à la phrase que tu relèves, j'avais mis le conditionnel, un point d'interrogation et des points de suspension ... parce je ne pense pas non plus que Tolkien ait voulu donner une impression de "fatalité", d'histoire déjà écrite et dont les Valar auraient été les gardiens.
L'oeuvre de Tolkien prône au contraire le libre-arbitre ! thème récurrent dans ce forum et que l'on retrouve sur de nombreux sujets !
Encore que ... le message Turin maudit de Moraldandil ouvre une perspective intéressante sur le poids de la fatalité dans le destin de Turin ! à lire et à méditer (à propos, Moraldandil, merci d'avoir suivi notre demande de traduction des longues citations en anglais : ceux qui ne maitrisent pas parfaitement la langue de Tolkien te remercient !)
BrancheDeSaule, je ne savais pas que "créer" et "poésie" avaient des sens étymologiques communs !
Je te rejoins aussi dans ton interrogation : quelle est la part de liberté des Valar dans leur création d'Arda ?
Cherchent-ils à façonner le monde tel leur vision générée par les chants inspirés par Eru, (simplement perturbés par Melko qui lui aussi serait inspiré par Eru) ?
Ont-ils une liberté de manoeuvre qui donne libre-cours à leur personnalité propre (laquelle est peut-être aussi due à Eru ...) ?
On peut rapprocher ces interrogations de celles qu'ont tous les parents devant leurs enfants : quelle est la part de l'inné et de l'acquis ?
Je suis en train de lire le Valaquenta.

