13-11-2005, 18:53
C’est amusant, je ne connaissais « brol » que comme nom d’une marque fictive de lessive dans « Les bijoux de la Castafiore »… Si si, regardez p. 27 au dos du torchon que lit le capitaine Haddock ! Je n’aurais pas soupçonné qu’il y eût une plaisanterie dessous :-D<p>Bon, revenons à nos plus sérieux moutons… Dans le <i>Guide to the Names in The Lord of the Rings</I>, le guide rédigé par Tolkien à l’intention de ses traducteurs, il indique qu’il ne souhaite pas voir traduits les termes hobbits spécifiques. Son raisonnement est que ce ne sont pas des termes usuels du parler commun, représenté par le langage de traduction, donc ils doivent être laissés tels quels puisque seul le parler commun est traduit. Voici quelques entrées :<p><font color=blue><i>Hobbit. </i>Do not translate, since the name is supposed no longer to have had a recognized meaning in the Shire, and not to have been derived from the Common Speech (= English, or the language of translation).<br><i> Mathom. </i>Leave unchanged; it is not Common Speech, but a word peculiar to hobbits (compare <i>Smials</i>, and see III 414). The meaning is defined in I 14 as 'anything that Hobbits had no immediate use for, but were unwilling to throw away'. It represents Old English <i>máðm</i> 'precious thing, treasure'.<br><i> Smials.</i> A word peculiar to hobbits (not Common Speech), meaning 'burrow'; leave unchanged. It is a form that the Old English word smygel 'burrow' might have had, if it had survived. The same element appears in Gollum's real name, Sméagol. See III 414-5.</font><p>La seule petite réserve qu’on peut faire est que les termes hobbits, quoique imperméables à des anglophones, sont phonétiquement « anglais » et peuvent donc passer pour de pseudo- mots autochtones. Dans un contexte français, ils se dénoncent immédiatement comme étrangers (le th, l’initiale en sm-) Ce qui peut pousser à les franciser ; il existe certainement des termes appropriés et peu usités, en puisant dans les dialectes ; ou l’on pourrait moderniser un terme d’ancien français.<p>De toute façon, on ne peut pas obtenir de cohérence parfaite – si l’on veut respecter les distances linguistiques il faudrait aller jusqu’à changer le vieil anglais du Rohan, sans parler du norrois de Dale... ça paraîtrait fort peu dans le ton de mettre à la place de l’ancien français et de l’italien !!! Le système de toute façon n’est même pas entièrement cohérent en interne (cf. les modernisations de certain termes rohanais, mais pas tous). C’est plus un pouvoir d’évocation qu’il faut chercher, je trouve.<p>B.<br>

