qu'un peu de métal froid
Que je prends dans mes mains
pour en juger le poids
Aussitôt que le feu
dans la forge enflammée
met une flamme en mes yeux
il semble s'animer
Lentement il rougit
et c'est là le moment
ou la pince le saisit
et délicatement
je le met sur l'enclume
et frappe frappe fort
il me semble qu'il fume
je le sens dans mon corps
Qu’est doux à mon oreille
Ce bruit si fort et beau
Il n’est rien de pareil
Que le son du marteau
Alors que peu à peu
se forme une lame
et mon âme prend feu
mes yeux sont pleins de larme
O mes pères les nains
Combien d'heures ont passées ?
Je ne sens plus mes mains
sont-ce donc des années ?
c'est comme si mon sang
mon cœur mon esprit
passaient en martelant
vers ce métal blanchi
Les runes alors je crée
et je cite les vers
qui vont sertir l'épée
et renforcer le fer
Enfin l'épée brûlante
je trempe dans cette eau
qui devient tout fumante
et me glace les os
j'ai la fièvre, je soupire
j'ai chaud je suis glacé
mais enfin je respire
Narsil est achevée

