Silmo: >Une description tellement poétique que j'aurais du mal à imaginer que le Professeur n'a pas succombé un jour à l'appel des mouettes.
Je suis entièrement d'accord avec toi : son expérience a pu permettre à Tolkien de forger quelques descriptions merveilleuses (notamment celle que tu évoques où Tuor découvre la mer).
Je te suis donc au niveau de la possibilité que Tolkien ait retranscrit de façon poétique des souvenirs idéalisés. Il me semble toutefois plus délicat - mais je ne te soupçonne pas de le faire :-) - de tenter d'expliquer de cette façon l'importance (non directement liée à la beauté) de la mer dans les écrits relevant du monde secondaire. Je trouve par contre plutôt séduisante l'analyse interniste de Cédric qui rappelle l'évocation de la musique des Ainur permise par la mer.
Une telle analyse n'est d'ailleurs pas forcément très éloignée de ce que rapporte Vinyamar, à savoir l'existence d'un quelque chose qui nous touche avec la mer quels que soient notre culture, notre pays ou nos origines. Peut-être est-ce lié aux sentiments d'infini, de liberté, de calme ou de puissance procurés par la contemplation de la mer ? Elle représente ainsi la nature indomptable, imprévisible, et certainement peut-on avoir à travers elle un aperçu (même très imparfait) de la grandeur de Dieu et de sa création (la musique des Ainur). Que la mer trouve une place importante dans les récits du Professeur Tolkien n'est alors pas forcément très étonnant.
Finrod, fatigué.

