Thread Rating:
  • 0 Vote(s) - 0 Average
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Du beurre salé au beurre marri : un glissement sémantique
#27
En provence, à défaut d'asta malina tiua, "Olea Oliva Virgina" peut faire l'affaire (sliourp)... n'importe quoi sauf du doux.

Magnifique complément, cher Dragon :-)
le "beurre de missel", fallait oser.
Creuser plus profond (cf. Isengar) permet de vérifier l'adage newtonien évoqué tantôt: "y a toujours moyen de tomber plus bas".


our les nains, fastoche.... c'est dans leurs mines bien sûr qu'ils extraient le sel gemme (ou halite). C'est du gisement sédimentaire (ou évaporite) provenant de l'évaporation des mers et des lacs salés lors de la lente évolution d'Arda. Mais rien à goûter * avec le sel des marais salants. L'épicurien dirait que le sel de mine, c'est juste bon à déneiger les autoroutes.
(pinaise, ça me rappelle ma jeunesse et les cours de géologie à la fac de sciences d'Angers).

Dans les zones désertiques, les mines de sel peuvent être à ciel ouvert. Sachez aussi que l'aridité nécessaire à la cristallisation peut-être causée par le froid intense dans les zones proches des pôles.


En Terre-du-Milieu, on peut supposer que le sel de SAM avait plus de chances d'être du sel de mine commercialisé par les nains (puisqu'en dehors de remarquables exceptions, les hobbits n'étaient pas gens de mer)... mais à la guerre comme à la guerre, c'était déjà bien d'en avoir pour assaisonner le lapin :-).

On ne serait pas exhaustif sans un mot sur la Fleur de Sel, la crème de la crème du saunier (ou paludier). C'est la première extraction, fragile, aux cristaux immaculés ou rosés, qui se forme la nuit, ou entre chien et loup, à la surface des oeillets sous l'action (indispensable) d'un vent sec **.
Attendu entre joie et crainte, le 'vent de galerne' à Noirmoutier (= gwalarn chez nos voisins bretons) assèche vite et bien les marais mais il est parfois accompagné d'averses qui anéantissent la récolte
Merveilleux artisanat sans aucune mécanisation ni chimie, où l'humain ne travaille qu'avec le vent et la douce pente entre deux bassins. Noble travail qui mérite bien son "SALaire" (puisque ce mot vient lui aussi du sel).

Dans les régions où le climat est moins généreux, on faisait autrefois bouillir le sable imprégné de sel marin, par exemple dans le Cotentin. On appelait la région "pays de quart-bouillon" car 1/4 de la récolte était versé en impôt au royaume.

Anecdote (strictement authentique): au 17ème s., la tentative de remplacer le privilège de quart-bouillon par la gabelle provoqua, en Normandie, la "révolte des va-nu-pieds" autrement désignée "soulèvement des nu-pieds"... Le lien avec les Hobbits est flagrant. Du coup, ce que je supposais est peut-être bien erroné. Les Hobbits n'achetaient pas forcément le sel aux Nains. Ils faisaient peut-être bouillir le sable de leurs trous.

Isengar, à toi de nous dire. c'est toi le Dr Es-Shire :-)

et pour illuster, voici des rangs de meulons... :-))


Silmo

PS: pour les caramels au miel et fleur de sel, je mettrai aujourd'hui une recette dans le fuseau Les Hobbits aux fourneaux mais c'est 'infernal' à réaliser (entendez par là - surtout Laegalad ;-) - qu'il faut beaucoup de matériel :-))

[séparation]

* Ben quoi? On dit bien « rien à voir ».

** L'[emphase]ëarasto[/emphase] nous apparaît finalement comme l'une des plus belles créations conjointes de Manwë et Ulmo.
Reply


Messages In This Thread

Forum Jump:


Users browsing this thread: 1 Guest(s)