04-10-2004, 21:37
Pour le deuxième vers, tu touches juste, le "ni" n'est qu'une cheville me permettant de mettre "vagabondent" à la rime ; je n'ai pas trouvé de formulation plus proche de l'original sans gêne (du genre "tous ne sont perdus de ceux qui vagabondent"... bof !).<p>Pour les cinquième et sixième vers, j'ai évité le parallélisme parce qu'il n'est justement pas dans l'original alors que Tolkien en aurait eu la possibilité.<p>Au septième vers, j'ai basé mon choix de "reforgé", en plus de la rime et de la longueur, sur la fréquence dans la traduction de Ledoux de l'expression (fort bonne) "l'épée reforgée" pour désigner Anduril (qui traduit "the Sword Remade" ou "the Sword Reforged"). Il me manque le sentiment linguistique d'un anglophone pour juger du choquant de l'omission de l'article dans l'original... mais ça ne suit assurément pas la syntaxe normale. Cela choque peut-être plus en français parce qu'anomalie se sent plus dans sa langue maternelle :-) L'omission de l'article est effectivement inhabituelle mais n'est pas rare dans les proverbes en français : "à bon chat bon rat", "abondance de biens ne nuit pas", "charité bien ordonnée commence par soi-même", "chien qui aboie ne mord pas", "pierre qui roule n'amasse pas mousse", "comparaison n'est pas raison", "faute avouée est à moitié pardonnée", etc.<p>Pour le dernier vers, je ne saisis pas : je n'ai fait que reprendre la version de la lettre de Gandalf ?<p>B.

