07-05-2005, 21:16
Je continue dans mes révisions :) Voici donc le Chant de la Mer, de Legolas
L'original est un strong-stress verse, de quatre accents par vers. J'ai choisi de traduire cela par un alexandrin, mais sans césure à mi-vers, ce qui reflète le schéma accentuel irrégulier de l'original. Quant aux rimes, l'original n'en utilise que deux, sur le schéma aaaa bb aaaa bb ; je n'ai pu conserver cette structure qu'en ayant un résultat très peu naturel en français. J'ai donc changé le schéma en aa bbbb cccc bb.
Un autre effet était à conserver : les répétitions à l'intérieur des vers : <i>To the Sea, to the Sea</i>, <I>West, west away, Grey ship, grey ship, I will leave, I will leave</i>. Du fait de mon changement de schéma rimique, je n'ai pu conserver le parallélisme des vers 3 et 4 avec les vers 9 et 10, si ce n'est en utilisant les mêmes termes (tomber, appeler).
[colonne][gauche]<i><b>Legolas's Song of the Sea</b></i>[/gauche][droite]<b>Chant de la Mer de Legolas</b>[/droite][/colonne]
[colonne][gauche]<i>To the Sea, to the Sea! The white gulls are crying,<br>The wind is blowing, and the white foam is flying.<br>West, west away, the round sun is falling.<br>Grey ship, grey ship, do you hear them calling,<br>The voices of my people that have gone before me?<br>I will leave, I will leave the woods that bore me;<br>For our days are ending and our years are failing.<br>I will pass the wide waters lonely sailing.<br>Long are the waves on the Last Shore falling,<br>Sweet are the voices in the Last Isle calling,<br>In Eressëa, in Elvenhome, than no Man can discover,<br>Where the leaves fall not: land of my people for ever!</I>[/gauche][droite]A la Mer, à la Mer ! Les mouettes blanches crient,
Le vent s'ensouffle et l'écume blanche s'enfuit.
A l'Ouest, bien à l'Ouest, le soleil rond va tomber.
Gris navire, gris navire, entends-tu appeler,
Les voix des miens qui avant moi s'en sont allés ?
Je vais partir, partir des bois où je suis né
Car nos jours finissent, nos années vont faiblissant.
Je naviguerai seul sur le large Océan.
Longues les vagues sur la Dernière Grêve tombant,
Douces les voix de l'Île Perdue appelant,
En Eressëa, que nul Homme ne peut trouver,
Jamais effeuillée ; pour toujours notre contrée ![/droite][/colonne]
L'original est un strong-stress verse, de quatre accents par vers. J'ai choisi de traduire cela par un alexandrin, mais sans césure à mi-vers, ce qui reflète le schéma accentuel irrégulier de l'original. Quant aux rimes, l'original n'en utilise que deux, sur le schéma aaaa bb aaaa bb ; je n'ai pu conserver cette structure qu'en ayant un résultat très peu naturel en français. J'ai donc changé le schéma en aa bbbb cccc bb.
Un autre effet était à conserver : les répétitions à l'intérieur des vers : <i>To the Sea, to the Sea</i>, <I>West, west away, Grey ship, grey ship, I will leave, I will leave</i>. Du fait de mon changement de schéma rimique, je n'ai pu conserver le parallélisme des vers 3 et 4 avec les vers 9 et 10, si ce n'est en utilisant les mêmes termes (tomber, appeler).
[colonne][gauche]<i><b>Legolas's Song of the Sea</b></i>[/gauche][droite]<b>Chant de la Mer de Legolas</b>[/droite][/colonne]
[colonne][gauche]<i>To the Sea, to the Sea! The white gulls are crying,<br>The wind is blowing, and the white foam is flying.<br>West, west away, the round sun is falling.<br>Grey ship, grey ship, do you hear them calling,<br>The voices of my people that have gone before me?<br>I will leave, I will leave the woods that bore me;<br>For our days are ending and our years are failing.<br>I will pass the wide waters lonely sailing.<br>Long are the waves on the Last Shore falling,<br>Sweet are the voices in the Last Isle calling,<br>In Eressëa, in Elvenhome, than no Man can discover,<br>Where the leaves fall not: land of my people for ever!</I>[/gauche][droite]A la Mer, à la Mer ! Les mouettes blanches crient,
Le vent s'ensouffle et l'écume blanche s'enfuit.
A l'Ouest, bien à l'Ouest, le soleil rond va tomber.
Gris navire, gris navire, entends-tu appeler,
Les voix des miens qui avant moi s'en sont allés ?
Je vais partir, partir des bois où je suis né
Car nos jours finissent, nos années vont faiblissant.
Je naviguerai seul sur le large Océan.
Longues les vagues sur la Dernière Grêve tombant,
Douces les voix de l'Île Perdue appelant,
En Eressëa, que nul Homme ne peut trouver,
Jamais effeuillée ; pour toujours notre contrée ![/droite][/colonne]

