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Pourquoi ne pas (re)traduire 'The Lord of the Ring' ?
#26
Merci d'avance Finarfin d'avoir accepté de parler de "The language of the marvellous in the works of JRR Tolkien" ;-)<p>Marinvea, je suis d'accord avec toi, Greenleaf a su fusionner nos deux points de vue qui était peut-être un peu trop "extrémiste" ;-)<br>Ni technicien, ni artiste, le traducteur oscille entre ces deux tendances. Bien sûr, le traducteur n'est pas un "robot". Mais si le métier de traducteur s'apprend, au contraire de celui d'écrivain, il est un exercice difficile qui demande que l'on s'intéresse à son sujet, qu'on essaie d'en saisir le sens et les nuances et de transposer tout cela, si besoin est, dans un langage et avec des références que le lecteur de l'oeuvre traduite doit comprendre. <br>A certaines occasions, une oeuvre originale pose des problèmes quasiment insoluble (Butterbur Barliman -> Poiredebeurré ?) mais permet également des trouvailles, de petits éclairs de génie et d'inspiration (Barrow-downs -> Galgals).<br>Bien évidemment, je respecte à la fois le travail de l'écrivain (j'aimerai beaucoup écrire quelque chose d'une certaine ampleur qui serait appréciée (tant qu'on y est ;-)) et celui du traducteur. Mais c'est la conscience qui doit dicter le traducteur. Conscience professionnelle parce que c'est un métier mais aussi conscience de l'homme littéraire puisqu'en tant que tel, il sait les affres de l'écrivain et normalement doit l'admirer pour cela, tout au moins le respecter.<br>Tolkien a mis une décennie et demi à écrire <i>Le Seigneur des Anneaux</i>, c'est presque le travail d'une vie et rien que savoir cela m'aurait inspiré la "crainte" de "saboter" une oeuvre telle que celle-là. <p>A la décharge de M. Ledoux, je ne sais pas dans quelles conditions il a pu travailler : avait-il le temps nécessaire pour se relire, le planning était-il serré pour des raisons budgétaires d'où un manque de temps, était-il pressé par l'éditeur pour une sortie la plus rapide possible en librairie ? Je ne sais pas...<p>Pour revenir sur les propos de Sam et Vincent, je partage bien entendu la réserve face à une recherche systématique des figures de style et autres appareils littéraires du même genre (on pourrait citer l'allégorie que Tolkien détestait cordialement)... <br>De même (je dérive un peu du sujet...), je me méfie toujours d'une sur-interprétation du texte. Lorsque je réponds à une question, je tente toujours de la motiver par ce que Tolkien a pu en dire, d'où mon obsession à accompagner chacune de mes réponses pour des références précises que l'on pourra vérifier. Et à défaut de référence, parce que je ne l'ai pas trouvé ou parce qu'elle n'existe pas, je veille à respecter la cohérence de l'oeuvre et à ne pas entrer en total conflit à ce qui est déjà écrit par ailleurs. Les interprétations sont inévitables, recommandées voire parfois très intéressantes dans le cas d'article de fond. Sur ce dernier point, j'estime qu'il faut en être capable (c'est sûrement pour cela que je ne m'y suis jamais collé ;-( mais il faut aussi oser faire le premier pas (ce que je me propose de faire prochainement ;-)<p><br>Après ce long message que j'espère clair,<br>je vous dis à bientôt,<br>Cédric.
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