merci de nous faire partager ta lecture de l'ouvrage.
Je suis moi aussi assez réticent à totue exagération de l'aspect chrétien de l'oeuvre; je veux dire que si les oeuvres de Tolkien sont certainement empreinte de ce qui fait la foi chrétienne, de ses valeurs parfois et de son message (et je me bas pour le faire comprendre à ceux qui n'y voient qu'une grossière oeuvre de fantasy, "d'évasion" avec tout le côté méprisant que Tolkien détestait tant), je ne suis pas pour y voir des "images" de la Bible, ou comme le dit Tolkien "une parodie du christianisme". Il y a des auteurs qui n'ont pas la foi (je n'en sais rien) et qui eux forment des héros christiques (cf. Eddings et son enfant Dieu)... et c'est de la sous-création (non de la sub-création).
Pour ce qui est des éléments vus pas Fernandez, le mot parallèle est bien trop vague pour être ici utilisé entre la Vierge marie et Galadriel. Tolkien avoue qu'il a puisé son modèle de grâce pour Galadriel chez la Vierge Marie. C'est tout, il ne faut pas aller plus loin ! Mais 'parallèle' peut être ici accepté.
La figure christique de Frodon: malgré tous les magnifiques exposés de Sosryko (qui va me traiter d'aveugle, et qui sait s'il n'a pas tort :-)) )je n'accepte pas une vision à proprement parler christique de Frodon, parce que ce serait fair le jeu de l'imitation, de la parodie peut-être dont parlais Tolkien. Certaines démonstration sont triées par les cheveux, à ce qu'il me semble - même si elles sont belles - d'autres sont tout à fait justifiées. mais comme je l'ai dit souvent, je préfère voir chez Frodon une expression de l'héroïcité du Christ (héroïcité christique si l'on veut), incomplète puisqu'il échoue à porter son fardeau (et tant mieux, laissant la place au véritable héros à venir), mais pas un personnage christique. On peut le provuer pourtant, tout comme on arrive selon moi à prouver le racisme ou d'autres égarement en forçant le texte.
Pour Gandalf, j'émet la même réserve. Sa résurrection et surtout sa transfiguration rapelle celle du Christ, évidemment, mais Gandalf est un ange, je crois que cela rapelle surtout "le monde de Dieu", selon les même manifestation que le Christ, mais non pas que Gandalf représente à ce moment ou évoque même seulement le Christ (quoique, mais toujours dans son modèle de comportement (guide sans exercice de l'autorité ici).
il me smeble donc que je comprend ou refuse les arguments du livre à l'inverse de toi, ce qui ne signifie certainement pas que le livre sera déplaisant.
Au sujet du lembas hostie, on en a parlé sur le fuseau affaire de volonté 2. On y rapelle que Tolkien a dit :
Another [critic] saw in waybread (lembas) = viaticum and the reference to its feeding the will (Vol. 3 p. 213) and being more potent whe fasting, a derivation from the Eucharist. (That is: far greater things may colour the mind in dealing with the lesser things of a fairy-story.)
Letters, n°213 p. 288
Il estime donc que s'il y a lien, il est inconscient. Il m'avait semblé lire que Tolkien ne voulait pas mêler des choses trop grandes (sacrées) avec ses histoire de sub-création, quelle que soit la noblesse qu'il leur accorde.
En tous cas les arguments de Szpako avaient été convaincants, mais je pense quand même qu'il ne faut pas aller trop loin.

