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Hey! Come derry dol! Can you hear me singing?
#26
Kendra Wrote:il y aurait une âme charitable (Stéphanie ?) pour m'apprendre les rudiments de la poésie ? J'y connais strictement rien, je sais même pas ce qu'est un iambe.

Pour compléter en ligne les très bons articles d'initiation de Stéphanie, il y a quelques articles non dénues d'intérêt sur Wikipédia. C'est encore assez incomplet du fait de la jeunesse du projet, mais ç'a l'avantage d'être souvent moins francocentré que ce que trouve habituellement à ce sujet. Et c'est très important, parce que parmi les langues européennes, le français a une prosodie très particulière (notamment du fait que le français n'a pas d'accent de mot, seulement un accent de groupe) ce qui a des répercussions importantes en poésie, assez différente du système du grec, du latin, des langues germaniques...

Je te conseille de commencer par l'article sur le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vers" target="_wikivers">vers</a> puis de suivre les liens, et de ne pas oublier les versions en anglais.

Pour répondre directement à ta question, un iambe est au départ un pied (= une unité fondamentale d'un vers) en poésie grecque et latine, constitué d'une syllabe brève suivie d'une syllabe longue (voir l'article <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Scansion" target="_wikiscansion">scansion</a> de wikipédia). Dans d'autres langue, notamment dans les langues germaniques, on utilise plutôt une opposition d'accentuation qu'une opposition de longueur entre syllabes : le terme d'iambe y est alors repris pour désigner un rythme "syllabe inaccentuée + syllabe accentuée".

[espacement]
Stéphanie Wrote:Vous semblez avoir du mal avec les liaisons de voyelles, vous aut' parigots :)

Il faut croire, parce que j'ai les mêmes réserves que Ben dans le cas qui nous occupe, et ce n'est pas la première fois que je constate que j'admets l'hiatus avec plus de réticences que toi ;-)

Je préfère aussi la version [emphase]« Froids qui dans le sommeil sous la pierre demeurent »[/emphase]. C'est vrai que l'emploi du pronom relatif seul pour une référence indéfinie n'est plus guère dans la syntaxe actuelle qui ressent le besoin de renforcer par un démonstratif ; mais comme le soulignait Ben, nous avons des exemples anciens et point cherchés trop loin pour nous familiariser avec cet archaïsme : il suffit de penser aux proverbes "Qui veut voyager loin ménage sa monture", "Qui vole un oeuf vole un boeuf", "Qui sème le vent récolte la tempête", etc.

B.
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