06-07-2004, 14:58
[small][Édit (Yyr) 2021 : ce fuseau est l'un des nombreux rejetons de l'arbre initial de la traduction des poèmes][/small]
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<!--<small>Le fuseau "traduire... 2 bis" devient lourd :)</small>--><i>Bombadil goes boating</i> est un poème important, tant d'un point de vue externe qu'interne. D'un point de vue interne, parce qu'il nous présente beaucoup de la géographie du Pays de Bouc, et qu'il est l'un des rares textes à le faire. D'un point de vue externe, parce qu'en agissant ainsi, Tolkien a <i>vraiment</i> montré sa volonté d'ancrer le personnage de Tom Bombadil dans le paysage de la Comté, ce qui fait de lui un personnage plus qu'anecdotique. C'est pourquoi j'ai voulu traiter plus en détail de la question de la toponymie, puisqu'apparaissent dans ce poème des noms que l'on ne retrouve nulle part dans d'autres poèmes.
La traduction française de ces noms, si elle existe, n'est pas toujours appropriée… Mais comme quelques toponymes apparaissent aussi dans le <i>SdA</i>, j'ai fait attention et évité de modifier <i>Tournesaules</i>, <i>Maresque</i>, <i>Haricotière</i>... d'autant qu'en général, ils conviennent, eux, mis à part peut-être<i>Soldur</i> pour <i>Rushey</i>, encore qu'il puisse se défendre. Pour les autres, qui n'apparaissent que dans ce poème – à ma connaissance – et dont la traduction change suivant le traducteur, je me suis donc permise de les traduire à ma façon, en m'appuyant sur le<br>travail effectué par Jean-Rodolphe Turlin (Isengar) dans sa <a href="http://www.jrrvf.com/essais/promenade/maresque.html" target="new">Première promenade dans le Maresque</a> et de la septième au <a href="http://www.jrrvf.com/essais/promenade/bouc.html" target="new">Pays de Bouc</a>, du <i>Guide to the names</i> du professeur, du site d'Andreas Moehn, <a href="http://rover.wiesbaden.netsurf.de/~lalaith/M-earth.html" target="new"><i>Lalaith Middle Earth Science Pages</i></a>, et plus précisément de son article <a href="http://rover.wiesbaden.netsurf.de/~lalaith/Tolkien/Bombadil_in_the_Shire.html"><i>Bombadil in the Shire</i></a> et de dictionnaires :), dont certains électroniques : le dictionnaire français du projet atilf (le Trésor de la Langue Française) : <a href="http://atilf.atilf.fr/" target="new">http://atilf.atilf.fr</a> et un site de toponymie : <a href="http://crehangec.free.fr/" target="new">http://crehangec.free.fr/</a> bien complet, mais qui n'indique pas toujours le dialecte d'origine des étymologies.
Les lieux sont présentés ici dans l'ordre d'apparition au long du poème, sans prétention d'être <i>la</i> traduction idéale
<b>Elément de la préface</b> (traduction de Céline Leroy dans <i>Faërie et autres textes</i>) :
[colonne][gauche]Nos. 1 and 2 evidently come from the Buckland. They show more knowledge of that country, and of the Dingle, the wooded valley of the Withywindle,<sup><a name="sdfootnote1anc"><a href="#sdfootnote1sym%23sdfootnote1sym">1</sup></a> than any Hobbits west of the Marish were likely to possess. They also show that the Bucklanders knew Bombadil,<a name="sdfootnote2anc"><a href="#sdfootnote2sym%23sdfootnote2sym"><sup>2</a></sup> though, no doubt they had as little understanding of his powers as the Shirefolk had of Gandalf's: both were regarded as benevolent persons, mysterious maybe and unpredictable but nonetheless comic. No. I is the earlier piece, and is made up of various hobbit-versions of legends concerning Bombadil.<br>No. 2 uses similar traditions, though Tom's raillery is here turned in jest upon his friends, who treat it with amusement (tinged with fear); but it was probably composed much later and after the visit of Frodo and his companions to the house of Bombadil.[/gauche][droite]Les numéros 1 et 2 viennent de toute évidence du Pays de Bouc. Ils témoignent d'une trop grande connaissance de ce pays, et du Vallon, vallée boisée du Tournesaules<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>1</sup></a>, pour qu'un simple Hobbit venu de l'ouest du Maresque en puisse être l'auteur. Ils témoignent aussi que les habitants du Pays de Bouc n'ignoraient pas l'existence de Bombadil <a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><sup>2</sup></a>, bien qu'en sachant certainement aussi peu sur ses pouvoirs que les gens de la Comté sur ceux de Gandalf : tous deux passaient pour des personnes bienveillantes, à la fois mystérieuses et imprévisibles, mais malgré tout comiques. Le numéro 1 est le texte le plus ancien, et il se compose de plusieurs versions hobbites de légendes se rapportant à Bombadil. Le numéro 2 utilise de semblables traditions, bien que les railleries de Tom fassent la joie de tous ses amis qui s'en amusent (mais non sans trembler) ; mais il fut probablement composé bien plus tard et après le passage de Frodo et de ses compagnons à la maison de Bombadil.[/droite][/colonne]
[colonne][gauche]<small><a name="sdfootnote1anc%23sdfootnote1anc"><a href="#sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a>Grindwall was a small hythe on the north bank of the Withywindle; it was outside the Hay, and was so well watched and protected by a grind or fence extended into the water. Breredon (Briar Hill) was a little village on rising ground behind the hythe, in the narrow tongue between the end of the High Hay and the Brandywine. At the Mithe, the outflow of the Shirebourn, was a landing-stage, from which a lane ran to Deephallow and so on to the Causeway road that went through Rushey and Stock.</small>[/gauche][droite]<small><a href="#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>1</sup></a> Le <i>Mur de la Grille</i> était un petit débarcadère sur la rive nord du Tournesaules ; il se situait en dehors de la Haie, et était donc bien gardé et protégé par une <i>grille</i> ou barrière qui se poursuivait dans l'eau. <i>Breredon</i>(la Colline du Buisson de Ronces) était un petit village érigé sur un tertre derrière le débarcadère sur l'étroite langue de terre entre la fin de la Haie et le Brandevin. La Mithe, affluent de la Rivière de la Comté, comportait un embarcadère, d'où partait un chemin en direction de Fondtombe qui continuait jusqu'à la route de la Chaussée traversant Joncquisle et Stock.</small>[/droite][/colonne]
[colonne][gauche]<small><a name="sdfootnote2sym"><a href="#sdfootnote2anc%23sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a> Indeed they probably gave him this name (it is Bucklandish in form) to add to his many older ones.</small>[/gauche][droite]<small><a href="#_ftnref2" name="_ftn2"><sup>2</sup></a> Ce fut probablement eux en effet qui lui donnèrent ce nom (de forme typique du Pays de Bouc) en plus de tous ceux qu'il possédait déjà.</small>[/droite][/colonne]
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<!--<small>Le fuseau "traduire... 2 bis" devient lourd :)</small>--><i>Bombadil goes boating</i> est un poème important, tant d'un point de vue externe qu'interne. D'un point de vue interne, parce qu'il nous présente beaucoup de la géographie du Pays de Bouc, et qu'il est l'un des rares textes à le faire. D'un point de vue externe, parce qu'en agissant ainsi, Tolkien a <i>vraiment</i> montré sa volonté d'ancrer le personnage de Tom Bombadil dans le paysage de la Comté, ce qui fait de lui un personnage plus qu'anecdotique. C'est pourquoi j'ai voulu traiter plus en détail de la question de la toponymie, puisqu'apparaissent dans ce poème des noms que l'on ne retrouve nulle part dans d'autres poèmes.
La traduction française de ces noms, si elle existe, n'est pas toujours appropriée… Mais comme quelques toponymes apparaissent aussi dans le <i>SdA</i>, j'ai fait attention et évité de modifier <i>Tournesaules</i>, <i>Maresque</i>, <i>Haricotière</i>... d'autant qu'en général, ils conviennent, eux, mis à part peut-être<i>Soldur</i> pour <i>Rushey</i>, encore qu'il puisse se défendre. Pour les autres, qui n'apparaissent que dans ce poème – à ma connaissance – et dont la traduction change suivant le traducteur, je me suis donc permise de les traduire à ma façon, en m'appuyant sur le<br>travail effectué par Jean-Rodolphe Turlin (Isengar) dans sa <a href="http://www.jrrvf.com/essais/promenade/maresque.html" target="new">Première promenade dans le Maresque</a> et de la septième au <a href="http://www.jrrvf.com/essais/promenade/bouc.html" target="new">Pays de Bouc</a>, du <i>Guide to the names</i> du professeur, du site d'Andreas Moehn, <a href="http://rover.wiesbaden.netsurf.de/~lalaith/M-earth.html" target="new"><i>Lalaith Middle Earth Science Pages</i></a>, et plus précisément de son article <a href="http://rover.wiesbaden.netsurf.de/~lalaith/Tolkien/Bombadil_in_the_Shire.html"><i>Bombadil in the Shire</i></a> et de dictionnaires :), dont certains électroniques : le dictionnaire français du projet atilf (le Trésor de la Langue Française) : <a href="http://atilf.atilf.fr/" target="new">http://atilf.atilf.fr</a> et un site de toponymie : <a href="http://crehangec.free.fr/" target="new">http://crehangec.free.fr/</a> bien complet, mais qui n'indique pas toujours le dialecte d'origine des étymologies.
Les lieux sont présentés ici dans l'ordre d'apparition au long du poème, sans prétention d'être <i>la</i> traduction idéale
<b>Elément de la préface</b> (traduction de Céline Leroy dans <i>Faërie et autres textes</i>) :
[colonne][gauche]Nos. 1 and 2 evidently come from the Buckland. They show more knowledge of that country, and of the Dingle, the wooded valley of the Withywindle,<sup><a name="sdfootnote1anc"><a href="#sdfootnote1sym%23sdfootnote1sym">1</sup></a> than any Hobbits west of the Marish were likely to possess. They also show that the Bucklanders knew Bombadil,<a name="sdfootnote2anc"><a href="#sdfootnote2sym%23sdfootnote2sym"><sup>2</a></sup> though, no doubt they had as little understanding of his powers as the Shirefolk had of Gandalf's: both were regarded as benevolent persons, mysterious maybe and unpredictable but nonetheless comic. No. I is the earlier piece, and is made up of various hobbit-versions of legends concerning Bombadil.<br>No. 2 uses similar traditions, though Tom's raillery is here turned in jest upon his friends, who treat it with amusement (tinged with fear); but it was probably composed much later and after the visit of Frodo and his companions to the house of Bombadil.[/gauche][droite]Les numéros 1 et 2 viennent de toute évidence du Pays de Bouc. Ils témoignent d'une trop grande connaissance de ce pays, et du Vallon, vallée boisée du Tournesaules<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><sup>1</sup></a>, pour qu'un simple Hobbit venu de l'ouest du Maresque en puisse être l'auteur. Ils témoignent aussi que les habitants du Pays de Bouc n'ignoraient pas l'existence de Bombadil <a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><sup>2</sup></a>, bien qu'en sachant certainement aussi peu sur ses pouvoirs que les gens de la Comté sur ceux de Gandalf : tous deux passaient pour des personnes bienveillantes, à la fois mystérieuses et imprévisibles, mais malgré tout comiques. Le numéro 1 est le texte le plus ancien, et il se compose de plusieurs versions hobbites de légendes se rapportant à Bombadil. Le numéro 2 utilise de semblables traditions, bien que les railleries de Tom fassent la joie de tous ses amis qui s'en amusent (mais non sans trembler) ; mais il fut probablement composé bien plus tard et après le passage de Frodo et de ses compagnons à la maison de Bombadil.[/droite][/colonne]
[colonne][gauche]<small><a name="sdfootnote1anc%23sdfootnote1anc"><a href="#sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a>Grindwall was a small hythe on the north bank of the Withywindle; it was outside the Hay, and was so well watched and protected by a grind or fence extended into the water. Breredon (Briar Hill) was a little village on rising ground behind the hythe, in the narrow tongue between the end of the High Hay and the Brandywine. At the Mithe, the outflow of the Shirebourn, was a landing-stage, from which a lane ran to Deephallow and so on to the Causeway road that went through Rushey and Stock.</small>[/gauche][droite]<small><a href="#_ftnref1" name="_ftn1"><sup>1</sup></a> Le <i>Mur de la Grille</i> était un petit débarcadère sur la rive nord du Tournesaules ; il se situait en dehors de la Haie, et était donc bien gardé et protégé par une <i>grille</i> ou barrière qui se poursuivait dans l'eau. <i>Breredon</i>(la Colline du Buisson de Ronces) était un petit village érigé sur un tertre derrière le débarcadère sur l'étroite langue de terre entre la fin de la Haie et le Brandevin. La Mithe, affluent de la Rivière de la Comté, comportait un embarcadère, d'où partait un chemin en direction de Fondtombe qui continuait jusqu'à la route de la Chaussée traversant Joncquisle et Stock.</small>[/droite][/colonne]
[colonne][gauche]<small><a name="sdfootnote2sym"><a href="#sdfootnote2anc%23sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a> Indeed they probably gave him this name (it is Bucklandish in form) to add to his many older ones.</small>[/gauche][droite]<small><a href="#_ftnref2" name="_ftn2"><sup>2</sup></a> Ce fut probablement eux en effet qui lui donnèrent ce nom (de forme typique du Pays de Bouc) en plus de tous ceux qu'il possédait déjà.</small>[/droite][/colonne]

