27-05-2004, 20:26
Compte de syllabes, effectivement.
[small]Au passage, j'en profite pour signaler que le terme de "pieds" au lieu de "syllabe" est assez impropre en poésie française. Un pied dans la métrique grecque puis latine, c'est un arrangement de <i>plusieurs</i> syllabes brèves ou longues. Le terme a ensuite été repris pour les métriques accentuelles où le contraste est cette fois entre les syllabes accentuées et inaccentuées. Le principe de la métrique française est différent. C'est vrai, cela dit, que "pied" est encore souvent pris au sens de "syllabe" ; mais dans un souci d'exactitude des termes, on tend maintenant à s'en passer.[/small]
Pour la question de "sombre", l'inversion introduit un décalage qui rompt avec le discours courant. Je ne trouve pas du tout la rime bienvenue, par contre, et ce pour une question de structure, cf. ce passage-ci du premier message de ce fuseau :
B. ;-P
[small]Au passage, j'en profite pour signaler que le terme de "pieds" au lieu de "syllabe" est assez impropre en poésie française. Un pied dans la métrique grecque puis latine, c'est un arrangement de <i>plusieurs</i> syllabes brèves ou longues. Le terme a ensuite été repris pour les métriques accentuelles où le contraste est cette fois entre les syllabes accentuées et inaccentuées. Le principe de la métrique française est différent. C'est vrai, cela dit, que "pied" est encore souvent pris au sens de "syllabe" ; mais dans un souci d'exactitude des termes, on tend maintenant à s'en passer.[/small]
Pour la question de "sombre", l'inversion introduit un décalage qui rompt avec le discours courant. Je ne trouve pas du tout la rime bienvenue, par contre, et ce pour une question de structure, cf. ce passage-ci du premier message de ce fuseau :
Quote:Il y a aussi « son sombre trône » qui est légèrement cacophonique. On pourrait songer à inverser en « son trône sombre », mais ce serait introduire une rime avec le vers suivant (qui finit par « ombre »), ce qui va contre la structuration d’origine. Mieux vaut donc s’abstenir. On peut songer à substituer un synonyme, par exemple « morne », au prix cependant d’un léger glissement de sens.
B. ;-P

