content de te voir finalement intervenir ici bas :-))
Merci pour ton apport. C'est vrai que toucher aux textes originaux change quand même l'impact des relations.
Je trouve en tous cas que ta référence inattendue au passage du fossé entre Lazare et le riche (l'enfer et le sein d'Abraham) amène déjà un élément de réponse sur le devoir de Gandalf: "Je dois tenir la voie étroite; effectivement empêcher qu'un monde n'atteigne l'autre.
Pour le reste, ma foi, je te rejoins je crois ;-)
Nikita: mon rapprochement avec la mer rouge ne voulait pas dénigrer ton interprétation (celle évangélique, celle de Lancelot me semblant insuffisante), mais apporter une ouverture de plus pour comprendre ce passage du pont, puisque nous en étions resté à des suppositions. Je concède que cela reste un peu acrobatique (et j'aurais pu faire pire), mais l'évocation reste néanmoins forte, à cause du bâton, et de la nature de Gandalf. Le Balrog aussi est un Maïa, un ange, ce qu'est précisément la colonne de feu et de ténèbres. Ces deux points peuvent ("peuvent" seulement) être une aide de lecture. L'apport de Sosryko ne garantit toujours pas notre vision de la chose, mais comme tu dis, pour l'instant personne n'a proposé mieux.
TB: bien sûr, ce n'est pas qu'il est anormal pour Gandalf d'avoir des phrases étranges, mais c'est que ce serait anormal qu'à un point culminant comme ce passage ses paroles ne soient pas chargées d'un grand sens, comme chacune de ses paroles, surtout quand elles sont énigmatiques. Or celle-ci m'a brusquement sauté aux yeux. Pourquoi telle façon de s'exprimer (etc... revoir début du fuseau).
Après l'ajout de Sosryko, ce que j'en tire est que Gandalf a pour devoir de maintenir la séparation entre les deux mondes, à l'instar des deux lieux de séjour l'un de souffrance l'autre de repos du passage de Lazare et du mauvais riche.
La destruction du pont et le Balrog qui s'abîme me semble faire écho à la mer rouge, un autre passage (étroit ?) qui fut gardé et qu'il ne fallait pas laisser à l'adversaire poursuivant le droit de passer.
Enfin, la mention de la voie étroite reste encore un peu obscure. je ne peux pas penser qu'il s'agit d'une métaphore du Christ, puisque Gandalf le détruit pour abîmer le Balrog, même si le vocabulaire, lui, est évangélique. Je pense plutôt aux deux courts passages que j'ai relevé tout au début.
Voilà...
PS: sosryko: tu compte faire un compte rendu de tout ça (je pense notamment à ton travail dans affaire de volonté ?)

