20-11-2016, 11:57
Comme le disent mes homologues, la traduction du mot composé vieil-anglais ánd-wís (cf. par ex. Codex Exoniensis, 69 a : ⁊ƿıſ « expert, habile, savant, connaisseur », avec un préfixe « avec » est certainement plus difficile à rendre en français que l'anglais andwise. Il semblerait qu'Allan discute un peu de ce nom dans son Introduction to Elvish, « Giving of Names », mais je n'ai pas l'ouvrage pour vérifier ce qu'il y dit.
Il semblerait qu'en vieil-anglais, le premier élément soit parfois accentué et conserverait sa forme ánd- et quand il n'est pas accentué, s'affaiblirait en an- on-, ou a-.
On peut observer par exemple dans le Manuel de l'Anglais du Moyen Âge des origines au XIVe siècle de Mossé que les particules listées du vieil-anglais subissent parfois des changements phonétiques :
On remarque que les particules avaient quelques fois tendance à perdre la longueur (sont-ce des cas liés à la loi d'Osthoff ? : voyelle longue + sonante + consonne = abrègement de la voyelle ; pas ici, car il s'agit simplement de la perte de l'accentuation), à connaître l'Umlaut « inflexion, métaphonie » (due à la position de l'accent), à faire chuter la dentale sonore, car phonème instable (je ne pense pas pour le vieil-anglais, plus logique pour le latin).
On voit donc des changements phonétiques s'opérer. Pour en revenir à ánd-wís, il semble donc peu important que rendre le terme en français par and- ou an-. Personnellement, j'aurais préféré que ce soit conservé le premier élément tel qu'il figure en vieil-anglais et chez Tolkien. La prononciation n'est pas un grand obstacle pour le lecteur francophone. Si and- avait été conservé, il aurait surpris le lecteur, par son exotisme, et aurait peut-être aurait peut-être poussé la personne à aller chercher l'histoire de ce préfixe qui n'est pas si éloigné de note ante-, anti-, pour d'autres acceptions. Andsaget, ça sonne plutôt bien.
Elendil évoquait le prénom d'Anselme : il faut noter qu'il existe également une variante Anthelme, avec la présente de la dentale (sourde ici). Donc Andsaget aurait peut-être pu faire penser à un pronom comme celui d'Anthelme, même si le premier élément de ce prénom n'est pas de la même racine (*<ansuz- « dieu, divinité » > vieux-norrois áss (id.) ; gotique *ans (dat. anza) « faisceau ».
A.
Il semblerait qu'en vieil-anglais, le premier élément soit parfois accentué et conserverait sa forme ánd- et quand il n'est pas accentué, s'affaiblirait en an- on-, ou a-.
On peut observer par exemple dans le Manuel de l'Anglais du Moyen Âge des origines au XIVe siècle de Mossé que les particules listées du vieil-anglais subissent parfois des changements phonétiques :
Quote:6, ånd- (forme accentuée de ond-, on- « contre ») : ånd-efn « mesure », ånd-ġiet « intelligence », ånd-weard « présent », ånd-swaru « réponse », ånd-saca « adversaire », ånd-wlita « visage ».
Mossé, Manuel de Vieil-Anglais, Tome Premier, p. 133, §153.
On remarque que les particules avaient quelques fois tendance à perdre la longueur (sont-ce des cas liés à la loi d'Osthoff ? : voyelle longue + sonante + consonne = abrègement de la voyelle ; pas ici, car il s'agit simplement de la perte de l'accentuation), à connaître l'Umlaut « inflexion, métaphonie » (due à la position de l'accent), à faire chuter la dentale sonore, car phonème instable (je ne pense pas pour le vieil-anglais, plus logique pour le latin).
On voit donc des changements phonétiques s'opérer. Pour en revenir à ánd-wís, il semble donc peu important que rendre le terme en français par and- ou an-. Personnellement, j'aurais préféré que ce soit conservé le premier élément tel qu'il figure en vieil-anglais et chez Tolkien. La prononciation n'est pas un grand obstacle pour le lecteur francophone. Si and- avait été conservé, il aurait surpris le lecteur, par son exotisme, et aurait peut-être aurait peut-être poussé la personne à aller chercher l'histoire de ce préfixe qui n'est pas si éloigné de note ante-, anti-, pour d'autres acceptions. Andsaget, ça sonne plutôt bien.
Elendil évoquait le prénom d'Anselme : il faut noter qu'il existe également une variante Anthelme, avec la présente de la dentale (sourde ici). Donc Andsaget aurait peut-être pu faire penser à un pronom comme celui d'Anthelme, même si le premier élément de ce prénom n'est pas de la même racine (*<ansuz- « dieu, divinité » > vieux-norrois áss (id.) ; gotique *ans (dat. anza) « faisceau ».
A.

