Thread Rating:
  • 0 Vote(s) - 0 Average
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
question de traduction - votre avis
#58
<small>"... des choses que j'ai dites ailleurs et qui n'ont aucun lien"... Si, si, tout bigleux que je sois (*rire*), Daniel, les mentions du pragmatisme et de l'absolu, du concret et du théorique, de l'infini, etc. ont été jetées en pâture ici même, ci-dessus, et non pas "ailleurs" -- Franchement, on s'y perd un peu, et à relire le fuseau calmement, je reste sur une drôle d'impression quant à la teneur de certains échanges! Ah, les mystères de l'incompréhension sur Internet! Et puis <i>"C’est là que le bât blesse : ça fait un tantinet plus longtemps que deux minutes, en ce qui me concerne. Alors, vous comprendrez que… je vous souhaite bonne chance !</i>: le ton implicite n'est pas très agréable et la remarque n'était peut être pas très justifiée: vous avez lancé ce sujet (sur une liste de mots des plus anodines, à l'exclusion de Wose -- il y a d'autres cas bien plus problématique), et là tu donnais l'impression de le refermer immédiatement, mais sans avoir fourni le moindre argument et le moindre contexte quant aux conclusions de cette réflexion un "tantinet" plus longue. Incompréhension, quand tu nous tiens... Oublions donc cela et repartons sur des bases <u>constructives</u>, veux-tu?</small><p>Revenons sur Dunlendish, Dunland.<p>Pour Dunl<u>e</u>ndish, On s'accorde déjà sur dunl<u>a</u>ndais, en suivant EJK et les arguments avancés par Bertrand.<p>Pour Dunland, Ledoux a utilisé Pays de Dun. Il me paraît difficile de revenir là-dessus. On peut certes rectifier Ledoux sur des détails et sur le texte, mais modifier la toponymie, devenue usuelle, me paraît très difficile (voilà pour le côté pragmatique :). Maintenant, la problématique est la suivante: <i>"Et même si, conservant Pays de Dun, nous traduisions par dunlandais, ce serait illogique : nous ajouterions un suffixe à un nom qui n’a pas été conservé (Dunland)."</i><p>Je ne suis pas persuadé que le caractère apparemment illogique soit gênant ici.<p>Revenons sur Dunlandais. D'abord, sur le fait de ne pas traduire "land": à la rigueur, le "lande" français convient très bien en surface aussi. En outre, on a d'autres noms similaires qui passent très bien: Irlande/Irlandais, Hollande/Hollandais, Finlande/Finlandais, etc. Donc la forme ne choque pas et paraît tout à fait acceptable.<p>Finlande, c'est "the lands of the Finns" étymologiquement. A comparer à England/Angle<b>terre</b>, "land of the Angles", sur le principe : Anglais, mais Fin<b>lande</b> et Fin<b>land</b>ais (et aussi Finnois ;o). A comparer aussi avec Gaélique, la langue des Gaels(*). A comparer encore avec Irlande/Eire et Irlandais/Irish, et sans doute d'autres exemples qui ne me viennent pas à l'esprit...<p>.. Au résultat, toute langue a ses irrégularités, et le français n'exclut pas ces différentes approches pour des termes pourtant similaires (on ne dit pas **Anglandais, on ne dit pas *Fin(ne)terre, etc. ;o)<p>Partant de ces modèles, Pays de Dun [= *Dunlande], Dunlandais me paraissent pouvoir coexister. On regrettera que Ledoux n'ait pas traduit Dunland par Brun(e)lande (on aurait eu alors des Brunnais ou Brunlandais, avec comme avantage un sens clarifié pour dunn-) ou même par Dunlande (notre Dunlandais aurait alors été très logique, même si personnellement je trouve Dunlande peu euphonique)... Mais comme je le disais, il est difficle de revenir sur la toponymie adoptée par Ledoux. Il reste que Pays de Dun et Dunlandais s'accordent néanmoins relativement bien, et que le lien entre eux est compréhensible par le lecteur, parce qu'il a des modèles idiosyncratiques similaires. Quant à "Ceux du Pays de Dun", certes la périphrase est un peu lourde, mais là encore on n'est pas sans modèle semblable: Bretagne/Breton, vs. Grande-Bretagne mais pas **Grand-Breton; de manière plus probante encore Pays de Galles mais Gallois.<p>Autrement dit, mes arguments vont en faveur de Pays de Dun et de Dunlandais, ce dernier en parallèle de "Ceux du Pays de Dun" dans un registre plus populaire. Si tant est, c'est ce dernier qu'il faudrait rejeter, encore que la formulation peut ajouter une nuance intéressante (certes absente du texte, mais présente dans l'idée), à savoir que le Rohanais ne semblent pas porter les Dunlandais dans leur coeur (on se souviendra de certaines histoires de marriages et de meurtres dans les appendices ;), et que "Ceux du Pays de Dun" peut couvrir un aspect légèrement péjoratif (= l'autre, le voisin là-bas, cet étranger au Rohan). On s'en sort plutôt bien, je trouve.<p>Didier.<p>(*) Cf. pour un usage "moderne", par exemple "Language Of The Gaels" sur le triple album "Héritage des Celtes / Finisterres", (compilation de concerts) par Dan Ar Braz.
Reply


Messages In This Thread

Forum Jump:


Users browsing this thread: 1 Guest(s)