Vinyamar Wrote:Semprini Wrote:"car les deux continueront d'être publiées en parallèle"Non, Daniel a confirmé que la traduction de Ledoux va disparaître.
En fait, ce n'est pas tout-à-fait ce qu'il a dit, si on ne se limite pas à Bourgois. :-) Pour mémoire :
À Vinyamar, Daniel Lauzon Wrote:La traduction de Ledoux ne sera pas rééditée chez Bourgois, du moins, cela n'est pas envisagé. Les éditions Livre de Poche proposent actuellement les deux versions du Hobbit, à un prix comparable, et Pocket ajoutera sans doute à son catalogue la nouvelle traduction du SdA au moment voulu. Les deux versions vont-elles subsister longtemps ? Laquelle des deux l'emportera ? Ce choix appartient entièrement aux éditeurs Poche et Pocket. Aucune messe noire ne sera célébrée par votre serviteur pour l'obtention d'aucune faveur. Mais les traductions de Ledoux ont été assez largement diffusées pour rester trouvables pendant bien des années encore. Si un jour elles disparaissent, nous serons morts depuis longtemps, mon ami. Vous vous inquiétez pour rien.
Je pense que, comme l'a écrit Daniel, même si elle cesse d'être publiée par les maisons d'éditions "historiques", la traduction de Ledoux devrait rester longtemps disponible... au moins sur le marché de l'occasion, vu le volume très important des tirages effectués depuis des décennies, et notamment dans le sillage du tourbillon médiatique lié à la première trilogie de PJ. Par ailleurs, sauf erreur de ma part, les traductions de Ledoux devraient entrer dans le domaine public en 2060 : chacun devrait pouvoir alors les rééditer comme il voudra... à condition d'être toujours vivant à ce moment-là, bien entendu [small](et si possible sans tricher, comme certains le voudraient !)[/small]... ;-)
Pour le reste, comme je l'avais écrit dans ma critique du Hobbit annoté (in l'Arc et le Heaume n°4), aucune traduction d'une œuvre, fut-elle plus récente ou jugée spontanément "meilleure", n'a vocation à remplacer, et encore moins "effacer", une autre traduction l'ayant précédé : dans le cas du Seigneur des Anneaux comme dans le cas du Hobbit, les deux traductions ont naturellement vocation à coexister, tout simplement parce qu'elles font partie de l'histoire de la diffusion de l'œuvre de Tolkien en langue française. Et je ne crois pas que l'on soit obligé de se sentir soumis à la loi du marché, ici éditorial, sur ce point : grâce notamment au marché de l'occasion, qui me parait très ouvert sur ce point, le lecteur restera toujours libre de choisir, même s'il existe un choix "officiel" de facto selon les options prises par les maisons d'édition.
Semprini Wrote:Il n'y avait pas de raison, a fortiori vu les erreurs de la traduction de Ledoux, de priver les lecteurs de ce choix.
En effet, on a parfois tendance à l'oublier, mais tout le monde n'a pas forcément facilement accès à la VO en anglais par ailleurs, et rien que pour cela, retraduire régulièrement des œuvres en langue étrangère n'est jamais du luxe. Et de toute façon, comme l'a écrit Umberto Eco, traduire c'est "dire presque la même chose", donc évidemment, vu les nombreuses interprétations possibles selon les traducteurs, plus on a de choix dans ce domaine et mieux c'est, au-delà de la nécessité de simplement corriger les erreurs du passé.
Amicalement,
Hyarion... [small]qui s'est aperçu, l'autre jour, après bien des années, qu'un passage d'un roman de Tanith Lee avait été coupé sans le dire dans sa traduction française la plus diffusée depuis plus de vingt ans... et il m'a évidemment fallu passer par la VO du roman The Birthgrave, rééditée l'année dernière, pour m'apercevoir de cette coupe... qui en sus n'est visiblement pas un oubli puisque c'est in fine tout un passage du texte qui a apparemment été en quelque sorte "aménagé" pour que la coupure ne se voit pas (?!). Moralité : si vous n'êtes pas content d'une traduction de l'anglais, dites-vous qu'il y aura toujours la VO si vous pouvez la lire... mais que quand on voit qu'un traducteur travaille sur une œuvre visiblement consciencieusement en respectant le texte de l'auteur tout autant que les lecteurs (en ne leur cachant rien du texte, pour commencer !), il vaut mieux quand même se dire que c'est déjà beaucoup par rapport à bien d'autres situations sur lesquelles on peut tomber (cf. l'exemple que je viens de citer)...[/small]

