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Mise à jour du 30/04/2002
#10
Bonjour,
Je vais probablement sortir des énormités, mais je vous fais confiance pour me remettre les pendules à l'heure ;-)
Pour la forme, rien à dire, c'est très bien présenté, c'est agréable à lire, les sources sont facilement accessible (merci pour les liens vers les notes :-))
Pour le fonds, c'est très intéressant, notamment pour les compléments d'explications sur les choix de l'auteur pour fonder son oeuvre. Je partage assez ton opinion (qui d'ailleurs vient confirmer ce que j'avais entrevu jusqu'à présent).
Là où je n'ai pas très bien suivi (peut-être manque d'attention, alors pardon d'avance) :
- La notion de Destin, tu l'opposes à la Fatalité. Mais la fatalité est fixée par le destin, c'est ce qui doit arrivé, non ? Je l'opposais plus volontier au Hasard (cf. ta première phrase où le chaos organisé est inmpossible)
- le Destin des hommes de recevoir le "Don d'Ilùvatar" a été transformé par Melkor en "punition pour les hommes". J'avais, à travers la lecture, eut une conception quelque peu différente (mais tout à fait personnelle). Je pensais que ce "don" que recevaient les hommes étaient de pouvoir renaître ailleurs que sur Arda. Et dans ce contexte, après la Fin des Temps, "une musique encore plus grande, celle des choeurs des Ainur et des Enfants d'Ilùvatar" donnerait naissance à un autre monde, plus beau et parfait : un Paradis.
- le rôle de la Chrétienté : si l'influence de la religion est notoire dans les écris de Tolkien, sa pensée dans le Silmarillion, plus que pour le Seigneur des Anneaux (mais présente toutefois) était véritablement tournée vers la Création par un Dieu Unique, complété par des "Archanges" puissants (Valar) et des "anges" moins puissants (maiar) mais tout aussi actifs.
Là où je te rejoins totalement, Tolkien est un génie dans son genre. Et peu d'auteurs en vérité peuvent prétendre d'avoir laisser un Monde à leurs descendants. Le Silmarillion est une oeuvre bien plus complexe et complète que le Seigneur des Anneaux, bien plus passionnante aussi.
Deux questions cependant auxquelles je n'ai pas encore trouvé de réponse : dans le Silmarillion, au sujet des Valars : ils sont quinze au départ, puis Melkor est déchu, ils se retrouvent à quatorze. Y a t-il une signification à ce chiffre ou est-ce le fruit d'un hasard de la "création" (pour faire référence aux chiffres "magiques" de la Religion comme les douzes apôtres...) ? De même, ces Valars, pour les plus puissants vont par couple. Sauf Ulmo (que tu définiras justement comme l'Instrument de Eru via Manwë) ; Nienna et Melkor (là, on se doute que celui-là, il vaut mieux qu'il soit seul...) ?

Pardon d'avance pour les abérations de mes propos... :)

Yavanna



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