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Du beurre salé au beurre marri : un glissement sémantique
#17
Et qui est-ce qui m'enguirlandais pour parler de plaisirs interdits ? Voilà les déclarations d'amour en ligne, main'nant ! :p Mais c'est pas de jeu, parce que y'a qu'un garçon qui peut faire ce jeu de mot facile (ou certaines filles, d'accord, mais pas moi, en tout cas ;))...
Enfin, je ne vais pas lancer une kabbale* contre toi pour ça... Un stage de salade avec Silmo, ça vaut son pesant de cacahouètes (ou non : son pesant de sandouiches ;)).

S.

* Alors là, j'avoue que c'est carrément capillotracté... J'hésite même à livrer les arcanes de ce jeu de mot plus que foireux. Mais comme il est instructif, tout de même... Bon.
Gabelle, comme nous l'indique le TLF, s'écrivait avant cabelle, et venait, par emprunt aux Italiens qui piquèrent ça aux Arabes (quel souk) qabāla, "impôt".
De qabāla à qabbāla, il n'y a qu'un beta, et aussi le fait que qabbāla (avec deux b) vient de l'hébreux, « tradition reçue, doctrine ésotérique »... aucun lien, puisque qabbāla vient de qibbel « recevoir par tradition » (sens fortement oublié à présent puisqu'on entend plus facilement, par "kabbale" (on écrit aussi "cabale"), un plan machiavélique pour perdre quelqu'un, ou via "cabalistique", un discours incompréhensible). Mais j'arrête là mon verbiage. Pour le coup c'est cabalistique et ça manque de sel. T'façon j'ai perdu le stage :'(

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