Bonjour,
je m'insère dans ce fuseau un peu tard, et avec certainement de gros sabots.
Je pense avoir été l'un des rarissimes intervenants de ce forum a avoir toujours loué F. Ledoux et à le défendre bec et ongles contre tous ceux qui critiquaient, souvent sans rien savoir d'autre que le slogan tout fait "Ledoux a saccagé Tolkien", parfois en ayant connaissance de quelques unes de ses rares coquilles, parfois même en lui reprochant des fautes imaginaires, on confondant avec des coquilles de l'édition (genre des tirets de dialogues qui sautent).
J'ai toujours encensé Ledoux car c'est lui qui m'a permis de plonger dans l'univers proprement Lyrique de Tolkien, et il faut du talent et même du génie en ce qui concerne Tolkien. Car le plus important dans une traduction n'est pas de coller au texte à tout prix, mais davantage d'exprimer ce que l'auteur a voulu exprimer : le souffle, le lyrisme, la poésie (et quelle poésie peut se permettre de coller au texte), l'humour, la dramaturgie.
Aussi regardé-je ce projet depuis que j'en ai entendu parler avec beaucoup de méfiance. D'admiration pour ceux qui ont tenté l'aventure, mais de méfiance.
Que vont devenir les coups de génie de Ledoux : SylveBarbe, Sacquet de Besace, (mince, j'ai un trou momentané pour tous les autres), et son lyrisme qui m'a plongé dans des émotions jamais ressenties auparavant, et jamais retrouvées dans les molles traductions du Silmarillon ou des Contes et Légendes inachevées qui elles, pour le coup, mériteraient un bon nouveau travail tant les cassis jalonnent le texte sans même avoir besoin de lire l'original pour s'en rendre compte.
Bien sûr notre devoir de Tolkiendil est d'encenser ceux qui se lancent dans un tel travail (après tout, il y avait bien une ou deux coquilles de la part de Ledoux), mais sincèrement, j'ai beaucoup de mal à me joindre au cortège de félicitations qui accompagne la sortie de ce travail monumental.
Je pense avoir le droit de jouer ce rôle car j'ai longtemps été un des seuls défenseur de Ledoux, seul contre tous.
Je vais lire en tremblant la concordance faite par Sosryko, même si j'ai du mal à comprendre son fonctionnement (où est la concordance ? il n'y a que le texte de Lauzon)
Je suis déjà choqué des premières ligne. Comment, Bilbon et Frodon redeviennent Bilbo et Frodo ?? Il me semblait pourtant que c'est Tolkien lui-même qui avait demandé à ce que les noms soient tous traduits dans les langues vernaculaires (prenant il me semble pour illustrer ce besoin le mot pour évoquer un "champ de fleur" en néerlandais), et que c'est lui qui dans son guide des traductions avait demandé expressément que Frodo devienne en français Frodon.
Soit j'ai de mauvaises sources, et Ledoux a pris des initiatives fort puissantes, soit la nouvelle traduction a voulu s'harmoniser avec Bilbo le Hobbit, ce qui le fait déjà entrer sur un mauvais chemin !
Je lis ici déjà tant de choses qui m'effraie, "Coureur" au lieu de "Rôdeur" (rôdeur est un nom qui existe et est utilisé, et qui colle à l'aura de mépris qui entoure ces gens, tandis que coureur n'est pas vraiment un nom commun existant en dehors du sport et n'a aucune connotation autre que sportive), "champ de Flambe" au lieu des champs d'Iris, qui me fait penser au pire à un flamby, au mieux à une crèpe flambée et le paysage lunaire qui va avec... comme dit ici, ça perd en noblesse... Scadufax pour Shadowfax ? Je veux bien croire que GrisPoil n'était pas un trait de génie pour un cheval blanc, mais au moins shadowfax évoque-t-il la vitesse et l'ombre. Scadufax... Hormis le "Scad" fort désagréable à prononcer (il y a un seul mot français qui commence par ces lettres ?? Non ? Il y a peut-être une raison non ?), ça n'évoque rien d'autre qu'un drôle de nom qu'aurait inventé un adolescent dans son premier roman de fantasy. A ce compte là le mieux était carrément de ne pas le traduire.
Le Bilbo Bessac passe encore, encore que je me demande quel était le besoin de remplacer le génial "Sacquet de Besace" qui sonne si français et si terroir, contre un nom qu'on sent tiré par les cheveux pour conserver une inutile allitération (qui ne concerne qu'un chapitre puisque Bilbo Baggins disparait ensuite, et qui n'était pas ignorée dans le Bilbo Sacquet de Besace.)
"onzante et unième anniversaire " : là aussi, ce n'est pas que c'est mal, ça colle, mais le mot n'a quand même pas beaucoup de classe pour un tel événement. Lingwiel le proposait déjà en 2002 dans ce fuseau comme une idée de simplification. Faut-il simplifier Tolkien ?
J'aimerais trouver un tableaux comparant les traductions les plus saillantes du livre.
Je suis à peu près sûr que Sylvebarbe a été abandonné sans raison, juste pour montrer que c'est différent de Ledoux.
Bref, je vais commencer à acheter de beaux livres non Pocket de la traduction de Ledoux car je sens qu'elles vont devenir collector ! (elles ne seront plus éditées je suppose)
je m'insère dans ce fuseau un peu tard, et avec certainement de gros sabots.
Je pense avoir été l'un des rarissimes intervenants de ce forum a avoir toujours loué F. Ledoux et à le défendre bec et ongles contre tous ceux qui critiquaient, souvent sans rien savoir d'autre que le slogan tout fait "Ledoux a saccagé Tolkien", parfois en ayant connaissance de quelques unes de ses rares coquilles, parfois même en lui reprochant des fautes imaginaires, on confondant avec des coquilles de l'édition (genre des tirets de dialogues qui sautent).
J'ai toujours encensé Ledoux car c'est lui qui m'a permis de plonger dans l'univers proprement Lyrique de Tolkien, et il faut du talent et même du génie en ce qui concerne Tolkien. Car le plus important dans une traduction n'est pas de coller au texte à tout prix, mais davantage d'exprimer ce que l'auteur a voulu exprimer : le souffle, le lyrisme, la poésie (et quelle poésie peut se permettre de coller au texte), l'humour, la dramaturgie.
Aussi regardé-je ce projet depuis que j'en ai entendu parler avec beaucoup de méfiance. D'admiration pour ceux qui ont tenté l'aventure, mais de méfiance.
Que vont devenir les coups de génie de Ledoux : SylveBarbe, Sacquet de Besace, (mince, j'ai un trou momentané pour tous les autres), et son lyrisme qui m'a plongé dans des émotions jamais ressenties auparavant, et jamais retrouvées dans les molles traductions du Silmarillon ou des Contes et Légendes inachevées qui elles, pour le coup, mériteraient un bon nouveau travail tant les cassis jalonnent le texte sans même avoir besoin de lire l'original pour s'en rendre compte.
Bien sûr notre devoir de Tolkiendil est d'encenser ceux qui se lancent dans un tel travail (après tout, il y avait bien une ou deux coquilles de la part de Ledoux), mais sincèrement, j'ai beaucoup de mal à me joindre au cortège de félicitations qui accompagne la sortie de ce travail monumental.
Je pense avoir le droit de jouer ce rôle car j'ai longtemps été un des seuls défenseur de Ledoux, seul contre tous.
Je vais lire en tremblant la concordance faite par Sosryko, même si j'ai du mal à comprendre son fonctionnement (où est la concordance ? il n'y a que le texte de Lauzon)
Je suis déjà choqué des premières ligne. Comment, Bilbon et Frodon redeviennent Bilbo et Frodo ?? Il me semblait pourtant que c'est Tolkien lui-même qui avait demandé à ce que les noms soient tous traduits dans les langues vernaculaires (prenant il me semble pour illustrer ce besoin le mot pour évoquer un "champ de fleur" en néerlandais), et que c'est lui qui dans son guide des traductions avait demandé expressément que Frodo devienne en français Frodon.
Soit j'ai de mauvaises sources, et Ledoux a pris des initiatives fort puissantes, soit la nouvelle traduction a voulu s'harmoniser avec Bilbo le Hobbit, ce qui le fait déjà entrer sur un mauvais chemin !
Je lis ici déjà tant de choses qui m'effraie, "Coureur" au lieu de "Rôdeur" (rôdeur est un nom qui existe et est utilisé, et qui colle à l'aura de mépris qui entoure ces gens, tandis que coureur n'est pas vraiment un nom commun existant en dehors du sport et n'a aucune connotation autre que sportive), "champ de Flambe" au lieu des champs d'Iris, qui me fait penser au pire à un flamby, au mieux à une crèpe flambée et le paysage lunaire qui va avec... comme dit ici, ça perd en noblesse... Scadufax pour Shadowfax ? Je veux bien croire que GrisPoil n'était pas un trait de génie pour un cheval blanc, mais au moins shadowfax évoque-t-il la vitesse et l'ombre. Scadufax... Hormis le "Scad" fort désagréable à prononcer (il y a un seul mot français qui commence par ces lettres ?? Non ? Il y a peut-être une raison non ?), ça n'évoque rien d'autre qu'un drôle de nom qu'aurait inventé un adolescent dans son premier roman de fantasy. A ce compte là le mieux était carrément de ne pas le traduire.
Le Bilbo Bessac passe encore, encore que je me demande quel était le besoin de remplacer le génial "Sacquet de Besace" qui sonne si français et si terroir, contre un nom qu'on sent tiré par les cheveux pour conserver une inutile allitération (qui ne concerne qu'un chapitre puisque Bilbo Baggins disparait ensuite, et qui n'était pas ignorée dans le Bilbo Sacquet de Besace.)
"onzante et unième anniversaire " : là aussi, ce n'est pas que c'est mal, ça colle, mais le mot n'a quand même pas beaucoup de classe pour un tel événement. Lingwiel le proposait déjà en 2002 dans ce fuseau comme une idée de simplification. Faut-il simplifier Tolkien ?
J'aimerais trouver un tableaux comparant les traductions les plus saillantes du livre.
Je suis à peu près sûr que Sylvebarbe a été abandonné sans raison, juste pour montrer que c'est différent de Ledoux.
Bref, je vais commencer à acheter de beaux livres non Pocket de la traduction de Ledoux car je sens qu'elles vont devenir collector ! (elles ne seront plus éditées je suppose)

