20-10-2005, 21:02
Je ne serai pas aussi critique que ça à propos des trémas. Il empêchera peut-être certain de faire rimer <i>Durin</i> avec surin (de même que d'aucuns identifient <i>Túrin</i> et Torino). Il s'agit d'une adaptation orthographique minime. Il ne faut pas oublier que Tolkien lui-même a légèrement anglicisé les noms norrois des nains : par exemple Dvalinn devient Dwalin.<p>Par contre, c'est vrai que les erreurs sur les accents ou le r transformé en i...<p>Le tréma est plus critiquable quand <i>Pérégrin</i>, mot latin bien francisé, devient bizarrement <i>Peregrïn</i>... de même que je n'ai jamais compris pourquoi Francis Ledoux n'avais pas susbstitué à Pippin son équivalent français bien attesté Pépin (qui permettait même de conserver sous une forme proche le jeu de mot sur le surnom).<p>Pour la prononciation, celle que tu donnes, Anglin, correspond à celle de l'islandais moderne (encore que le d s'y prononce plutôt comme un t). Mais il faut signaler qu'elle a subi une série de changements sytématiques par rapport à celle du vieux norrois(*), et je ne serais pas surpris que Tolkien eût employé cette dernière. Il faudrait vérifier sur des enregistrements. En norrois, l'accent aigu marquait "seulement" la longueur vocalique et non une différence de timbre comme en islandais moderne. Dans les deux cas on aurait approximativement "Dourine" avec un <i>ou</i> bref ou long selon la présence ou non de l'accent aigu.<p>B.<p>(*) Entre autres, transformation de l'opposition de sonorité des occlusives en une opposition d'aspiration, transformation de l'opposition de longueur des voyelles en une opposition de timbre (avec diphtongaison de nombreuses voyelles longues) et développement de nouvelle longueurs vocaliques en lien avec la structure syllabique.

