10-01-2016, 15:13
Je crois que tu trouves cet argument "grave", car tu es - légitimement - sur une position très en faveur de Ledoux.
La stratégie marketing n'a rien de "grave" en soi. Sans stratégie marketing de la part de Christian Bourgois, y aurait-il eu un Seigneur des Anneaux en français en 1972 ?
Quant à "réviser" le texte, il me semble que Bourgois se heurtait justement à l'impossibilité juridique, la traduction étant propriété intellectuelle des ayants-droit de Ledoux. Le choix a donc été fait de retraduire. Pour notre plus grand plaisir, persisté-je, et avec une redécouverte du texte qui ne tient pas au "coup marketing", mais au talent de traducteur de Daniel, si on prend le soin de se dévêtir d'un certain nombre de préjugés
Ceci-dit, je peux comprendre que ce qui fut pour moi un somme de belles surprises peut se révéler moins supportable pour d'autres lecteurs très attachés à la première traduction.
Si j'aime beaucoup "Belleau", "coureur" et "Bessac", et aussi "Samsaget", il y a d'autres choix que j'aime moins (Le Comté
). Mais cela n'a gêné en rien ma lecture, car Daniel écrit dans un français fluide, rythmé et agréable, qui sait aussi être épique (voir beaucoup plus quand il s'agit des poèmes) que pouvait l'être celui de Ledoux.
J'aime les deux, et je suis content d'avoir le choix
I.
La stratégie marketing n'a rien de "grave" en soi. Sans stratégie marketing de la part de Christian Bourgois, y aurait-il eu un Seigneur des Anneaux en français en 1972 ?
Quant à "réviser" le texte, il me semble que Bourgois se heurtait justement à l'impossibilité juridique, la traduction étant propriété intellectuelle des ayants-droit de Ledoux. Le choix a donc été fait de retraduire. Pour notre plus grand plaisir, persisté-je, et avec une redécouverte du texte qui ne tient pas au "coup marketing", mais au talent de traducteur de Daniel, si on prend le soin de se dévêtir d'un certain nombre de préjugés

Ceci-dit, je peux comprendre que ce qui fut pour moi un somme de belles surprises peut se révéler moins supportable pour d'autres lecteurs très attachés à la première traduction.
Si j'aime beaucoup "Belleau", "coureur" et "Bessac", et aussi "Samsaget", il y a d'autres choix que j'aime moins (Le Comté
). Mais cela n'a gêné en rien ma lecture, car Daniel écrit dans un français fluide, rythmé et agréable, qui sait aussi être épique (voir beaucoup plus quand il s'agit des poèmes) que pouvait l'être celui de Ledoux.J'aime les deux, et je suis content d'avoir le choix

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