Thread Rating:
  • 0 Vote(s) - 0 Average
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Traduction: encore des problèmes
#26
> Guide to the Names in The Lord of the Rings r¨¦dig¨¦ par Tolkien ¨¤ <p>Un livre précieux ce me semble. Serait-il possible d'en avoir une référence complète ?<p>> C'est d'ailleurs pour cela que Tolkien ne voulait pas que les noms de villes de la Comté soient traduits. <br>Ah ? Evidemment, il faut prendre ça en compte. Cela m'étonne néanmoins - car la saveur "familière" de la nomenclature hobbite serait ainsi perdue pour un lecteur qui ne serait pas familiarisé un minimum avec l'anglais. "Hobbitebourg" ou "Lèzeau" ne me paraissent pas monstrueux - mais c'est certes aussi une question de goût. <i> Über Geschmack läßt man sich nicht streiten. </i><p>> En ce qui concerne Oatbarton, et comme le fait remarquer Edouard, traduire ce nom par "Fermavoine" serait extrêment maladroit puisqu'il s'agit d'un véritable jeu de mot linguistique intentionnel de la part de l'auteur : un nom formé à partir d'éléments de vieil anglais, qui , en évoluant avec le temps, s'est transformé en un nom doté d'un autre sens.<p>Oui... mais ce genre d'étymologie populaire est le reflet du sentiment linguistique des locuteurs natifs. Reste à savoir quel point de vue il convient de prendre en compte. Il sera de toute façon probablement impossible de jouer sur les deux tableaux en français. Il s'agit à mon sens - et je pense que tout le monde sera d'accord - de reproduire au mieux le sentiment des anglophones. Tout en sachant qu'il est impossible d'y arriver tout à fait.<p>Une condition qui s'impose est à mon avis celle de l'homogénéité. Si l'on décide de traduire les noms hobbits, mieux vaut, sauf cas vraiment particulier, ne pas en laisser de côté. Par "cas particulier", j'enteds des noms peu ou pas analysables pour un anglophone comme Bree. (Cela fait assez longtemps que je soupçonne un rapport avec l'élément gaulois "briga" dont les restes apparaissent souvent en toponymie française, comme par exemple dans Brie-Comte-Robert. Serait-il possible que Bree soit le reliquat d'une forme similaire en brittonique, conservée en toponymie ?)<p>Le cas du Rohan est un peu spécial, vu le mélange entre forme vieil-anglaises et modernisées. Le lecteur anglophone a probablement l'impression d'un mélange entre formes analysables et d'autres qui le sont plus difficilement. Comme l'impression donnée sera celle d'un "mélange", garder des formes anglaises est tout à fait acceptable - d'ailleurs Francis Ledoux le fait (bon, d'accord ça n'est peut-être pas une référence...).<p>> Mais il me semble évident et nécessaire dans ce cas d'inclure une note de traduction précisant le sens de dun, ce que Ledoux et surtout Jolas auraient du faire (c'est à la limite de la faute professionnelle !), particulièrement dans le cas des appendices puisque la non-précision du sens du nom casse tout l'effet de la remarque de l'auteur quant au jeu de mot ironique du nom de ce peuple.<p>C’est peut-être effectivement ce qu’il y de mieux à faire - c’est un nom donné par les Rohirrim, on peut le laisser en anglais, cf. plus haut. Le corps du texte et les appendices ne posent d’ailleurs pas tout à fait les mêmes problèmes. Ceci est une interprétation <b> personnelle </b>, mais il me semble que le récit doit pouvoir se lire sans que le texte ne rappelle à chaque pas qu’il s’agit d’une traduction - ce qui n’exclut pas, bien sûr, une petite note ici ou là. Les Appendices sont écrits dans un style différent - et discutent en partie de problèmes de traduction « fictifs » (mais qui reflètent certainement les méditations de Tolkien sur sa nomenclature, et sont aussi, comme Toko le souligne, une aide au traducteur. Y ajouter des notes sur les problèmes de traduction français-anglais n’y serait pas illogique - il s’en trouve d’ailleurs déjà.<p>Enfin, pour compliquer <i> encore </i> les choses, je remarquerai qu’il existe un mot <b> donn </b> en sindarin qui signifie « swart, swarthy ». Et, comme c’est curieux, on retrouve un mot <i> dwn </i> en gallois, de sens comparable... sans qu’il soit à l’origine du mot anglais dont nous discutons, selon C. T. Onions (<i> The Oxford Dictionary of English Etymology </i>) :<p><b>dun 1</b> d^n dull or dingy brown. OE <i>dun(n)</i> = OS[axon]<i>‘spadix’</i> date-brown, nut-brown, prob. rel. to OS. <i>dosan</i>, OHG[Old High German] <i>tusin</i> (cf. DUSK) ; prob. not of Celtic origin, but W[elsh] <i>dwn</i>, (O)Ir[ish], Gael. <i>donn</i> may be referred to the same IE source (<i>*donnos, *dusnos</i>).<p>Ce mot semble vraiment avoir laissé sa marque dans l’esprit de Tolkien !<p>> Rechercher à tout prix une traduction "correcte" et surtout "définitive" n'est bien souvent qu'une quête illusoire, et c'est encore plus vrai dans le cas de Tolkien.<br>Chacun ne pourra qu’approuver. Hélas...<p>Nai Anar caluva tielmanna !<p>Moraldandil<br>
Reply


Messages In This Thread

Forum Jump:


Users browsing this thread: 2 Guest(s)