais une chasse impitoyable à ces inversions, et tord du nez quand je suis obligée d'y recourir... Je trouve que ça gêne la diction, que ça provoque une bizarrerie plutôt que de couler de source. Tu me diras que Tolkien y recourt, ce qui est vrai. En même temps, même en réduisant ces inversions au maximum, on est obligé d'y passer une ou deux fois – autant que ce soit le moins possible.
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<span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 9. </span>: v. 9 – 10 : [emphase]« <i>She watched the gleam at window grow, / till the long light was shimmering</i> = De sa fenêtre le soleil levant elle observa, / ses longs fils d’or allant chatoyer »[/emphase]
Si l'on s'en tient au strict sens, c'est plutôt : [emphase]«Elle regarda la lueur grandir à la fenêtre, jusqu'à ce que la longue lumière chatoie»[/emphase] : il n'y a pas mention de soleil levant encore (c'est une simple lueur d'aube, puis le soleil se lève), ni de longs fils d'or (simplement d'une longue lumière). [emphase]« Elle regarda par la fenêtre grandir l'éclat / Jusqu'à se faire longue lumière chatoyant... »[/emphase]
[N.B. : «Eclat» pour «gleam» n'est pas tout à fait juste, c'est plus une lueur, ou un éclat ténu...]
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<b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 10.</span> </b>: v. 13 – 16 : [emphase]« <i>Over the floor her white feet crept, / down the stair they twinkled, / [15] through the grass they dancing stepped / all with dew besprinkled. </i>= Sur le sol ondulèrent ses pieds immaculés, / descendant les marches ils papillonnèrent, / parcourant l’herbe ils se mirent à danser / tout saupoudrés de perles éphémères. »[/emphase]
Hrumf :) Je ne vois pas trop comment des pieds peuvent onduler :) <i>to crept, </i><span style="font-style: normal;">c'est «ramper, se glisser» ; de même «papilloner» évoque un mouvement d'aile, un battement rapide, un palpitement : des yeux papillonnent, (d'ailleurs on parle plutôt de cils papillonnant), mais des pieds, j'ai des doutes... </span><i>twinkle</i> appartient au vocabulaire de la lumière (vocabulaire récurrent d'ailleurs chez Tolkien, et en particulier dans ce poème), et répond à la blancheur de ses pieds : il est donc important de ne pas y manquer.
Enfin, tu as traduit «dew» par «perles éphémères» ; pourquoi pas, mais on perd un aspect humide (<i>dew </i>et <i>besprinkled</i>) pour un effet «terreux» ou terrestre plutôt (poudre et perles). Or, ici, l'eau est liée à la nature, aux Elfes, à l'enchantement ; et la terre aux hommes et à la vie quotidienne. J'en reviens encore à ce tournant du pied dans la glaise : jusque là, l'élément phare était l'eau, et la lumière. Et à partir de là, c'est à la terre et à l'ombre de prendre la place. C'est pourquoi je m'en tiendrais à «éclaboussé», ou «constellé» (puisque cela ramène à la lumière) de rosée, plutôt que de faire appel à un terme terrestre.
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<b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 11 </span>:</b> v.24 : [emphase]« <i>lily-leaves were sprawling. </i> = Et les pétales des lis éparpillant. »[/emphase]
Il n'est pas question de pétales, mais de feuilles ; «sprawling» cependant n'est pas facile à traduire... Le sens est «qui pousse dans tous les sens», mais difficile de trouver un terme qui synthétise tout ça... éparpiller n'est pas mal, mais ce n'est pas le martin-pêcheur qui éparpille les feuilles de lys, elles le font toute seules... De même, le martin-pêcheur ne fait que plonger ; le vent est indépendant de tout ça.
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<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 12</span> : v.31 : [emphase]« <i>like wind-voices keen and young</i> = des voix portées par le vent, jeunes et gaies, »[/emphase]
<i>Wind-voices</i>, ce sont des voix-de-vent : le chant des elfes s'entend comme un murmure.
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<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 13</span> : v. 33-34 : [emphase]« <i>A ship with golden beak and oar / and timbers white came gliding;</i> = Un vaisseau au bec et aux ailes d’or / et au plumage blanc arriva voguant ; »[/emphase]
:) Il est certe question de bec, mais ni d'ailes, ni de plumage : <i>oar</i> désigne les rames, <i>timbers</i> les madriers (j'ai pour ma part élargi en traduisant par <i>coque</i>, puisque les madriers forment la coque). De même pour la strophe suivant, les Elfes chantent au rythme du balancement des rames, pas du battement des ailes :)
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<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 14 </span>: v. 67 : [emphase]« <i>In Elvenhome a clear bell</i> = en Valinor, d’une cloche d’argent »[/emphase]
Tu extrapoles un peu : il est question du Pays des Elfes (en opposition, je pense, aux Terres-des-Elfes citées plus haut), mais pas de Valinor. Par ailleurs, <i>Elvenhome</i> désigne Eldamar, généralement – la nuance est faible, je te l'accorde :) Néanmoins, celà me semble une surtraduction.
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<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 15</span> : v.73 à 80 : voir note 5 et 6, à propos de <i>Earth-Maiden.</i>
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<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 16</span> : v.88 : [emphase]« <i>"I was born Earth's daughter!" </i> = « Je suis de la Terre, car née de son sang ! ». »[/emphase]
Mmm, un peu de surtraduction aussi ici :) Elle est née fille de la Terre, mais pas du sang de la Terre (l'image n'est pas très ragoutante en plus :)).
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<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 17</span> : v. 94 : [emphase]« <i>her long hair braided, </i>= ses cheveux en nattes elle coiffa »[/emphase]
A propos de <i>braid</i>, l'idée de Romaine est bonne, et en effet, toute la strophe, depuis «I was born Earth's Daughter», est une lente dégradation... voir plus haut :)
Tu disais, Samwise, que tu craignais une surcharge en utilisant encore un terme contraignant, comme « natter», «tresser». Mais le terme est très naturel, je n'y trouve aucune surcharge. Et du moment que Tolkien l'a employé, il n'y a pas de scrupule à avoir...
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<span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 18 </span>: v. 103-104 : [emphase]« <i>in mortal waters as before, / and their song has faded.</i> = par les eaux mortelles comme cela était, / et leurs chants pour toujours s’éteignirent. »[/emphase]
La rime voyagèrent / s'éteignirent est un peu faible :) C'est embêtant surtout en fin de poème, puisque c'est l'écho qui résonne le plus longtemps (au milieu, noyé dans<br>la masse, ça passe :)). Et un pinaillage : ce n'est pas un passé simple : leur chant s'est évanoui... il n'y a pas l'idée d'un arrêt brutal, simplement d'un écho qui a fini par s'éteindre.
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Oh ! Et une autre remarque encore, mais qui n'est pas très importante : tu traduis successivement <i>ship</i> par « vaisseau », « nef » et « bateau ». Il serait préférable d'utiliser toujours le même terme (ce que je n'ai pas fait : j'ai traduit « elven-ship » par « nef des Elfes » [v.85], par manque de place : « navire elfique » est trop long)...
<small>Ouf, et c'est tout ! :)</small>

