02-02-2016, 22:13
Quel plaisir de se retrouver dans une librairie, de chercher au rayon fantasy, lettre T et de découvrir de nouvelles parutions..
J'ai lu avec beaucoup de curiosité les différents messages qui ont suivis l'accueil de cette nouvelle traduction et venant à peine de terminer la lecture de la Fraternité de l'Anneau (les Deux Tours s'en suivront prochainement) cela m'a amené à un sentiment étrange.. J'ai eu peur, peur de perdre mes images forgées au fil du temps de mes lectures, peur d'imaginer un univers un peu différent de celui que je connais déjà. Les mots résonnent et parfois, souvent, ils véhiculent leur propres entité, nourris par notre imaginaire, lui même dépendant de notre existence. Alors dans un réflexe de défense psycho-biblio-imaginaire, je me suis replongé dans mes vieilles pages jaunies de mon intégrale couverture souple traduite par Francis Ledoux et j'ai été réconforté. C'est à ce moment là qu'est venue cette réflexion que je tente tant bien que mal d'expliquer. Au fond, à trop vouloir réfléchir, "intellectualiser" l'auteur et ses écrits, décrypter la symbolique, les influences, les idées, les conceptions, en tant que simple lecteur curieux, n'ais je pas perdu de cette naïveté première? Cette faculté de découvrir? Oui, peut-être bien car après tout qu'est ce que je désire surtout? Oublier que j'ai lu le Seigneur des Anneaux pour le redécouvrir à nouveau...
Alors merci Daniel Lauzon d'avoir eu le courage d'accomplir ces travaux car si pour un lecteur comme moi c'est une belle manière de me questionner, je ne doute pas que pour celui qui n'a jamais lu Tolkien, son imaginaire trouvera une belle matière et que cette traduction deviendra SA référence.
Vous dites :"Toute traduction, pionnière ou non, constitue un univers parallèle. L'univers de référence étant, non pas la traduction de 1971, mais le chef-d'œuvre de 1954. D'autres univers parallèles viendront s'ajouter."
Je ne peux qu'être totalement d'accord et d'ajouter si vous me le permettez, que le chef d'œuvre appartient à chacun dans la représentation qui lui donnera le plus d'émotions à condition que cette représentation soit la plus respectueuse possible de l'œuvre originale. Et je pense que c'est ce que vous vous êtes efforcé de faire.
M.
J'ai lu avec beaucoup de curiosité les différents messages qui ont suivis l'accueil de cette nouvelle traduction et venant à peine de terminer la lecture de la Fraternité de l'Anneau (les Deux Tours s'en suivront prochainement) cela m'a amené à un sentiment étrange.. J'ai eu peur, peur de perdre mes images forgées au fil du temps de mes lectures, peur d'imaginer un univers un peu différent de celui que je connais déjà. Les mots résonnent et parfois, souvent, ils véhiculent leur propres entité, nourris par notre imaginaire, lui même dépendant de notre existence. Alors dans un réflexe de défense psycho-biblio-imaginaire, je me suis replongé dans mes vieilles pages jaunies de mon intégrale couverture souple traduite par Francis Ledoux et j'ai été réconforté. C'est à ce moment là qu'est venue cette réflexion que je tente tant bien que mal d'expliquer. Au fond, à trop vouloir réfléchir, "intellectualiser" l'auteur et ses écrits, décrypter la symbolique, les influences, les idées, les conceptions, en tant que simple lecteur curieux, n'ais je pas perdu de cette naïveté première? Cette faculté de découvrir? Oui, peut-être bien car après tout qu'est ce que je désire surtout? Oublier que j'ai lu le Seigneur des Anneaux pour le redécouvrir à nouveau...
Alors merci Daniel Lauzon d'avoir eu le courage d'accomplir ces travaux car si pour un lecteur comme moi c'est une belle manière de me questionner, je ne doute pas que pour celui qui n'a jamais lu Tolkien, son imaginaire trouvera une belle matière et que cette traduction deviendra SA référence.
Vous dites :"Toute traduction, pionnière ou non, constitue un univers parallèle. L'univers de référence étant, non pas la traduction de 1971, mais le chef-d'œuvre de 1954. D'autres univers parallèles viendront s'ajouter."
Je ne peux qu'être totalement d'accord et d'ajouter si vous me le permettez, que le chef d'œuvre appartient à chacun dans la représentation qui lui donnera le plus d'émotions à condition que cette représentation soit la plus respectueuse possible de l'œuvre originale. Et je pense que c'est ce que vous vous êtes efforcé de faire.
M.

