Thread Rating:
  • 0 Vote(s) - 0 Average
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
[Parution] Nouvelle traduction française du "Seigneur des Anneaux"
Quote:Vous l'admettez vous-même dans cette phrase : "Ici on propose du nouveau", par opposition aux autre rééditions. Vous confirmez exactement ce que j'ai décris : "on na va pas faire une fausse réédition sans réelle nouveauté, on veut du vrai nouveau : tout sera nouveau". Et le terme marchand "on propose" va dans ce sens (celui de pousser l'achat).

Euh... oui, un livre s'achète habituellement, il est donc proposé à la vente. Moi, je propose un texte. Et vous, vous jouez sur les mots. Je n'ai jamais dit, "on veut du vrai nouveau : tout sera nouveau". Personne n'a jamais dit cela. Ce n'était pas l'esprit de la chose, ce n'était pas la motivation de Vincent Ferré, ni la mienne. Je vous dis en revanche : pourquoi me fustiger parce que je propose quelque chose de différent, pourquoi fustiger Bourgois ? Vous avez établi, de manière très probante, en véritable enfonceur de portes ouvertes, que l'édition des livres est une entreprise commerciale. Vous l'acceptez ? Très bien. Mais vous n'aimez pas le neuf, l'esprit du neuf, l'esprit mercantile du neuf. Vous êtes un passéiste jaloux, peut-être. Alors voici. Bourgois vient de rééditer l'édition en un volume avec les illustrations d'Alan Lee, dans la traduction de Ledoux. C'est mieux ? C'est plus noble ? Allons. Voilà une bonne chose de faite.

La voie de la facilité aurait été de conserver les "bons" noms tels quels, et de retraduire le reste. Tout le reste. De m'approprier ce qu'il y a de meilleur dans le travail d'autrui, pour le prendre à mon compte, signer le contrat, mettre mon nom sur la 4e de couverture, et hop ! Tout le monde est content. Heureusement, nous sommes à l'ère du droit d'auteur, qui protège les auteurs des autres auteurs, mais aussi des traducteurs improvisés et sans scrupules. Chez les Russes, il n'existe pas moins d'une douzaine de traductions différentes du Seigneur des Anneaux, toutes contrefaites, qui datent de l'ère soviétique, et qui probablement, se sont toutes pillées entre elles. Qu'on me permette de douter de leur qualité. C'est la seule chose qui m'importe. Barbebois ou Sylvebarbe, à la limite, c'est du pareil au même. Je suis bien plus soucieux des mots que l'on met dans la bouche de cet Ent.

* * *

Je suis assez d'accord avec vous : les critiques ont été, pour l'instant, assez superficielles. Mais pour les forums... c'est là que les critiques les plus pointues ont été émises, même si elles sont disséminées ici et là, au détour de discussions parfois longuettes. Ne comptez pas sur les médias mainstream, qui sont ni plus ni moins des organes de publicité. M'avez-vous entendu dans les médias ? Eh bien non. J'ai moi-même contribué à ce vide : je ne les ai pas nourris. Mais Vincent Ferré, qui est plus présentable que moi, a fait un travail remarquable pour faire connaître notre travail. Il a offert un discours substantiel à quelques journalistes distingués, dont certains qui auraient peut-être mérité votre attention. Et la publication est toujours en cours. Soyons patients.

Quote:Et selon certaines critiques que j'ai lu, ils ont eu ce qu'ils voulaient. Le langage apparemment plus "coulant" (ou plus simple) rend le texte plus propice à imaginer les scènes du film, selon certains critiques lu ici ou là. Bref, ils sont contents.

Et par association, me voilà couvert d'opprobre ! Non, je n'aime pas Jackson ; peut-être cela me rendra-t-il plus sympathique à vos yeux, ou peut-être pas. Mais les films sont la dernière chose à laquelle je pense, si j'y pense. Ils sont, chez moi, bien oubliés. Si mon style rend le texte plus propice à imaginer [les scènes du film], c'est peut-être qu'il est limpide. Aussi limpide que peut l'être Tolkien (son texte se lit tout seul, sans une once de lourdeur). Simple ? Oh, simple. Oui, j'ai lu cela quelque part. Ledoux serait complexe et archaïsant, et moi, je serais simple et actuel. Choisissez votre camp ! Ces jugements sont réducteurs, et ce sont des impressions. On n'échappe pas aux impressions. Je pourrais donner des exemples, mais le mieux est de faire votre propre idée. Je ne voudrais pas m'imposer.

Quant à Elendil, en voilà un qui ne m'a jamais fait de cadeau, sinon par sa grande érudition. Je ne l'ai jamais rencontré, mais si quelqu'un dans cette salle prétend avoir un jugement plus objectif que le sien, qu'il se lève !

Quote:M. Lauzon assume complètement cet univers parallèle (bien que fait sous la contrainte).

Toute traduction, pionnière ou non, constitue un univers parallèle. L'univers de référence étant, non pas la traduction de 1971, mais le chef-d'œuvre de 1954. D'autres univers parallèles viendront s'ajouter.
Reply


Messages In This Thread

Forum Jump:


Users browsing this thread: 1 Guest(s)