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Traduire les poèmes : théorie
#7
Excellente idée que d'introduire au vers allitératif. Je signale en passant qu'il en existe une présentation par Tolkien lui-même dans le recueil d'essais <i>The Monsters and the Critics</i>, chapitre "On translating <i>Beowulf</i>", p. 61.

Quelques remarques :

Laegalad Wrote:au 16e siècle (Sir Gawain and the Green Knight)

plutôt le 14e (faute de frappe ?)

Quote:Un vers est composé de deux demi-lignes (distiques) qui « allitèrent » (le terme existe en anglais mais pas en français).

On dit bien "allitérer" ;-)

Quote:Les consonnes des accents 1 et 3 (gol- et green) s’allitèrent, même si le son intiale (g- et gr-) est différent.<br>N.B. : s- s’allitèrera avec sh-, sk-, sl- , sw-…, mais allez savoir pourquoi, pas avec st-

<i>Golden</i> et <i>green</i> allitèrent bel et bien : il suffit d'une consonne commune (<i>g</i> ici).<br>En vieil anglais, st, sp et sc (>sh en anglais moderne) n'allitèrent effectivement qu'avec eux-même.<br>Le lien internet que tu cites affirme que s- et sh- allitèrent, ce qui me paraît curieux car il s'agit de sons nettement distincts. L'allitération est une identité de sons et ne dépend pas de la graphie (comme l'indique Tolkien dans l'essai que j'ai cité).

Tolkien a employé plus d'une fois ce type de vers en anglais moderne : outre les chants de Rohirrim déjà cités, le Lai des enfants de Húrin dans <i>The Lays of Beleriand</i> (HoME 3) est composé ainsi.
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