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L'hymne à Elbereth
#3
Moraldandil, tu es sûr que ce n'est pas une chanson ? Hymne ou pas, il me semble que la compagnie de Gildor le chante en marchant, et que le texte présente quelques caractéristiques d'une chanson (répétitions surtout). A part ça, je reconnais que tes critiques sont fondées, d'autant plus volontiers que je n'ai adopté la forme libre qu'en désespoir de cause, après m'être lamentablement cassé les dents sur une versification classique. Impossible de remplir des alexandrins en traduisant des octosyllabes ; impossible de ne pas déborder d'octosyllabes, ou même parfois de décasyllabes. Je voulais tout de même expliquer rapidement pourquoi j'avais persévéré au lieu de m'arrêter là. <br>Je ne suis pas certaine qu'une stricte versification classique en français rende le même effet que la versification classique en anglais(peut-être peut-on rendre l'effet du vers iambique par un alexandrin de rythme 3-3-3-3, mais ici ce n'était pas possible). Le vers classique français est loin d'avoir la même musicalité, les variation des accents étant beaucoup moins marquées, par exemple. En vérité l'effet obtenu est plus facilement la sécheresse que l'exaltation ; on aurait quelques difficultés à psalmodier un vers classique, ce qu'on ferait beaucoup plus facilement avec des poèmes d'Apollinaire, par exemple. Quitte à renoncer au clacissisme, j'ai trouvé que l'effet de balancement des iambes était beaucoup plus facile à rendre avec quelques ellisions, et une coupe 5/5. <br>Pour le niveau de langage : effectivement, ça laisse à désirer, notament parce que je n'ai pas trouvé l'équivalent des tournures archaïques comme "thy etc". Je continue à me creuser, mais ça ne vient pas tout seul (si quelqu'un a une suggestion...)<br>Reste à m'expliquer sur les termes. J'ai parlé des ombelles parce que Tolkien a l'air de bien aimer les ombelles ; elles apparaissent dans d'autres poèmes, notamment le lai de Tinuviel, en tous cas assez souvent dès qu'on entend parler de forêts. Et je vous présente mes plus humbles excuses pour les allusions à la pluie, et le "oubliant nos peines" de la dernière strophe (il me semblait qu'on avait dans une certaine mesure affaire à un chant d'espoir, et je me suis permis de le préciser parce que je ne trouvais pas que ça dénaturait le sens général, mais je reconnais que ça n'a pas trop de rapport avec le texte). Je vais essayer de me débarrasser de l'"averse", qui m'a surtout servi à tordre le cou aux vers les plus difficiles à trouver. Pour le reste, j'ai repris des termes récurrents dans les discours des Elfes. Avec l'opposition entre "plaintes" et "oubliant nos peines", je voulais par exemple montrer l'espoir, le regret de leur exil, l'amour qu'ils gardent malgré tout pour Elbereth. Tu vois, Moraldandil, je ne me suis pas totalement désintéressée du sens, même si je n'ai pas trouvé moyen de le rendre au mot pour mot. Je vais essayer de retravailler ça, et si quelqu'un a des suggestion, je suis toute ouïe. <p>Petite disgression sans rapport avec le sujet concernant la traduction de Ledoux : je me permets de la critiquer parce que j'ai effectué la comparaison au mot pour mot sur une bonne partie du texte, et j'ai trouvé qu'effectivement, il semble s'être relu très vite. Les maladresses abondent, le jeu sur les différences de registre n'est presque jamais pris en compte, sans parler des contresens qui n'étaient pourtant pas si difficiles à éliminer, bref, même si le travail était difficile, il n'excusait pas tout. Cela dit, j'ignore de combien de temps Ledoux a disposé, et quelles étaient ses contraintes. Et si je persiste à condamner son travail sur les poèmes, je reconnais volontiers qu'il avait des excuses.
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