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Le poème de l'Anneau
#50
Pas vraiment cattzy... La première attestation de <i>hale</i> (sic, 1213, telle que donnée par le <a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv4/showps.exe?p=combi.htm;java=no;">TLF</a>) a pour sens "vaste emplacement couvert <i>où se tient le marché</i>". Le sens général, "vaste emplacement couvert", n'est pas celui du mot français, c'est celui de son ancêtre francique <i>hala</i> (reconstruit). Vu les exemples donnés, mon opinion serait que les dérivés "élargis" sont assez récents (XIX<sup>e</sup> siècle), des néologismes, quoi;))<br>Mais le ressenti <i>actuel</i> varie manifestement, en effet. Personnellement, ma principale familiarité d'utilisation de ce mot est le quartier des Halles, à Paris! Le sens "marché couvert" est plus chez moi connaissance "acquise" qu'usage. Je ne pourrais donc pas vraiment baser mon argumentation sur mon sentiment linguistique, en l'occurrence;)<br>C'est sûr que les locutions "cristallisées" devraient être intouchables. J'espère ne pas être jésuitique en avançant, pour défendre mon écart, l'argument de la licence poétique. En gros, mon raisonnement était: le lecteur peut retrouver derrière "Seigneur sombre" l'expression canonique "Seigneur ténébreux", et reconnaître dans le contexte poétique la raison pour laquelle l'auteur (interne) du poème – et non pas le traducteur (externe) – a choisi une autre expression.<br>[small]Que voilà un beau raisonnement capillo-tracté:-|[/small]
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