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[Le Seigneur des Anneaux - Nouvelle traduction] Signalement coquilles
Bonjour,

Dans le chapitre : « Raccourci aux champignons »

Lorsque Tolkien écrit : « There was no sign of Elves »
Daniel Lauzon et Francis Ledoux traduisent par : « Il n’y avait aucune trace des Elfes » Or, si, il reste une trace des Elfes : le repas de la veille dont s’est déjà en partie empiffré Pippin. N’aurait pas mieux valu traduire par : « Il n’y avait aucun signe des Elfes » ?

Tolkien : « From Frodo’s mind, the bright morning - treacherously bright…»
Daniel Lauzon traduit par : «  Dans l’esprit de Frodo, le clair matin - dangereusement clair… »
Francis Ledoux traduit par : «  Dans l’esprit de Frodon, la claire matinée, traîtreusement claire… »
Le clair matin, dangereusement clair, ne parle que de dangers, tandis que le clair matin, traîtreusement clair, allie le danger à sa perfidie première.

Tolkien :  « It did no sound like the voice of the old Sam Gamgee that he thought he knew. But it looked like the old Sam Gamgee sitting here,… »
Francis Ledoux, lui, a escamoté les deux phrases.
Daniel Lauzon traduit par : « Ce n’était pas la voix du vieux Sam Gamgie qu’il pensait connaître. Mais c’était bien le vieux Sam Gamgie qui était assis là,… »
« Ce n’était pas » et « c’était bien » sont trop affirmatifs pour « sound like » et « looked like » qui, selon moi, auraient plutôt dû être traduits par : ça ne ressemblait pas et on aurait dit.
Ça me rappelle une pub : «  Ça ressemble à de la bière, on dirait de la bière, mais ce n’est pas de la bière ! »

Après que les hobbits eurent dévalé la pente afin de rejoindre le couvert des arbres, Tolkien écrit : « … they found a stream running down from the hills behind in a deeply dug bed with steep slippery sides overhung with brambles. Most inconveniently, it cut across the line they had chosen »
Francis Ledoux traduit par : « …ils tombèrent sur un ruisseau qui descendait des collines dans un lit profondément creusé entre des berges escarpées et glissantes, couvertes de ronces. Il coupait très inopportunément le tracé qu’ils avaient choisi. »
Daniel Lauzon traduit par : « Ils se trouvèrent face à un ruisseau qui descendait des collines derrière eux dans son lit profondément creusé, aux berges escarpées et glissantes, couvertes de ronciers. Ce cours d’eau s’étalait bien malencontreusement en travers du parcours qu’ils avaient choisi. »
Je crains hélas qu’un ruisseau dans son lit profondément creusé ne puisse s’étaler à sa guise. D’ailleurs, quelques paragraphes plus loin, ce même ruisseau devient plus large et moins profond… et donc peut se permettre de s’étaler. Et personnellement, « ils se trouvèrent face à un ruisseau » ralentit l’action, alors que « ils tombèrent sur un ruisseau » c’est se trouver subitement en contact avec ledit ruisseau.
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