18-12-2001, 18:26
Pour répondre au message de Fred du 11 septembre, il me semble (sans être un juriste expert du droit d'auteur) qu'il ne suffit pas que "n'importe quel gogo" fasse une traduction + ou - fidèle pour que celle-ci s'impose à tous, encore faut-il que le gogo en question ait obtenu de l'auteur de la VO (ou de ses ayant droits) l'autorisation (et les droits) de faire cette traduction.<br>En l'espèce, c'est l'éditeur (Christian Bourgois) qui a dû obtenir les droits de traduction. Il a confié lesdites traductions à un certains nombres d'individus (F. Ledoux, T. Jolas, etc...). Ces derniers deviennent des "coauteurs" de la VF qu'ils ont traduits (ils disposent d'un droit moral inaliénable sur leur traduction). Donc toute nouvelle traduction suppose :<br>- qu'elle respecte la cession des droits déjà faite au profit de Christian Bourgois,<br>- qu'elle respecte le droit moral des traducteurs antérieurs.<p>Encore une fois, si des connaisseurs du droit de la propriété intellectuelle lisent ces lignes, qu'ils n'hésient pas à me corriger si nécessaire.<p>En conclusion, j'aurai 2 questions :<br>- quelqu'un connaît-il les termes de la cession des droits de traduction entre Tolkien (ou ses héritiers), l'éditeur anglais (Unwin ?) et Chrstian Bourgois, et notamment la durée de cette cession ? (en d'autres termes, faudra-t-il attendre que l'oeuvre de JRRT tombe dans le domaine public ?)<br>- est-ce que les ayants droits de JRRT (Christopher ?) ne pourraient pas tenter une action (judiciaire ?) contre Christian Bourgois, au motif que les nombreuses incohérences et erreurs des diverses traductions portent atteinte à la compréhension de l'oeuvre, nuisent à sa diffusion et donc à leurs droits moraux et patrimoniaux ?<p>Bon, tout çà est un peu confus, alors j'évite de me relire et j'envoie le paquet.<p>Rover

