15-01-2004, 03:07
4-5 Le sacrement des malades
Nous reviendrons sur le sens de la maladie dans la doctrine catholique, avant même sa guérison, car nous y trouverons de troublantes correspondances avec la maladie de Frodon.
Nous prétendons reconnaître le sacrement des malades dans le départ de Frodon pour Valinor. En fait, seul l'Ouest est mentionné, et nous savons par les lettres de Tolkien que c'est à Tol Eresseä qu'est en fait parti Frodon.
Laissons tout cela sous le vocable de l'Ouest, et Tol Eresseä n'est bénie que parce qu'elle permet la vision béatifique de Valinor.
Nous étudierons comme ligne directrice les quatre effets du sacrement des malades.
4-5-1 Une guérison
[citation=CEC 1520]" Un don particulier de l'Esprit Saint. La grâce première de ce sacrement est une grâce de réconfort, de paix et de courage pour vaincre les difficultés propres à l'état de maladie grave ou à la fragilité de la vieillesse. Cette grâce est un don du St Esprit qui renouvelle la confiance et la foi en Dieu et fortifie contre les tentations du malin, tentation de découragement et angoisse de la mort. Cette assistance du Seigneur par la force de son Esprit veut conduire le malade à la guérison de l'âme, mais aussi à celle du corps, si telle est la volonté de Dieu. En outre, 's'il a commis des péchés, ils lui seront remis'."[/citation]
Cette guérison est donc double dès le principe : celle de l'âme d'abord, mais celle du corps, si c'est la volonté de Dieu.
Dans une longue note (note 4) sur l'échange entre Finrod et Andreth dans Home X, Tolkien explicite ce qu'il en est sur la présence d'hommes à Valinor, et parle des exceptions. Après avoir expliqué que les Elfes qui restait en Terre du Milieu étaient invité à se rendre à Tol Eresseä, Tolkien n'évoque plus que le passage " au delà de la Mer " ('passing 'oversea' qu'il met lui-même entre guillemets), en expliquant bien qu'il s'agit de tout autre chose : d'une grâce !
[citation=Athrabeth Finrod ah Andreth, in Morgoth's Ring,p.341]" Ainsi le passage " au delà de la mer " de Mortels après la Catastrophe - qui est noté dans le SdA - n'est pas vraiment la même chose. C'était dans tous les cas une grâce spéciale. Une occasion de mourir selon le plan original [prévu] pour les parfaits : il allèrent à un état dans lequel ils pourraient acquérir un plus grande connaissance et paix de l'esprit, et être guéris de toute blessure à la fois de l'esprit et du corps, [état dans lequel] il pourraient finalement s'abandonner : mourir librement, ou même de désir, dans l'Espérance. Ce qu'Aragorn accomplit sans aucune aide de ce genre. "
""The passing 'oversea', therefore, of Mortals after the Catastrophe - which is recorded in The Lord of the Rings - is not quite the same thing. It was in any case a special grace. An opportunity for dying according to the original plan for the unfallen: they went to a state in which they could acquire greater knowledge and peace of mind, and being healed of all hurts both of mind and body, could at last surrender themselves: die of free will, and even of desire, in estel. A thing which Aragorn achieved without any such aid."[/citation]
Tolkien est moins présomptueux au sujet de la guérison dans une de ses lettres :
[citation=Letter 246 From a letter to Mrs Eileen Elgar (drafts) september 1963 (p.328)]" Frodon fut envoyé ou autorisé à passer par delà la Mer pour être soigné - Si cela pouvait être fait - avant qu'il ne meure. Il aurait finalement à " passer au delà " : aucun mortel ne pouvait, ou peut, demeurer pour toujours sur terre, ou au sein du Temps. Ainsi alla-t-il à la fois à un purgatoire et à une récompense, pour un temps : une période de réflexion et un gain de vraie compréhension de sa position dans sa petitesse et dans sa grandeur, passée toujours dans le Temps parmi les beautés naturelle " d'Arda incorrompue ", la Terre non souillée par le diable ".
"Frodo was sent or allowed to pass over Sea to heal him - if that could be done, before he died. He would have enventually to 'pass away' : no mortal could, or can, abide for ever on earth, or within Time. So he went both to a purgatory and to a reward, for a while : a period of reflection and peace and a gaining of a true understanding of his position in littleness and in greatness, spent still in Time amid the natural beauty of 'Arda Unmarred', the Earth unspoiled by evil."[/citation]
Tolkien remet donc la guérison de Frodon entre les mains d'un passif non nommé : " Si cela pouvait être fait ".
Nous retrouvons bien l'idée que ce passage au delà de la mer soit une grâce pour Frodon, destinée à lui donner la paix, et la guérison conditionnée. Nous reviendrons davantage sur cette guérison, il est évident qu'elle est le fil conducteur de tout ce sacrement, ainsi que du passage à l'Ouest.
4-5-2 L'union à la passion du Christ
[citation=CEC 1521]" Par la grâce de ce sacrement, le malade reçoit la force et le don de s'unir plus intimement à la passion du Christ : il est d'une certaine façon consacré pour porter du fruit par la configuration à la passion rédemptrice du Sauveur. La souffrance, séquelle du péché originel, reçoit un sens nouveau : elle devient participation à l'œuvre salvifique de Jésus. "[/citation]
L'idée que Frodon vit une passion a été plusieurs fois évoquée et soutenue sur ce forum (je renvoie à ce sujet aux fuseaux : Plaidoyer pour Frodon : et surtout Affaire de Volonté.L'idée même de son sacrifice est évoquée dans le SdA, puis explicitée radicalement par Tolkien :
[citation=T3, Chap. IX. LES HAVRES GRIS, Page 424]" - Mais, répliqua Sam, les larmes aux yeux, je croyais que vous alliez aussi jouir de la Comté durant maintes années, après tout ce que vous avez fait.
- C'est ce que j'ai cru aussi, à une époque. Mais j'ai été trop grièvement blessé, Sam. J'ai tenté de sauver la Comté, et elle l'a été, mais pas pour moi. Il doit souvent en être ainsi, Sam, quand les choses sont en danger ; quelqu'un doit y renoncer, les perdre de façon que d'autres puissent les conserver. Mais tu es mon héritier : tout ce que j'avais et que j'aurais pu avoir, je te le laisse.[/citation]
[citation=Letter 246]"Mais alors il pensa qu'il avait donné sa vie en sacrifice: il espérait mourir très bientôt. Mais il ne mourut pas, et l'on pouvait observer l'inquiétude monter en lui. "
"But then he thought that he had given his life in sacrifice : he expected to die very soon. But he did not, and one can observe the disquiet growing in him"[/citation]
Peut-on, de là, parler de participation à la passion du Christ ? Participation, dans la mesure où le Christ n'est pas encore venu, sera de toute façon erroné, mais il reste la figure du sacrifice du Christ, même s'il n'est pas abouti.
Tolkien parle bien du salut du monde (et de lui-même) opéré par Frodon dans une lettre :
[citation=Letter 181 (p.234)]" But at this point the 'salvation' of the world and Frodo's own salvation is is achieved by his previous pity and forgiveness of injury "[/citation]
4-5-3 Le lien à l'Eglise
[citation=CEC 1522]" Une grâce ecclésiale. Les malades qui reçoivent ce sacrement " en s'associant librement à la passion et à la mort du Christ " apportent leur part pour le bien du Peuple de Dieu ". En célébrant ce sacrement, l'Eglise, dans la communion des saints, intercède pour le bien du malade. Et le malade à son tour, par la grâce de ce sacrement, contribue à la sanctification de l'Eglise et au bien de tous les hommes pour lesquels l'Eglise soufre et s'offre, par le Christ, à Dieu le Père. "[/citation]
Les questions s'interpénètrent, et nous avons déjà évoqué le fait que Frodon contribue au bien de tous les hommes.
Mais qui intercède donc pour Frodon ? Nous avons la réponse dans un chapitre du Tome 3 et dans une note de cette même lettre 246 déjà citée :
[citation=T3, Chap. VI. NOMBREUSES SEPARATIONS, Page 345]" Mais la reine Arwen dit : - Je vais vous faire un présent. Car je suis la fille d'Elrond. Je ne vais pas l'accompagner quand il partira pour les Havres (…). Mais vous partirez à ma place, Porteur de l'Anneau, le moment venu, et si tel est alors votre désir. Si vos blessures vous font encore souffrir et si le souvenir de votre fardeau est lourd, vous pourrez passer à l'Ouest jusqu'à guérison de vos maux et de votre lassitude. Mais portez ceci maintenant en mémoire de Pierre Elfique et d'Etoile du Soir, avec lesquels votre vie a été entretissée !
Elle prit alors une gemme blanche semblable à une étoile, qui reposait sur son sein au bout d'une chaîne d'argent, et elle passa cette chaîne autour du cou de Frodon.
- Quand vous serez troublé par le souvenir de la peur et des ténèbres, dit-elle, ceci vous apportera de l'aide."[/citation]
[citation=Letter 246]" Mais il ne mourut pas, et l'on pouvait observer l'inquiétude monter en lui. Arwen fut la première à en observer les signes, et lui donna son joyau pour réconfort, et pensa à une façon de le guérir. * "
But he did not [die], and one can observe the disquiet growing in him. Arwen was the first to observe the signs, and gave him her jewel for comfort, and thought of a way of healing him.
[small]* Pour tous exceptés ceux de la race Elfique, 'naviguer à l'Ouest' n'était pas permis, et toute exception nécessitait une 'autorité', et elle n'était pas en communication directe avec les Valar, spécialement depuis son choix de devenir 'mortelle'. Ce qui est signifié est que ce fut Arwen qui pensa d'abord à envoyer Frodon dans l'Ouest, et déposa une supplication pour lui à Gandalf (directement ou via Galadriel, ou les deux), et elle usa de sa propre renonciation du droit d'aller à l'Ouest comme un argument. Sa renonciation et sa souffrance furent apparentées et raccommodées à celle de Frodon : tous deux faisaient partie d'un plan de la régénération de l'État de l'Homme. Sa prière pouvait ainsi être spécialement efficace.
For any except those of Elvish race 'sailing West' was not permitted, and any exeption required 'authority', and she was not in direct communication with the Valar, especially not since her choice to become 'mortal'. What is meant is that it was Arwen who first thougt of sending Frodo into the West, and put in a plea for him to Gandalf (direct or through Galadriel, or both), and she used her own renunciation of the right to go West as an argument. Her renonciation ans suffering were related to and emmeshed with Frodo's: both were part of a plan of the regeneration of the State of Men. Her prayer might therefore be specially efective.[/small][/citation]
On peut être saisi par l'aspect de plus en plus religieux que prend cette simple explication de la manière dont Arwen s'y prend pour permettre à Frodon de se rendre à l'Ouest.
Nous y lisons donc la communion des saints effective entre Frodon et Arwen. Tandis que par sa souffrance, il a sauvé l'humanité et a contribué au bonheur d'Arwen, celle-ci intercède pour lui auprès des autorités pour lui offrir la guérison.
Le rôle d'Arwen comme pseudo Eglise est renforcé dans le don qu'elle fait de ce joyau qu'elle portait sur son cœur,
[citation=T3, Chap. IX, LES HAVRES GRIS, p 417]" Le treize de ce mois, le Père Chaumine trouva Frodon étendu sur son lit ; il avait la main crispée sur une pierre blanche suspendue à une chaîne qu'il avait autour du cou, et il paraissait à demi-perdu dans un songe.
- Il a disparu à jamais, disait-il, et maintenant tout est sombre et vide ".[/citation]
C'est dans cet objet, ce viatique, que Frodon cherche un soutien. Le sacrement des malades met en effet l'accent sur le contact, qui est celui que dans l'Evangile les malades voulaient établir avec Jésus pour être guéris.
[citation=Marc 6,56]Et en tout lieu où il pénétrait, villages, villes ou fermes, on mettait les malades sur les places et on le priait de les laisser toucher ne fût-ce que la frange de son manteau, et tous ceux qui le touchaient étaient sauvés.[/citation]
4-5-4 Une préparation à la mort
[citation=CEC 1523]" Si le sacrement de l'Onction des malades est accordé à tous ceux qui souffrent de maladie et d'infirmités graves, il l'est à plus forte raison à ceux qui sont sur le point de sortir de cette vie, de sorte qu'on l'a aussi appelé sacramentum exeuntium. (…) Cette dernière onction munit la fin de notre vie terrestre comme d'un solide rempart en vue des dernières luttes avant l'entrée dans la Maison du Père ".[/citation]
Tolkien a assez insisté sur le fait que le passage à l'Ouest était à la fois une récompense, mais aussi un purgatoire, pour ne pas avoir à y revenir. Cependant, pour les plus sceptiques nous citerons encore une autre lettre, où il est dit :
[citation=Letter 325, p. 411]" Ainsi de Frodon ou d'autres mortels, ils pouvaient seulement résider en Aman pour un temps limité - qu'il soit long ou bref. Les Valar n'avaient ni le pouvoir ni le droit de leur conférer l'immortalité. Leur séjour était un " purgatoire ", mais un de paix et de guérison, et il finiraient pas passer au delà (mourir selon leur propre désir et libre volonté) vers une destination dont les Elfes ne savaient rien "
" As for Frodo or other mortals, they could only dwell in Aman for a limited time - whether brief or long. The Valar had neither the power nor the right to confer immortality upon them. Their sojourn was a "purgatory", but one of peace and healing and they would eventually pass away (die at their own desire and of free will) to destinations of which the Elves knew nothing "[/citation]
(ou voir encore la lettre 154 au sujet de la mort de Frodon librement consentie).
Nous avons donné au début de cette longue partie un extrait du Home X où Tolkien précise bien el but de ce purgatoire :
[citation=" they went to a state in which they could acquire greater knowledge and peace of mind, and being healed of all hurts both of mind and body, could at last surrender themselves: die of free will, and even of desire, in estel."]" they went to a state in which they could acquire greater knowledge and peace of mind, and being healed of all hurts both of mind and body, could at last surrender themselves: die of free will, and even of desire, in estel."[/citation]
Je me dois de rappeler que le mot Estel signifie Espoir, mais aussi et surtout Espérance. On peut même le traduire par " Foi ", ce qui a été fait de nombreuses fois, et qui rend pleinement compte de cette confiance abandonnée qu'est L'Estel. Tolkien nous met déjà en piste en comparant cette mort acceptée, voire offerte, à celle d'Aragorn, qui est bel et bien une mort vécue dans la Foi. Voilà donc le but de ce temps de convalescence, tout comme le véritable but du sacrement des malades : aider le malade à accepter avec foi sa mort prochaine (dans les dispositions déjà énoncées).
Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce sacrement des malades présent en ce passage à lOuest, dans la mesure où elle condense toute l'histoire du sacrifice et de la rédemption de Frodon. C'est un vaste sujet, bien trop vaste pour cette partie d'une étude.
Il reste deux points sur lesquels il convient d'insister : le pardon des péchés, et le rôle de la Mer.
4-5-5 Le pardon des péchés
C'est en effet un des buts de ce sacrement, sur lequel je suis passé au début, mais que je reprend ici à présent.
Tolkien en fait explicite lui-même très brillamment cette présence d'un péché de Frodon, qui doit être pardonné, purifié plutôt. Ce péché, ce n'est pas celui d'avoir failli sur la crevasse du Destin, mais de continuer à désirer l'Anneau, après sa destruction… et de désirer une mort d'anéantissement, et non une mort dans la Foi.
Cet extrait de lettre explicite tout cela. Je le traduirai un autre jour, car elle est fort longue et il est bien tard (ou si quelqu'un veut s'y mettre), et vous la livre donc telle quelle :
[citation=246 From a letter to Mrs Eileen Elgar (drafts) september 1963]« […] Frodo undertook his quest out of love - to save the world he knew from disaster at his own expense, il he could ; and also in complete humility, acknowledging that he was wholly inadequate to the task. His real contract was only to do what he could, to try to find a way, and to go as far on the road as his strenght of mind and body allowed. He did that. I do not myself see that the breaking of is mind and will under demonic pressure after torment was any more a moral failure than the breaking of his body would have been - say, by being strangled by Gollum, or crushed by a failing rock.
That appears to have been the judgement of Gandalf and Aragorn and of all who learned the full story of his journey. Certainly nothing woud be concealed by Frodo ! But what Frodo himself felt about the events is quite another matter.
He appears at first to have had no sens of guilt (III 224-5) ; he was restored to sanity and peace. But then he thought that he had given his life in sacrifice : he expected to die very soon. But he did not, and one can observe the disquiet growing in him. Arwen was the first to observe the signs, and gave him her jewel for comfort, and thought of a way of healing him* Slowly he fades 'out of the picture', saying and doing less and less. I think it is clear on reflection to an attentive reader that when his dark time came upon him and he was conscious of being 'wounded by knife sting and tooth and a long burden' (III 268) it was only nightmare memories of past horrors that afflicted him, but also unreasoning self-reproach : he was himself and all that he done as a broken failure. 'Though I may come to the Shire, it will not seem the same, for I shall not be the same'. That was actually a temptation out of the Dark, a last flicker of pride : desire to have returned as a 'hero', not content with being a mere instrument of good. And it was mixed with another temptation, blacker and yet (in a sense) more merited, for however that may be explained, he had not in fact cast away the Ring by a voluntary act : he was tempted to regret its destruction, and still to desire it. 'it is gone for ever, and now all is dark and empty', he said as he wakened from his sickness in 1420.
'Alas ! there are some wounds that cannot be wholly cured', said Gandalf (III268) - not in Middle-Earth. Frodo was sent or allowed to pass over Sea to heal him - if that could be done, befire he died. He would have enventually to 'pass away' : no mortal could, or can, abide for ever on earth, or within Time. So he went both to a purgatory and to a reward, for a while : a period of reflection and peace and a gaining of a true understanding of his position in littleness and in greatness, spent still in Time amid the natural beauty of 'Arda Unmarred', the Earth unspoiled by evil.
Bilbo went too. No doubts as a completion of the plan due to Gandalf himslef. Gandalf had a very great affection for Bilbo, from the hobbit's childhood onwards. His companionship was really necessary for Frodo's sake - it is difficult to imagine a hobbit, even one who had been through Frodo's experiences, being really happy evenin an earthly paradise wihout a companion of his own kind, and Bilbo was the person that Frodo most loved. […] "[/citation]
4-5-6 La Mer
Dans la mesure où Tolkien ne parle jamais de voyage vers Valinor, mais toujours de passage au delà de la mer, ou bien de passage à l'Ouest, on peut prétendre que cette mer a un rôle elle aussi dans ce lieu sacré qu'est l'Ouest, et qui contient ce sacrement des malades.
Je m'étendrais dessus un autre jour, mais laisse volontiers Silmo donner des pistes sur cette questions.

