18-11-2002, 22:32
Quelques notes à la suite de la lecture de vos posts avec des références 'à ajouter au dossier', comme dirait Didier ;-)
[citation=FR, II.6]At that moment Gandalf lifted his staff, and crying aloud he smote the bridge before him.[/citation]
Autant je te suis Nikita (la Voie étroite fait essentiellement référence au message évangélique des deux voies), autant je suis d'accord avec Vinyamar pour trouver dans le texte de la rencontre de Gandalf et du Balrog une référence à la traversée de la Mer Rouge. Ceci essentiellement sur le plan du vocabulaire où trois termes (lift / staff / smite) se retrouvent dans la KJV; d'abord :
[colonne][gauche=Esaïe 10:24-26](24) Therefore thus saith the Lord GOD of hosts: "O My people that dwellest in Zion, be not afraid of the Assyrian. He shall smite thee with a rod and shall lift up his staff against thee, after the manner of Egypt.
(25) For yet a very little while and the indignation shall cease, and Mine anger in their destruction."
(26) And the LORD of hosts shall stir up a scourge for him according to the slaughter of Midian at the rock of Oreb; and as His rod was upon the sea, so shall He lift it up after the manner of Egypt.[/gauche][droite]Cependant, ainsi parle le Seigneur, l'Eternel des armées: O mon peuple, qui habites en Sion, ne crains pas l'Assyrien! Il te frappe de la verge, Et il lève son bâton sur toi, comme faisaient les Egyptiens.
Mais, encore un peu de temps, Et le châtiment cessera, Puis ma colère se tournera contre lui pour l'anéantir.
L'Eternel des armées agitera le fouet contre lui, Comme il frappa Madian au rocher d'Oreb; Et, de même qu'il leva son bâton sur la mer, Il le lèvera encore, comme en Egypte.[/droite][/colonne]
Passage qui renvoie bien au passage de la Mer Rouge et plus généralement à la sortie d’Egypte (cf. les deux mentions de l’Egypte).
Car la description d’un acte de Moïse récurrent et aux conséquences toujours miraculeuses relève d’un vocabulaire qui se retrouve dans le geste de Gandalf qui stoppe le Balrog
[citation=Ex 7:20, 8:16-17, 14:16, 17:5, 17:9]And Moses and Aaron did so, as the LORD commanded; and he lifted up the rod and smote the waters that were in the river, in the sight of Pharaoh and in the sight of his servants; and all the waters that were in the river were turned to blood.
And the LORD said unto Moses, "Say unto Aaron, `Stretch out thy rod and smite the dust of the land, that it may become lice throughout all the land of Egypt.'"
And they did so; for Aaron stretched out his hand with his rod and smote the dust of the earth, and it became lice on man and on beast. (…)
But lift thou up thy rod, and stretch out thine hand over the sea and divide it; and the children of Israel shall go on dry ground through the midst of the sea.
And the LORD said unto Moses, "Go on before the people, and take with thee of the elders of Israel; and thy rod with which thou smotest the river, take in thine hand and go.
[normal](Au passage Vinyamar, voilà la référence qui montre Moïse comme ayant frappé la Mer Rouge pour la séparer! ;-))[/normal]
And Moses said unto Joshua, "Choose us out men, and go out, fight with Amalek. Tomorrow I will stand on the top of the hill with the rod of God in mine hand."[/citation]
Toujours avec, comme grille de lecture, les seuls points de contact de vocabulaire, j'ai pensé au texte de :
[citation=Luc 16:26]And beside all this, between us and you there is a great gulf fixed, so that they who would pass from here to you cannot; neither can they pass to us, that would come from there.'[/citation]
Le contexte et le message de cette parabole du riche et de Lazare sont bien différent du terrible combat sur le pont de Khazad-Dûm. Mais si l'on se souvient des terrible "flammes" (qui font "souffrir" l'homme riche qui se retrouve dans le "séjour des morts", séparé à jamais du "sein d'Abraham" par "un grand abîme"), on retrouve un second point de contact avec le feu qui entoure le Balrog ("Fire came from his nostrils"). Le premier point étant dans l'interdiction impérative en forme de litanie prononcée par Gandalf : [emphase]« You cannot pass »[/emphase] (4 fois en une page!).
Comment interpréter ce contact? Même s'il s'agit de sur-interprétation, je vois dans le combat de Gandalf un combat pour maintenir l'ordre établi : le monde, avec le retour de Sauron, se dérègle, les mondes qui devraient être séparés se rejoignent (symbole du pont) avec le risque que le "sein d'Abraham" (Arda représentée par les membres de la Compagnie) soit envahi par "le séjour des morts" (le Mordor représenté par le Balrog). L'ordre des choses ne doit pas être rompu : le Balrog "ne peut pas passer"; il est donc alors normal que le pont frappé par le bâton soit détruit pour arrêter le Balrog. (Tout comme la Mer frappée et divisée se referme pour stopper les Egyptiens.)
Cette lecture n'empêche pas d'y superposer une lecture toute aussi réelle : celle de Gandlaf qui donne sa vie pour ses amis ([emphase]« Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis »[/emphase]).
Gandalf n'est pas encore une figure de Christ triomphant tel qu'il le deviendra sous la forme du Cavalier Blanc, mais, déjà dans ce passage, la couleur blanche (celle de Glamring, celle de la flamme de son bâton) et le combat lui sont associés : Gandalf est bien l'équivalent du Christ qui combat pour le salut de ceux qui le suivent.
Je me suis un peu éloigné de 'la Voie étroite' (aïe!), pardonne-moi Vinyamar, mais il y a là manifestement la superposition et le prolongement de plusieurs thèmes bibliques non d'un seul.
Sosryko
heureux de vous retrouver,
même si ce n'est qu'en passant
[citation=FR, II.6]At that moment Gandalf lifted his staff, and crying aloud he smote the bridge before him.[/citation]
Autant je te suis Nikita (la Voie étroite fait essentiellement référence au message évangélique des deux voies), autant je suis d'accord avec Vinyamar pour trouver dans le texte de la rencontre de Gandalf et du Balrog une référence à la traversée de la Mer Rouge. Ceci essentiellement sur le plan du vocabulaire où trois termes (lift / staff / smite) se retrouvent dans la KJV; d'abord :
[colonne][gauche=Esaïe 10:24-26](24) Therefore thus saith the Lord GOD of hosts: "O My people that dwellest in Zion, be not afraid of the Assyrian. He shall smite thee with a rod and shall lift up his staff against thee, after the manner of Egypt.
(25) For yet a very little while and the indignation shall cease, and Mine anger in their destruction."
(26) And the LORD of hosts shall stir up a scourge for him according to the slaughter of Midian at the rock of Oreb; and as His rod was upon the sea, so shall He lift it up after the manner of Egypt.[/gauche][droite]Cependant, ainsi parle le Seigneur, l'Eternel des armées: O mon peuple, qui habites en Sion, ne crains pas l'Assyrien! Il te frappe de la verge, Et il lève son bâton sur toi, comme faisaient les Egyptiens.
Mais, encore un peu de temps, Et le châtiment cessera, Puis ma colère se tournera contre lui pour l'anéantir.
L'Eternel des armées agitera le fouet contre lui, Comme il frappa Madian au rocher d'Oreb; Et, de même qu'il leva son bâton sur la mer, Il le lèvera encore, comme en Egypte.[/droite][/colonne]
Passage qui renvoie bien au passage de la Mer Rouge et plus généralement à la sortie d’Egypte (cf. les deux mentions de l’Egypte).
Car la description d’un acte de Moïse récurrent et aux conséquences toujours miraculeuses relève d’un vocabulaire qui se retrouve dans le geste de Gandalf qui stoppe le Balrog
[citation=Ex 7:20, 8:16-17, 14:16, 17:5, 17:9]And Moses and Aaron did so, as the LORD commanded; and he lifted up the rod and smote the waters that were in the river, in the sight of Pharaoh and in the sight of his servants; and all the waters that were in the river were turned to blood.
And the LORD said unto Moses, "Say unto Aaron, `Stretch out thy rod and smite the dust of the land, that it may become lice throughout all the land of Egypt.'"
And they did so; for Aaron stretched out his hand with his rod and smote the dust of the earth, and it became lice on man and on beast. (…)
But lift thou up thy rod, and stretch out thine hand over the sea and divide it; and the children of Israel shall go on dry ground through the midst of the sea.
And the LORD said unto Moses, "Go on before the people, and take with thee of the elders of Israel; and thy rod with which thou smotest the river, take in thine hand and go.
[normal](Au passage Vinyamar, voilà la référence qui montre Moïse comme ayant frappé la Mer Rouge pour la séparer! ;-))[/normal]
And Moses said unto Joshua, "Choose us out men, and go out, fight with Amalek. Tomorrow I will stand on the top of the hill with the rod of God in mine hand."[/citation]
Toujours avec, comme grille de lecture, les seuls points de contact de vocabulaire, j'ai pensé au texte de :
[citation=Luc 16:26]And beside all this, between us and you there is a great gulf fixed, so that they who would pass from here to you cannot; neither can they pass to us, that would come from there.'[/citation]
Le contexte et le message de cette parabole du riche et de Lazare sont bien différent du terrible combat sur le pont de Khazad-Dûm. Mais si l'on se souvient des terrible "flammes" (qui font "souffrir" l'homme riche qui se retrouve dans le "séjour des morts", séparé à jamais du "sein d'Abraham" par "un grand abîme"), on retrouve un second point de contact avec le feu qui entoure le Balrog ("Fire came from his nostrils"). Le premier point étant dans l'interdiction impérative en forme de litanie prononcée par Gandalf : [emphase]« You cannot pass »[/emphase] (4 fois en une page!).
Comment interpréter ce contact? Même s'il s'agit de sur-interprétation, je vois dans le combat de Gandalf un combat pour maintenir l'ordre établi : le monde, avec le retour de Sauron, se dérègle, les mondes qui devraient être séparés se rejoignent (symbole du pont) avec le risque que le "sein d'Abraham" (Arda représentée par les membres de la Compagnie) soit envahi par "le séjour des morts" (le Mordor représenté par le Balrog). L'ordre des choses ne doit pas être rompu : le Balrog "ne peut pas passer"; il est donc alors normal que le pont frappé par le bâton soit détruit pour arrêter le Balrog. (Tout comme la Mer frappée et divisée se referme pour stopper les Egyptiens.)
Cette lecture n'empêche pas d'y superposer une lecture toute aussi réelle : celle de Gandlaf qui donne sa vie pour ses amis ([emphase]« Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis »[/emphase]).
Gandalf n'est pas encore une figure de Christ triomphant tel qu'il le deviendra sous la forme du Cavalier Blanc, mais, déjà dans ce passage, la couleur blanche (celle de Glamring, celle de la flamme de son bâton) et le combat lui sont associés : Gandalf est bien l'équivalent du Christ qui combat pour le salut de ceux qui le suivent.
Je me suis un peu éloigné de 'la Voie étroite' (aïe!), pardonne-moi Vinyamar, mais il y a là manifestement la superposition et le prolongement de plusieurs thèmes bibliques non d'un seul.
Sosryko
heureux de vous retrouver,
même si ce n'est qu'en passant

