L'on parle céans de beurre salé qui serait marri, et on y ajoute foi sous prétexte d'un quelconque commentaire griffonné sur nappe de papier** par Tolkien, mais on oublie que ledit beurre participe du sacré de la religion catholique: Peu de gens le savent aujourd'hui, mais le beurre était jadis baratté après ajout d'un petit morceau de papier tiré d'un livre de messe, d'où l'appellation: beurre de missel.
La grande ferveur et piété du professeur, doublé de l'érudition dont il faisait part dans de nombreux domaines, me font douter de la réelle importance linguistique comme mythopoétique du court texte traduit -avec brio, soit dit en passant- par notre stellaire ami.
Dans tous les cas, le seul beurre digne de ce nom s'obtient par adjonction d'un précipité cristallin obtenu par évaporation d'eau de mer. Ledit précipité, nommé sel contient, certes, du chlorure de sodium en forte quantité, mais également nombre de minéraux et oligo-éléments nécessaires au bon fonctionnement métabolique des Enfants d'Eru, Premiers-nés comme Seconds.
Pour ce qui est des Nains, je ne le sais point.
* Et non point "abominablement"
** Comme de légendaires fresques castelroussines, dont seules quelques parties ont -à mon grand regret- traversé les âges.
P.
Deux mois sans beurre, car la Provence ne connait que le doux et je n'ai pas de réfrigérateur.

