Les enfants savent au fond d’eux même que l’histoire contée est une fiction.
Mais ils identifient plus ou moins consciemment la part de vérité qu’ils contiennent.
C’est différent de la violence brut des émissions télévisées par exemple.
Salomé, ma fille de 4 ans, a présenté, après les fêtes de Noël, quelques difficultés (pleurs++), inhabituels pour elle, à se séparer (nourrice) de ma femme et moi quand nous avons repris le travail.
Je ne m’en suis pas vraiment inquiété mais il y a deux jours alors que nous faisions un jeux de rôle, ma fille en vendeuse de glace et moi le client, voici que la, dite, vendeuse me parle de ses parents qui sont mort, emportés par une « vague géante ».
Je fais le lien avec ce qui nous occupe ici.
Les contes peuvent être source d’apprentissage en abordant des thèmes très douloureux sans qu’ils soient traumatisants comme les actualités.
Je me demande une chose, vous martelez que la signification des Contes est aujourd’hui perdue, obscure. Comment alors exclure d’emblée qu’ils aient été destiné, aussi, aux enfants ?
Sur le seul critère violence ? Je suis circonspect.
L’origine latine du mot enfant, « infans », « celui qui ne parle pas », nous signale qu’à une époque l’enfant n’avait pas la parole et n’existait pas en tant que tel. Cela ne sous-entend pas, je pense, qu’ils étaient exclus des traditions orales.
Maintenant effectivement quand ces joutes orales, ces légendes, avaient pour intention de préserver et de transmettre la culture d’un peuple ce n’était bien entendu pas destiné qu’aux enfants.
L’histoire retenue par ces « gardiens des lois » contenait aussi bien les contes et les légendes populaires que les récits épiques et les généalogies royales. Leur auditoire pouvait très bien être partagé entre adulte et enfant. Et ne pas être exclusivement réservé à l’un ou à l’autre « groupe ».
Mais encore une fois Lambertine devrait préciser son interrogation pour savoir de quoi parle t-on exactement.
Mais ou est-elle ????? ;°)
L’errantgris.

