24-02-2016, 05:23
(This post was last modified: 24-02-2016, 06:06 by Daniel Lauzon.)
Tout est dit. Merci Vincent, je ne pouvais me résoudre à l’exprimer de manière aussi directe, mais c’est ce que je pense.
Je souhaite que ces attaques cessent.
Avant que cette discussion ne tourne au vinaigre, Vinyamar a voulu faire connaître son point de vue en s’appuyant sur des faits. Je n’ai pas pris le temps, il y a un mois, de répondre à ces messages de manière détaillée, mais il me paraît bon à ce stade de recentrer la discussion sur les faits, et de remettre les pendules à l’heure.
Tolkien n’a fait aucune prescription de ce genre dans son Guide. Il est possible qu’il y ait eu un échange de lettres entre Ledoux et Tolkien ; en fait, c’est ce que rapportait Christian Bourgois en 2003. Force est de constater que Ledoux a effectivement pris « des initiatives fort puissantes », à moins qu’il n’ait pris la précaution de demander à Tolkien ce qu’il pensait de ce choix (Frodo -> Frodon) et que l’auteur ait donné son aval. À ce stade, c’est une hypothèse ; il est probable que nous n’en apprenions jamais davantage. Cette francisation n’avait rien de bien méchant, si ce n’est que Ledoux avait déjà signé une traduction du même auteur intitulée Bilbo le hobbit. À mon sens, cela seul aurait dû suffire à l’en dissuader.
Inutile de préciser que la nouvelle traduction du Seigneur des Anneaux n’a pas pour but de s’harmoniser avec Bilbo le hobbit, ce roman ayant déjà été retraduit en 2012 sous le titre Le Hobbit. Les deux nouvelles traductions sont harmonisées entre elles : une première en français, il était temps.
Tous ici seraient intéressés à connaître ce « quelque chose ». Si jamais le souvenir te revient.
À en juger par sa traduction du Seigneur des Anneaux, Francis Ledoux était un homme d’une grande érudition. Sa connaissance de l’anglais était également excellente. Je crois qu’il connaissait beaucoup l’Angleterre, où il avait de la famille. Certaines erreurs qui surgissent sous sa plume sont d’autant plus étonnantes qu’il traduit sans broncher des passages redoutables chez Tolkien. Sa traduction est fascinante à cet égard, puisqu’elle est capable du meilleur comme du pire. Cela explique que les avis soient contrastés à son sujet.
Je suis content que ces questions intéressent les gens ici, car j’ai toujours été passionné par ce sujet, et c’est avec Ledoux et Tolkien qu’ont commencé mes réflexions sur la traduction, et c’est Ledoux, plus que tout autre traducteur peut-être plus méritant, qui le premier m’a fait découvrir cette discipline si étrange, exigeante, parfois ingrate, toujours captivante.
Je serais très intéressé si tu pouvais me donner le lien. Très intéressé.
Dire que je suis 100 % d’accord avec une telle affirmation… serait un euphémisme.
Depuis la parution de La Fraternité de l’Anneau en 2014, et même du Hobbit en 2012, la question des noms propres a fait couler beaucoup d’encre, occupant tout l’espace critique, et occultant tous les autres aspects des nouvelles traductions. Quelques-uns ont eu des bons mots pour les poèmes et les chansons, certes. De manière assez surprenante, Ledoux ne s’est jamais intéressé à la poésie de Tolkien, sur laquelle on le sent passer bien trop rapidement. Justement, il colle au texte, sans le moindre égard aux sonorités, au rythme, à la poésie, en somme. Quoi qu’on puisse penser de mes essais dans ce domaine, c’est ici que ma traduction se distingue le plus, aux yeux des lecteurs, et cela n’a rien d’étonnant. Le sceptique peut se reporter à la chanson d’Aragorn sur Beren et Lúthien, ou aux vers de Bilbo sur Eärendil, pour voir ce que la nouvelle traduction peut apporter de ce point de vue.
Je serais par ailleurs étonné (mais pas fâché) que le lecteur lambda soit frappé par les qualités de la nouvelle traduction qui découlent d’aspects plus techniques : l’harmonie des phrases, le travail sur les dialogues... Ledoux, en bon traducteur, a ces même préoccupations ; mais il ne lui viendrait pas à l’idée d’intervertir deux adjectifs, ou les éléments d’une banale énumération, ou d’omettre tel mot vide (‘now’, ‘then’…) pour faire mieux respirer la phrase, en dégager l’élan fondamental. Sans généraliser, on peut dire que Ledoux est un traducteur « sourcier » et prudent.
Pour Tolkien, c’est une approche heureuse, mais qui a ses limites. On se dit que quelques assouplissements, ici et là, auraient mieux servi le texte. Aucun traducteur sensé ne saurait se réclamer entièrement d’une perspective « cibliste », en tout cas, pas moi. Mais je me considère, aujourd’hui, différent de lui à cet égard ; et je suis très étonné d’entendre les amoureux de Ledoux, parfois, me taxer de « mot-à-motisme », quand la stratégie ledoucienne repose souvent sur une stricte adhésion à la phrase anglaise, qu’il réalise en mettant à profit ses vastes ressources linguistiques. D’où, parfois, des tournures extrêmement littéraires où le texte aurait commandé une plus grande simplicité. Cette stratégie lui réussit pourtant fort bien dans les passages plus épiques. Or, les mille pages du Le Seigneur des Anneaux passent à travers tous les registres.
Il est des moments où l’on veut que la phrase anglaise se fonde dans le paysage français ; et il en est d’autres où l’on souhaite au contraire bousculer les conventions, car l’auteur ici s’affranchit, lui aussi dans sa langue, et surprend, transcende, crée de la beauté ou du sens. Le traducteur doit savoir quand briller et quand se faire discret, quand ajouter et quand gommer (toujours dans un souci d’équivalence), quand calquer et quand se libérer. C’est aussi cela, la différence entre les bons et les moins bons traducteurs.
C'est sur des aspects comme ceux-ci que j’aimerais, aussi, être jugé. C’est peut-être beaucoup demander ; mais Le Seigneur des Anneaux, on le voit, est une œuvre majeure qui soulève les passions et qui jouit d’une très grande visibilité ; en ce sens, je suis choyé, car je vois passer beaucoup de commentaires de lecteurs. J’attends le jour où on aura fait le tour de la question des noms, qui n’est pas sans intérêt, mais qui ne devrait pas occulter tout le reste. Cela viendra naturellement, une fois la surprise passée, et au fil des relectures.
Ce jugement tendancieux ne peut s’expliquer que par une méconnaissance de l’œuvre, et par la déformation que Ledoux, bien malgré lui, lui a fait subir. L’inconditionnel de Ledoux en vient à juger de l’œuvre par cette seule image déformée, au mépris de ce que Tolkien a écrit et a voulu dire.
Vinyamar nous dit que ça n’a « pas beaucoup de classe » ; dans le fuseau donné en lien, il y va d’un commentaire analogue : « onzante un sonne ridicule dans un roman d'une telle classe ». Entendre : la traduction de Ledoux recourait au latin pour traduire eleventy : ça, c’est classe. C’est érudit. Écrire simplement « onzante », l’équivalent exact de eleventy sur le plan morphologique, c’est décevant, parce que Ledoux, lui, avait trouvé « undécante ».
Faut-il préciser que eleventy est un terme plaisant, éminemment humoristique, pour ne pas dire ridicule, pour qualifier une fête d’anniversaire que le principal intéressé envisage à peu près dans les mêmes termes ? Nul besoin dans ce cas de se gargariser de latin à la première occasion. La question n’est pas « Faut-il simplifier Tolkien ? » mais « Faut-il alambiquer Tolkien ? » Ses œuvres sont assez denses, riches, et difficiles parfois, sans qu’il soit nécessaire d’enjoliver.
Mais à la réflexion, ce « undécante-un » paraît si ridiculement emprunté qu’il pourrait fort bien avoir été inventé par le cynique Bilbon Bessac de Besace !
Confidence : je déplore le manque d’euphonie des mots « son onzante » dans la première phrase du livre. Je serais même prêt à parier que c’est ce qui a poussé Ledoux à trouver une solution de rechange.
Euh… ?
Reprenons du début : le nom Scadufax est celui que recommande Tolkien pour traduire Shadowfax, dans des langues non germaniques.
Encore faut-il que cette notion ait existé. Certes, elle existe dans les faits, mais n’est pas explicite dans le nom Ringwraith, nom original anglais, encore une fois commodément passé sous silence dans cette analyse. Ringwraith, qui signifie ni plus ni moins « Spectre de l’Anneau », que Ledoux choisit de traduire autrement. Jusqu’à preuve du contraire, on ne passe pas à du Harry Potter, mais à du Tolkien.
Là pour le coup, j’espérais quelque chose d’un peu plus fouillé…
Mais pour récapituler, il me semble que cette discussion démontre une chose : il n’est jamais bon de rester le nez collé sur une traduction, que l’on n’a pas lue depuis longtemps (semble-t-il), sans s’arrêter un moment pour regarder en arrière, vers l’original anglais, ou en avant. Pas si l’on aspire à une plus grande compréhension de l’œuvre.
Je souhaite que ces attaques cessent.
Avant que cette discussion ne tourne au vinaigre, Vinyamar a voulu faire connaître son point de vue en s’appuyant sur des faits. Je n’ai pas pris le temps, il y a un mois, de répondre à ces messages de manière détaillée, mais il me paraît bon à ce stade de recentrer la discussion sur les faits, et de remettre les pendules à l’heure.
Quote:c'est [Tolkien] qui dans son guide des traductions avait demandé expressément que Frodo devienne en français Frodon.
Soit j'ai de mauvaises sources, et Ledoux a pris des initiatives fort puissantes, soit la nouvelle traduction a voulu s'harmoniser avec Bilbo le Hobbit, ce qui le fait déjà entrer sur un mauvais chemin !
Tolkien n’a fait aucune prescription de ce genre dans son Guide. Il est possible qu’il y ait eu un échange de lettres entre Ledoux et Tolkien ; en fait, c’est ce que rapportait Christian Bourgois en 2003. Force est de constater que Ledoux a effectivement pris « des initiatives fort puissantes », à moins qu’il n’ait pris la précaution de demander à Tolkien ce qu’il pensait de ce choix (Frodo -> Frodon) et que l’auteur ait donné son aval. À ce stade, c’est une hypothèse ; il est probable que nous n’en apprenions jamais davantage. Cette francisation n’avait rien de bien méchant, si ce n’est que Ledoux avait déjà signé une traduction du même auteur intitulée Bilbo le hobbit. À mon sens, cela seul aurait dû suffire à l’en dissuader.
Inutile de préciser que la nouvelle traduction du Seigneur des Anneaux n’a pas pour but de s’harmoniser avec Bilbo le hobbit, ce roman ayant déjà été retraduit en 2012 sous le titre Le Hobbit. Les deux nouvelles traductions sont harmonisées entre elles : une première en français, il était temps.
Quote:Concernant Frodon, ou même Fredon, je suis à peu près sûr que j'ai lu quelque chose où c'est Tolkien lui-même qui donne des consignes vernaculaires.
Tous ici seraient intéressés à connaître ce « quelque chose ». Si jamais le souvenir te revient.
Quote:Ledoux n'était pas seulement un bon traducteur, mais aussi un excellent connaisseur des origines de la langue
À en juger par sa traduction du Seigneur des Anneaux, Francis Ledoux était un homme d’une grande érudition. Sa connaissance de l’anglais était également excellente. Je crois qu’il connaissait beaucoup l’Angleterre, où il avait de la famille. Certaines erreurs qui surgissent sous sa plume sont d’autant plus étonnantes qu’il traduit sans broncher des passages redoutables chez Tolkien. Sa traduction est fascinante à cet égard, puisqu’elle est capable du meilleur comme du pire. Cela explique que les avis soient contrastés à son sujet.
Je suis content que ces questions intéressent les gens ici, car j’ai toujours été passionné par ce sujet, et c’est avec Ledoux et Tolkien qu’ont commencé mes réflexions sur la traduction, et c’est Ledoux, plus que tout autre traducteur peut-être plus méritant, qui le premier m’a fait découvrir cette discipline si étrange, exigeante, parfois ingrate, toujours captivante.
Quote:on trouve sur cet excellent forum […] une citation de Tolkien expliquant qu'il se moque pas mal au final qu'on traduise ou non les noms propres, sauf pour Gandalf.
Je serais très intéressé si tu pouvais me donner le lien. Très intéressé.
Quote:Car le plus important dans une traduction n'est pas de coller au texte à tout prix, mais davantage d'exprimer ce que l'auteur a voulu exprimer : le souffle, le lyrisme, la poésie (et quelle poésie peut se permettre de coller au texte), l'humour, la dramaturgie.
Dire que je suis 100 % d’accord avec une telle affirmation… serait un euphémisme.
Depuis la parution de La Fraternité de l’Anneau en 2014, et même du Hobbit en 2012, la question des noms propres a fait couler beaucoup d’encre, occupant tout l’espace critique, et occultant tous les autres aspects des nouvelles traductions. Quelques-uns ont eu des bons mots pour les poèmes et les chansons, certes. De manière assez surprenante, Ledoux ne s’est jamais intéressé à la poésie de Tolkien, sur laquelle on le sent passer bien trop rapidement. Justement, il colle au texte, sans le moindre égard aux sonorités, au rythme, à la poésie, en somme. Quoi qu’on puisse penser de mes essais dans ce domaine, c’est ici que ma traduction se distingue le plus, aux yeux des lecteurs, et cela n’a rien d’étonnant. Le sceptique peut se reporter à la chanson d’Aragorn sur Beren et Lúthien, ou aux vers de Bilbo sur Eärendil, pour voir ce que la nouvelle traduction peut apporter de ce point de vue.
Je serais par ailleurs étonné (mais pas fâché) que le lecteur lambda soit frappé par les qualités de la nouvelle traduction qui découlent d’aspects plus techniques : l’harmonie des phrases, le travail sur les dialogues... Ledoux, en bon traducteur, a ces même préoccupations ; mais il ne lui viendrait pas à l’idée d’intervertir deux adjectifs, ou les éléments d’une banale énumération, ou d’omettre tel mot vide (‘now’, ‘then’…) pour faire mieux respirer la phrase, en dégager l’élan fondamental. Sans généraliser, on peut dire que Ledoux est un traducteur « sourcier » et prudent.
Pour Tolkien, c’est une approche heureuse, mais qui a ses limites. On se dit que quelques assouplissements, ici et là, auraient mieux servi le texte. Aucun traducteur sensé ne saurait se réclamer entièrement d’une perspective « cibliste », en tout cas, pas moi. Mais je me considère, aujourd’hui, différent de lui à cet égard ; et je suis très étonné d’entendre les amoureux de Ledoux, parfois, me taxer de « mot-à-motisme », quand la stratégie ledoucienne repose souvent sur une stricte adhésion à la phrase anglaise, qu’il réalise en mettant à profit ses vastes ressources linguistiques. D’où, parfois, des tournures extrêmement littéraires où le texte aurait commandé une plus grande simplicité. Cette stratégie lui réussit pourtant fort bien dans les passages plus épiques. Or, les mille pages du Le Seigneur des Anneaux passent à travers tous les registres.
Il est des moments où l’on veut que la phrase anglaise se fonde dans le paysage français ; et il en est d’autres où l’on souhaite au contraire bousculer les conventions, car l’auteur ici s’affranchit, lui aussi dans sa langue, et surprend, transcende, crée de la beauté ou du sens. Le traducteur doit savoir quand briller et quand se faire discret, quand ajouter et quand gommer (toujours dans un souci d’équivalence), quand calquer et quand se libérer. C’est aussi cela, la différence entre les bons et les moins bons traducteurs.
C'est sur des aspects comme ceux-ci que j’aimerais, aussi, être jugé. C’est peut-être beaucoup demander ; mais Le Seigneur des Anneaux, on le voit, est une œuvre majeure qui soulève les passions et qui jouit d’une très grande visibilité ; en ce sens, je suis choyé, car je vois passer beaucoup de commentaires de lecteurs. J’attends le jour où on aura fait le tour de la question des noms, qui n’est pas sans intérêt, mais qui ne devrait pas occulter tout le reste. Cela viendra naturellement, une fois la surprise passée, et au fil des relectures.
Quote:"onzante et unième anniversaire " : là aussi, ce n'est pas que c'est mal, ça colle, mais le mot n'a quand même pas beaucoup de classe pour un tel événement. Lingwiel le proposait déjà en 2002 dans ce fuseau comme une idée de simplification. Faut-il simplifier Tolkien ?
Ce jugement tendancieux ne peut s’expliquer que par une méconnaissance de l’œuvre, et par la déformation que Ledoux, bien malgré lui, lui a fait subir. L’inconditionnel de Ledoux en vient à juger de l’œuvre par cette seule image déformée, au mépris de ce que Tolkien a écrit et a voulu dire.
Vinyamar nous dit que ça n’a « pas beaucoup de classe » ; dans le fuseau donné en lien, il y va d’un commentaire analogue : « onzante un sonne ridicule dans un roman d'une telle classe ». Entendre : la traduction de Ledoux recourait au latin pour traduire eleventy : ça, c’est classe. C’est érudit. Écrire simplement « onzante », l’équivalent exact de eleventy sur le plan morphologique, c’est décevant, parce que Ledoux, lui, avait trouvé « undécante ».
Faut-il préciser que eleventy est un terme plaisant, éminemment humoristique, pour ne pas dire ridicule, pour qualifier une fête d’anniversaire que le principal intéressé envisage à peu près dans les mêmes termes ? Nul besoin dans ce cas de se gargariser de latin à la première occasion. La question n’est pas « Faut-il simplifier Tolkien ? » mais « Faut-il alambiquer Tolkien ? » Ses œuvres sont assez denses, riches, et difficiles parfois, sans qu’il soit nécessaire d’enjoliver.
Mais à la réflexion, ce « undécante-un » paraît si ridiculement emprunté qu’il pourrait fort bien avoir été inventé par le cynique Bilbon Bessac de Besace !
Confidence : je déplore le manque d’euphonie des mots « son onzante » dans la première phrase du livre. Je serais même prêt à parier que c’est ce qui a poussé Ledoux à trouver une solution de rechange.
Quote:l'explication donnée à Tolkien sur Scadufax ne démontre qu'une seule chose : que grispoil n'était pas si mal au final, mais jamais qu'il fallait conserver un nom que même Tolkien n'a pas conservé.
Euh… ?
Reprenons du début : le nom Scadufax est celui que recommande Tolkien pour traduire Shadowfax, dans des langues non germaniques.
Quote:Esprit servant = spectre ? donc là on passe à du Harry Potter. Disparu la notion de servitude.
Encore faut-il que cette notion ait existé. Certes, elle existe dans les faits, mais n’est pas explicite dans le nom Ringwraith, nom original anglais, encore une fois commodément passé sous silence dans cette analyse. Ringwraith, qui signifie ni plus ni moins « Spectre de l’Anneau », que Ledoux choisit de traduire autrement. Jusqu’à preuve du contraire, on ne passe pas à du Harry Potter, mais à du Tolkien.
Quote:Arachné = Araigne : non là j'arrête, c'est n'importe quoi.
Là pour le coup, j’espérais quelque chose d’un peu plus fouillé…
Mais pour récapituler, il me semble que cette discussion démontre une chose : il n’est jamais bon de rester le nez collé sur une traduction, que l’on n’a pas lue depuis longtemps (semble-t-il), sans s’arrêter un moment pour regarder en arrière, vers l’original anglais, ou en avant. Pas si l’on aspire à une plus grande compréhension de l’œuvre.

