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question de traduction - votre avis
#76
> Un exemple me vient en tête, qui n’est cependant pas caractéristique de ce que je viens d’expliquer, mais qui démontre plutôt que le terme Westernesse n’est pas anodin : c’est la fin de la chanson de Bilbo sur Eärendil, "the Flammifer of Westernesse". Je fais mon copier-coller habituel, et suis forcé de constater que "Flammifer de l’Occidentale" est encore préférable. Bertrand, je viens de vérifier la traduction que tu as choisie, dans ta jolie version… Je ne te cite pas. ;-) N’empêche que c’est plus joli, non ? ;-)<p>Ahem... Je dois bien dire que mon souci au moment où j'ai pondu cette ligne était surtout d'avoir un octosyllabe convenable :-) Je ne m'étais... disons... pas exagérément soucié de la cohérence et du meilleur choix de traduction pour Westernesse. "Occident" n'est d'ailleurs pas fameux, il y a vraiment un risque de confusion avec Valinor. Je repenserai à ça quand nos idées seront plus assurées !<p>> "Langue de l’Ouest", même s'il est ordinaire, ne présente pas cet inconvénient, non plus que les deux autres, mais j’avoue que je suis réticent : il me semble que nous devons traduire un nom par un nom, pour rester clairs. (...) Un désavantage auquel on ne peut pas échapper avec ce genre de termes, c’est leur longueur : dans une traduction de l’anglais vers le français, la préposition "de" envahit souvent le texte, et certaines phrases de Ledoux, qui rament déjà pas mal par moments, si vous me passez l'expression, pourraient s’alourdir considérablement, ou tout simplement refuser de coopérer. ;-) C’est pourquoi j’essaie habituellement d’éviter ce genre de solutions, qui ne sont pas vraiment des traductions et qui posent des problèmes tôt ou tard, en contexte.<p>Si, ce sont des traductions, quand même - reste à en évaluer le mérite ;-) De manière générale, je saisis l'intérêt dze la démarche "un nom pour un nom", mais j'en vois aussi les limites. L'anglais fait facilement des mots composés, le français moins (sauf avec des éléments savants). Par contre, celui ci compense par une grande propension à cristalliser des locutions, qui, bien que formées tymographiquement de plusieurs mots, fonctionnent comme des unités lexicales autonomes : je pense à des exemples tout simples comme <i>pomme de terre, brosse à dents, tasse à thé, bonhomme de neige, va-et-vient, remue-ménage</i> etc. Il me semble donc que la structure de la langue nous contraint à faire davantage usage de périphrases que l'original. Cela dit, l'unicité d'un mot est un argument valable - que pour ma part je ferais cependant passer après les considérations de tonalité et de naturel (ce serait un choix personnel de traduction, on peut en faire d'autres).<p>Pour ce qui est de la longueur, rejeter les locutions toujors pertinent : "langue de l'ouest" est plus bref que "occidentalien". Après, il peut effectivement se poser des problèmes de style, en contexte. Mais bon, il se pose <i>toujours</i> des problèmes de style :-)<p>B.<br>
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