Bonjour,
Il y a quelques temps, j'avais exprimé certaines réserves sur la nouvelle traduction. Aujourd'hui, je lis le Seigneur des Anneaux à mon fils dans l'ancienne traduction de Ledoux (à sa demande). A l'occasion de cette énième relecture, peut-être parce qu'elle est à voix haute, je redécouvre mille problèmes de syntaxe, de contre-sens, de coquilles, de tournures lourdes, dans la traduction de Ledoux, davantage que ce que j'escomptais.
Cela pour dire, que je crois aujourd'hui, plus qu'hier, que cette nouvelle traduction n'était pas du luxe et qu'elle est bonne. Même si je comprends les raisons de tes critiques vigoureuses, Vinyamar, peut-être mettras-tu de l'eau dans ton vin dans les mois à venir.
Cela ne m'empêchera pas de toujours utiliser (en français parce que j'ai la chance de pouvoir aussi lire le livre en anglais) les noms propres inventés par Ledoux, parce qu'ils sont beaux - une traduction contient toujours sa part d'invention(s). Ceci n'est pas une critique en creux des choix de traduction de Daniel, mais tout simplement le constat qu'ayant grandi avec cette traduction et ces noms propres, il m'est impossible de penser à cette histoire et à ce monde de la Terre du Milieu avec en tête d'autres noms propres en français que ceux de Ledoux. Les noms viennent d'abord, l'univers ensuite, c'est une des leçons de Tolkien.
Mais les nouvelles générations n'auront pas ce problème et seront en mesure, comme c'est le cas aujourd'hui pour tous les grands écrivains, de choisir en toute connaissance de cause, entre les traductions de Ledoux et de Daniel (car les deux continueront d'être publiées en parallèle). Il n'y avait pas de raison, a fortiori vu les erreurs de la traduction de Ledoux, de priver les lecteurs de ce choix. Quant aux considérations commerciales de l'éditeur, elles n'ont rien à faire dans ce débat purement littéraire.
Il y a quelques temps, j'avais exprimé certaines réserves sur la nouvelle traduction. Aujourd'hui, je lis le Seigneur des Anneaux à mon fils dans l'ancienne traduction de Ledoux (à sa demande). A l'occasion de cette énième relecture, peut-être parce qu'elle est à voix haute, je redécouvre mille problèmes de syntaxe, de contre-sens, de coquilles, de tournures lourdes, dans la traduction de Ledoux, davantage que ce que j'escomptais.
Cela pour dire, que je crois aujourd'hui, plus qu'hier, que cette nouvelle traduction n'était pas du luxe et qu'elle est bonne. Même si je comprends les raisons de tes critiques vigoureuses, Vinyamar, peut-être mettras-tu de l'eau dans ton vin dans les mois à venir.
Cela ne m'empêchera pas de toujours utiliser (en français parce que j'ai la chance de pouvoir aussi lire le livre en anglais) les noms propres inventés par Ledoux, parce qu'ils sont beaux - une traduction contient toujours sa part d'invention(s). Ceci n'est pas une critique en creux des choix de traduction de Daniel, mais tout simplement le constat qu'ayant grandi avec cette traduction et ces noms propres, il m'est impossible de penser à cette histoire et à ce monde de la Terre du Milieu avec en tête d'autres noms propres en français que ceux de Ledoux. Les noms viennent d'abord, l'univers ensuite, c'est une des leçons de Tolkien.
Mais les nouvelles générations n'auront pas ce problème et seront en mesure, comme c'est le cas aujourd'hui pour tous les grands écrivains, de choisir en toute connaissance de cause, entre les traductions de Ledoux et de Daniel (car les deux continueront d'être publiées en parallèle). Il n'y avait pas de raison, a fortiori vu les erreurs de la traduction de Ledoux, de priver les lecteurs de ce choix. Quant aux considérations commerciales de l'éditeur, elles n'ont rien à faire dans ce débat purement littéraire.

