22-01-2009, 12:00
Hé ! Hé ! Ainsi que tu viens toi-même de le montrer Stéphanie, nul n'est insensible à une parole, bienveillante ou malveillante ;) Nous sommes des êtres de parole, et à ce titre béné-dictions et malé-dictions ne sont pas sans pouvoir. Ce que Bertrand a proposé (Túrin maudit : une illusion d'optique ?) montre qu'une malédiction a le pouvoir qu'on veut bien lui donner, mais ne prétend pas que c'est aussi facile que cela d'y échapper ... C'est vrai qu'il y a un choix à faire, et que l'illusion qui consiste à croire que nous sommes l'objet de forces qui nous gouvernent malgré nous doit être rejetée, mais il serait tout aussi illusoire de nous croire libres de toute influence, de toute puissance extérieure ... Cf. le Marrissement etc.
(...) Je prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre :
je te propose la vie ou la mort,
la bénédiction ou la malédiction.
Choisis donc
la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez (...)
je te propose la vie ou la mort,
la bénédiction ou la malédiction.
Choisis donc
la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez (...)
Deutéronome XXX, 19
Je suis bien d'accord avec toi : Túrin choisit systématiquement (pour ce qui le concerne) l'orgueil à la pitié — non point la pitié mépris (Michèle on te sent bouillir d'ici :)) mais la pitié miséricorde — cette merci qui aurait dénoué si facilement les liens que Túrin avait lui-même serrés. Mais, autant j'ai du mal à suivre Silmo (& bon nombre de jrrvfiens de mémoire) prenant fait et cause pour Túrin, autant je te le demande, qui sommes-nous pour décider que telle faute est impardonnable ? Les épreuves et les choix de Túrin ne sont pas très éloignés de ceux des membres de la Compagnie de l'Anneau, avec la chute et le relèvement (et l'expiation) de certains. Túrin ne saurait être réduit à son orgueil ... heureusement !
Yyr

