22-09-2005, 15:47
<small>Qu'elles sont jolies ces traductions. J'ai bien aimé toutes ces récentes ballades : une chanson de bain, une chanson de marche, le chant d'Eldamar, et maintenant dans la Vieille Forêt ou près des galgals. Bravo à vous Bertrand et Stéphanie :)</small>
Ici comme pour les précédentes, bien peu à dire en ce qui me concerne, trois petites choses.
[séparation]
La première <small>(au risque d'être lourd et de me répéter pour les uns mais comme le monde entier n'est pas encore informé ... :))</small> : « superbe :) » ai-je écrit en marge de mon édition, là où tu as traduit, Stéphanie :
[citation]O toi, souple comme le brin de saule ! O toi, plus claire encore que l'eau claire !<br>O roseau à la rive du bassin vivant ! Belle Fille de la Rivière !<br>O toi, printemps et été, et de nouveau printemps après !<br>O toi, vent sur la cascade, et le rire de la feuillée ![/citation]
Que c'est beau ! ! ! :)
[séparation]
La deuxième <small>(que je t'ai partagée en terre d'Émilieu)</small> concerne le deuxième paragraphe, où je te proposais de remplacer les premiers et derniers vers :
[citation]Hého ! Viens, digue ding ! Digue dong ! Ma chérie ! [...]
Hého ! Viens, digue dong ! M'entendez-vous chanter ?[/citation]
Par :
[citation]Hé ! Viens donc, digue ding ! Digue dong ! Ma chérie ! [...]
Hé ! Venez, digue dong ! M'entendez-vous chanter ?[/citation]
Si toutefois, en cet endroit du dernier vers, Tom s'adressait bien aux hobbits - comme j'en avais l'idée. Mais non :) Hi ! Hi ! A ce moment-là, nul doute possible, il s'adresse toujours à Baie d'Or ; exit donc ma lubie, mais il s'agit tout de même de conjuguer pareillement <i>venir</i> et <i>entendre</i> du dernier vers, non ? Ainsi :
[citation]Hého ! Viens, digue ding ! Digue dong ! Ma chérie ! [...]
Hého ! Viens donc, digue dong ! M'entends-tu chanter ?[/citation]
[séparation]
La troisième concerne l'incantation de l'Être des Galgals.
<small><blockquote>- Brrr ...</blockquote>
<blockquote>- Oui, je sais :) Ne t'enfuis pas Stéphanie, sois courageuse ! Nous sommes avec toi, et Tom n'est pas loin, qui fait tomber la Pierre Foide, fuir la Nuit sous la Nuit, et ouvrir la Porte !</blockquote></small>
Tu disais n'être pas très fière de ta traduction. Bien qu'honorable selon moi, il est vrai que sa lecture m'a été moins naturelle qu'avec un Tom, une Baie ou un hobbit entre tes mots :). Cela signifierait-il que notre princesse de Vert-Bois, d'une pureté elfique, ne connaît - et ne peut donc dire ou reconnaître - les ombres et les maux de ceux qui veulent nous dévorer ? Ce "défaut", princesse, est peut-être tout à votre honneur :)<br>Trois de tes amis ont donc chevauché ensemble, une étoile au front et l'amitié des Elfes pour sauf-conduit, et te rejoignent aux pieds des Galgals ... Kendra princesse des Rohirrim te les envoie, munis de pains étoilés, boissons et fruits pour la route, une branche d'aubépine en présent ;)<p>Une petite erreur s'est glissée dans ton original, déjà - et je viens seulement de m'en apercevoir - ... dis donc, ne travaillerais-tu pas à partir de textes officieux <small>(toi aussi :))</small> ? ... mmm ... :) :) :) Or donc, il ne s'agit pas de <i>mare</i> mais de <i>more</i> au troisième vers :)
La version originale donne ainsi :
[citation]Cold be hand and heart and bone,<br>and cold be sleep under stone:<br>never m<b>o</b>re to wake on stony bed,<br>never, till the Sun fails and the Moon is dead.<br>In the black wind the stars shall die,<br>and still on gold here let them lie,<br>till the dark lord lifts his hand<br>over dead sea and withered land.[/citation]
Je te propose pour ma part, sur ton modèle et ton inspiration, la traduction suivante ; elle a l'avantage d'une assez grande fidélité littérale, certaines choses sont jolies, et l'on s'offre encore le luxe de ne pas mettre d'article à Lune et Soleil ;) <small>(mais des insatisfactions demeurent ; la dernière rime en particulier reste la moins satisfaisante ...)</small> :
[citation]Que la main le cœur et les os demeurent froids,<br>et froid le sommeil sous la pierre d'anciens rois :<br>que jamais plus de leurs lits pierreux ne s'éveillent,<br>jamais, jusqu'à ce que meurent Lune et Soleil.<br>Comme à la nuit les étoiles viendront mourir,<br>ils resteront encore dans l'or à gésir,<br>le seigneur ténébreux levant sa main funeste<br>sur une mer sans vie et une terre gaste.[/citation]
Ben, de son côté, a opté pour une versification plus libre, non moins enchanteuse <small>(bien au contraire ?)</small>, renouvelant ou donnant une nouvelle mesure à l'incantation, très intéressante :
[citation]Froide la main, froids les os et le coeur ;<br>Froids qui dans le sommeil sous la pierre demeurent.<br> Que jamais<br>Il ne leur vienne l'heur<br>De s'éveiller sur leurs lits de pierre et de peur,<br> Non, jamais,<br>Avant que le Soleil et la Lune ne meurent.
Dans le vent de la nuit où les étoiles sombrent,<br>Laissez-les dans la nuit sur l'or noir de leurs tombes.<br> Que toujours<br>Ils reposent dans l'ombre;<br>Et que le seigneur noir étende sa main sombre<br> Pour toujours,<br>Sur la Mer d'Agonie et la Terre de l'Ombre.[/citation]
Sire Moraldandil a accompagné ce travail ça et là ; qu'il en soit remercié par ses deux amis. <br>Lesquels tiennent chacun à s'exprimer mutuellement leur gratitude. <br>Tous trois enfin rende hommage à la demoiselle-fée car sa traduction inspira en partie toutes ces lignes.
Jérôme :)
Ici comme pour les précédentes, bien peu à dire en ce qui me concerne, trois petites choses.
[séparation]
La première <small>(au risque d'être lourd et de me répéter pour les uns mais comme le monde entier n'est pas encore informé ... :))</small> : « superbe :) » ai-je écrit en marge de mon édition, là où tu as traduit, Stéphanie :
[citation]O toi, souple comme le brin de saule ! O toi, plus claire encore que l'eau claire !<br>O roseau à la rive du bassin vivant ! Belle Fille de la Rivière !<br>O toi, printemps et été, et de nouveau printemps après !<br>O toi, vent sur la cascade, et le rire de la feuillée ![/citation]
Que c'est beau ! ! ! :)
[séparation]
La deuxième <small>(que je t'ai partagée en terre d'Émilieu)</small> concerne le deuxième paragraphe, où je te proposais de remplacer les premiers et derniers vers :
[citation]Hého ! Viens, digue ding ! Digue dong ! Ma chérie ! [...]
Hého ! Viens, digue dong ! M'entendez-vous chanter ?[/citation]
Par :
[citation]Hé ! Viens donc, digue ding ! Digue dong ! Ma chérie ! [...]
Hé ! Venez, digue dong ! M'entendez-vous chanter ?[/citation]
Si toutefois, en cet endroit du dernier vers, Tom s'adressait bien aux hobbits - comme j'en avais l'idée. Mais non :) Hi ! Hi ! A ce moment-là, nul doute possible, il s'adresse toujours à Baie d'Or ; exit donc ma lubie, mais il s'agit tout de même de conjuguer pareillement <i>venir</i> et <i>entendre</i> du dernier vers, non ? Ainsi :
[citation]Hého ! Viens, digue ding ! Digue dong ! Ma chérie ! [...]
Hého ! Viens donc, digue dong ! M'entends-tu chanter ?[/citation]
[séparation]
La troisième concerne l'incantation de l'Être des Galgals.
<small><blockquote>- Brrr ...</blockquote>
<blockquote>- Oui, je sais :) Ne t'enfuis pas Stéphanie, sois courageuse ! Nous sommes avec toi, et Tom n'est pas loin, qui fait tomber la Pierre Foide, fuir la Nuit sous la Nuit, et ouvrir la Porte !</blockquote></small>
Tu disais n'être pas très fière de ta traduction. Bien qu'honorable selon moi, il est vrai que sa lecture m'a été moins naturelle qu'avec un Tom, une Baie ou un hobbit entre tes mots :). Cela signifierait-il que notre princesse de Vert-Bois, d'une pureté elfique, ne connaît - et ne peut donc dire ou reconnaître - les ombres et les maux de ceux qui veulent nous dévorer ? Ce "défaut", princesse, est peut-être tout à votre honneur :)<br>Trois de tes amis ont donc chevauché ensemble, une étoile au front et l'amitié des Elfes pour sauf-conduit, et te rejoignent aux pieds des Galgals ... Kendra princesse des Rohirrim te les envoie, munis de pains étoilés, boissons et fruits pour la route, une branche d'aubépine en présent ;)<p>Une petite erreur s'est glissée dans ton original, déjà - et je viens seulement de m'en apercevoir - ... dis donc, ne travaillerais-tu pas à partir de textes officieux <small>(toi aussi :))</small> ? ... mmm ... :) :) :) Or donc, il ne s'agit pas de <i>mare</i> mais de <i>more</i> au troisième vers :)
La version originale donne ainsi :
[citation]Cold be hand and heart and bone,<br>and cold be sleep under stone:<br>never m<b>o</b>re to wake on stony bed,<br>never, till the Sun fails and the Moon is dead.<br>In the black wind the stars shall die,<br>and still on gold here let them lie,<br>till the dark lord lifts his hand<br>over dead sea and withered land.[/citation]
Je te propose pour ma part, sur ton modèle et ton inspiration, la traduction suivante ; elle a l'avantage d'une assez grande fidélité littérale, certaines choses sont jolies, et l'on s'offre encore le luxe de ne pas mettre d'article à Lune et Soleil ;) <small>(mais des insatisfactions demeurent ; la dernière rime en particulier reste la moins satisfaisante ...)</small> :
[citation]Que la main le cœur et les os demeurent froids,<br>et froid le sommeil sous la pierre d'anciens rois :<br>que jamais plus de leurs lits pierreux ne s'éveillent,<br>jamais, jusqu'à ce que meurent Lune et Soleil.<br>Comme à la nuit les étoiles viendront mourir,<br>ils resteront encore dans l'or à gésir,<br>le seigneur ténébreux levant sa main funeste<br>sur une mer sans vie et une terre gaste.[/citation]
Ben, de son côté, a opté pour une versification plus libre, non moins enchanteuse <small>(bien au contraire ?)</small>, renouvelant ou donnant une nouvelle mesure à l'incantation, très intéressante :
[citation]Froide la main, froids les os et le coeur ;<br>Froids qui dans le sommeil sous la pierre demeurent.<br> Que jamais<br>Il ne leur vienne l'heur<br>De s'éveiller sur leurs lits de pierre et de peur,<br> Non, jamais,<br>Avant que le Soleil et la Lune ne meurent.
Dans le vent de la nuit où les étoiles sombrent,<br>Laissez-les dans la nuit sur l'or noir de leurs tombes.<br> Que toujours<br>Ils reposent dans l'ombre;<br>Et que le seigneur noir étende sa main sombre<br> Pour toujours,<br>Sur la Mer d'Agonie et la Terre de l'Ombre.[/citation]
Sire Moraldandil a accompagné ce travail ça et là ; qu'il en soit remercié par ses deux amis. <br>Lesquels tiennent chacun à s'exprimer mutuellement leur gratitude. <br>Tous trois enfin rende hommage à la demoiselle-fée car sa traduction inspira en partie toutes ces lignes.
Jérôme :)

