11-01-2016, 01:54
Je tiens à rassurer Vinyamar : la publication de cette traduction ne m'a pas valu qu'un concert de louanges. Elle a aussi exposé mon cœur, ma patience et mon ego à de très vives critiques, notamment, sur la question des noms. Presque exclusivement sur cette question, d'ailleurs. Je suis bien content que d'autres se soient proposés pour répondre à ma place, encore une fois, et je les remercie. Je n'ai plus le cœur à cette discussion. Mais je n'aurais pu mieux répondre moi-même, de toute manière.
(Je ne pense pas avoir discuté jusqu'ici de ma traduction de Dark Lord. Mon premier choix, le plus évident, était Sombre Seigneur. Puis, dans le texte, j'ai constaté que cela faisait assez cucul. Et en réfléchissant au nom Dark Lord, je me suis souvenu de la beauté des choses simples. J'emploie néanmoins Sombre Seigneur dans certains contextes. Pourquoi pas ?)
Je n'ai rien à répondre non plus aux accusations lancées à l'égard de l'éditeur Bourgois. Je trouve ce genre d'accusations... complètement délirantes. Que celui qui n'a jamais acheté l'un des re-re-re-re-tirages de Bilbo le Hobbit chez le Livre de Poche, ou l'énième (fausse) intégrale du SdA première mouture chez Pocket (deux maisons qui n'ont d'autre ambition que de vendre le plus de livres possible, en usant de tous les prétextes possibles - ce qui, au demeurant, reste tout à fait légitime, dans un libre marché !) jette la première pierre à Bourgois.
Quant à Ledoux, je me suis moi-même porté à sa défense sur ce forum et ailleurs, il y a plusieurs années. Aujourd'hui, après le travail effectué en 2000 (la fameuse liste de "coquilles") et une évaluation plus objective, fondée, notamment, sur mon expérience de traducteur, toute brève soit-elle, je pense avoir une assez bonne idée de ses qualités (éminentes) et de ses défauts (nombreux). M. Ledoux était de la vieille école. C'était un traducteur de métier, d'une profonde érudition. Cela vaut son pesant d'or. Je n'adhère pourtant pas aux principes de traduction qu'il met en œuvre de façon assez systématique. Je pense que la traduction a évolué depuis, pour le mieux (je ne parle pas du langage - chacun son style - mais bien des théories et des techniques de traduction). Je pourrai développer, un jour, sur cette question, mais, vous comprendrez... c'est un peu tôt encore !
> il y avait bien une ou deux coquilles de la part de Ledoux
Des coquilles par centaines, parfois des erreurs de retranscription (du manuscrit au tapuscrit), et des dizaines de contresens, au bas mot. Mais personne n'est obligé de me croire : ces faits sont bien documentés. Qu'en conclure ? Assurément, une retraduction ne pouvait faire de tort à personne... quoique... :/
Au risque de me répéter : si vous ne pouvez tirer aucun plaisir de la nouvelle traduction, ne la lisez donc pas. Ce serait une perte de temps.
Daniel
(Je ne pense pas avoir discuté jusqu'ici de ma traduction de Dark Lord. Mon premier choix, le plus évident, était Sombre Seigneur. Puis, dans le texte, j'ai constaté que cela faisait assez cucul. Et en réfléchissant au nom Dark Lord, je me suis souvenu de la beauté des choses simples. J'emploie néanmoins Sombre Seigneur dans certains contextes. Pourquoi pas ?)
Je n'ai rien à répondre non plus aux accusations lancées à l'égard de l'éditeur Bourgois. Je trouve ce genre d'accusations... complètement délirantes. Que celui qui n'a jamais acheté l'un des re-re-re-re-tirages de Bilbo le Hobbit chez le Livre de Poche, ou l'énième (fausse) intégrale du SdA première mouture chez Pocket (deux maisons qui n'ont d'autre ambition que de vendre le plus de livres possible, en usant de tous les prétextes possibles - ce qui, au demeurant, reste tout à fait légitime, dans un libre marché !) jette la première pierre à Bourgois.
Quant à Ledoux, je me suis moi-même porté à sa défense sur ce forum et ailleurs, il y a plusieurs années. Aujourd'hui, après le travail effectué en 2000 (la fameuse liste de "coquilles") et une évaluation plus objective, fondée, notamment, sur mon expérience de traducteur, toute brève soit-elle, je pense avoir une assez bonne idée de ses qualités (éminentes) et de ses défauts (nombreux). M. Ledoux était de la vieille école. C'était un traducteur de métier, d'une profonde érudition. Cela vaut son pesant d'or. Je n'adhère pourtant pas aux principes de traduction qu'il met en œuvre de façon assez systématique. Je pense que la traduction a évolué depuis, pour le mieux (je ne parle pas du langage - chacun son style - mais bien des théories et des techniques de traduction). Je pourrai développer, un jour, sur cette question, mais, vous comprendrez... c'est un peu tôt encore !
> il y avait bien une ou deux coquilles de la part de Ledoux
Des coquilles par centaines, parfois des erreurs de retranscription (du manuscrit au tapuscrit), et des dizaines de contresens, au bas mot. Mais personne n'est obligé de me croire : ces faits sont bien documentés. Qu'en conclure ? Assurément, une retraduction ne pouvait faire de tort à personne... quoique... :/
Au risque de me répéter : si vous ne pouvez tirer aucun plaisir de la nouvelle traduction, ne la lisez donc pas. Ce serait une perte de temps.
Daniel

