14-04-2002, 06:12
Bienvenue aussi Moraldandil !
je n'ai jamais lu les poèmes en anglais, mais j'avoue que comme Dénéthor et Iarwain, je les trouve très fades et difficiles à lire en français (on a vraiment envie de les zapper) (par contre, Ledoux n'est pas fade pour le reste de la traduction, son vocabulaire est plutôt riche).
Personnellement, je m'amuse souvent à les retraduire pendant la lecture pour voir ce que ça aurait donné en anglais. Je retrouve facilement les rimes (d'où l'intérêt d'un texte traduit fidèlement au sens), mais pas le reste du génie du poème, évidemment.
Pour la question de la traduction à choisir, il me semble tout d'abord que Shakespear a été traduit en français en rime, ce qui prouve que c'est faisable tout en gardant le sens du texte... mais aussi aprce que le texte est long, et qu'on peut en comprendre plus facilement le trame malgré des changements lourds dans le sens des phrases traduites.<br>je pense que la traduction d'un poème dépend du poème: qu'est-ce qui est le plus important: la beauté du poème, a musicalité pure, sa forme, ou bien sa signification, l'histoire qu'il raconte.<br>Je crois que c'est en fonction de cela que l'auteur doit choisir comment traduire le poème.<br>Ainsi, les chansons des Hobbits n'ont pas un sens très important, et il aurait mieux valu les traduire en conservant les rimes et la musicalité.<br>Pour les poèmes elfiques, la forme est très importante, mais le sens aussi, énormément. Comme le dit Dénéthor, pour ce genre de poèmes, les innovations de l'auteur peuvent conduire à de vraies hérésies dans un monde aussi complexe que celui de Tolkien, et je crois donc qu'il est plus sage de suivre le sens du texte, quitte à perdre les rimes et la musicalité (pourquoi ne pas mettre le texte original en note à la fin du livre). Il y a une exception: si le traducteur connait parfaitement bien l'ensemble de l'oeuvre de Tolkien, a résolu les conflits que nous nous posons encore sur ce forum, alors il doit être capable de "refaire" les poèmes pour qu'ils soient beaux et aient un sens sauvegardé. Mais Ledoux n'avaient pas les moyens d'une telle connaissance, et il n'est sans doute pas poète.
A la limite, le changement des poèmes en rime des Hobbits à la prose des Elfes auraient aussi montré une sacrée distinction de noblesse dans le poème. Ceux qui s'attachent à la beauté d'un poème sans qu'il soit en vers atteignent quelque part déjà une profondeur qui me semble adaptée à la sensibilité elfe.
je n'ai jamais lu les poèmes en anglais, mais j'avoue que comme Dénéthor et Iarwain, je les trouve très fades et difficiles à lire en français (on a vraiment envie de les zapper) (par contre, Ledoux n'est pas fade pour le reste de la traduction, son vocabulaire est plutôt riche).
Personnellement, je m'amuse souvent à les retraduire pendant la lecture pour voir ce que ça aurait donné en anglais. Je retrouve facilement les rimes (d'où l'intérêt d'un texte traduit fidèlement au sens), mais pas le reste du génie du poème, évidemment.
Pour la question de la traduction à choisir, il me semble tout d'abord que Shakespear a été traduit en français en rime, ce qui prouve que c'est faisable tout en gardant le sens du texte... mais aussi aprce que le texte est long, et qu'on peut en comprendre plus facilement le trame malgré des changements lourds dans le sens des phrases traduites.<br>je pense que la traduction d'un poème dépend du poème: qu'est-ce qui est le plus important: la beauté du poème, a musicalité pure, sa forme, ou bien sa signification, l'histoire qu'il raconte.<br>Je crois que c'est en fonction de cela que l'auteur doit choisir comment traduire le poème.<br>Ainsi, les chansons des Hobbits n'ont pas un sens très important, et il aurait mieux valu les traduire en conservant les rimes et la musicalité.<br>Pour les poèmes elfiques, la forme est très importante, mais le sens aussi, énormément. Comme le dit Dénéthor, pour ce genre de poèmes, les innovations de l'auteur peuvent conduire à de vraies hérésies dans un monde aussi complexe que celui de Tolkien, et je crois donc qu'il est plus sage de suivre le sens du texte, quitte à perdre les rimes et la musicalité (pourquoi ne pas mettre le texte original en note à la fin du livre). Il y a une exception: si le traducteur connait parfaitement bien l'ensemble de l'oeuvre de Tolkien, a résolu les conflits que nous nous posons encore sur ce forum, alors il doit être capable de "refaire" les poèmes pour qu'ils soient beaux et aient un sens sauvegardé. Mais Ledoux n'avaient pas les moyens d'une telle connaissance, et il n'est sans doute pas poète.
A la limite, le changement des poèmes en rime des Hobbits à la prose des Elfes auraient aussi montré une sacrée distinction de noblesse dans le poème. Ceux qui s'attachent à la beauté d'un poème sans qu'il soit en vers atteignent quelque part déjà une profondeur qui me semble adaptée à la sensibilité elfe.

