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Le lai de Leithian
#32
Par ailleurs, j'apprécie tout particulièrement les vers suivants dans la traduction du Chant 1 du <i>Lai de Lethian</i> par Iarwain :

[citation]Dans son palais de pierre aux maints piliers. [normal](v. 14)[/normal]

Et la maille forgée, telle l’écaille, [normal](v. 16)[/normal]

On y trouvait semés de beaux lys d’or, [normal](v. 29)[/normal]

Son rire était plus vif que le printemps ; [normal](v. 32)[/normal]

Le parfum exhalé des fleurs d’un pré, [normal](v. 34)[/normal]

Ou déranger les feuilles attentives [normal](v. 46)[/normal]

Environnés de silence et de brume, [normal](v. 59)[/normal]

Au-delà de l’ombre touffue des bois, [normal](v. 61)[/normal]

Seigneur de la forêt et de la lande, [normal](v. 70)[/normal][/citation]

Les qualités, en général, de la traduction de Iarwain me semblent être : le respect des images poétiques, la simplicité du style, le sens de la formule et le bonheur de l'expression, la sobre emphase et la dignité qui caractérise la poésie de Tolkien et qu'il reconnait lui-même à <i>Beowulf</i>.

L'exemple du v. 32 me semble parlant :

[citation]<i>her laughter lighter than the spring;</i> [normal]/[/normal] Son rire était plus vif que le printemps ;[/citation]

Ce qu'on perd nécessairement en résonances musicales, en passant de l'allitération anglaise (laughter lighter) à la traduction française, on doit le ressaisir en résonances sémantiques, comme le permet la formule choisie par Iarwain, tant elle est chargée d'une imagerie consistante en français, qui reste néanmoins actuelle, <i>vive</i> précisément : à l’envoûtement que suscite en moi l'allitération obsédante de Tolkien se substitue une image vive qui me fait voir une jeune femme riant dans un champ de fleurs au printemps.

<i>Yet to be continued...</i>
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