06-08-2023, 18:59
(This post was last modified: 06-08-2023, 19:12 by Cristalgide.)
Je reviens vers vous... en ce moment tardif :p
Je suis content, je viens de terminer le septième chapitre... du premier livre 8.( C'est long, lent, mais quel plaisir, je redécouvre entièrement l'œuvre, je (re)découvre des trésors de vocabulaire en anglais, en français, je me perds dans des détails qui me font rêver... bref je m'égare !
Pour fêter ça, je vous propose "ma" version de la comptine de Tom Bombadil, sur laquelle M. Lauzon a vraiment fait merveille (comme sur tous les poèmes), dans ma tentative d'avoir le moins de perte de sens possible :
Original :
Ho! Tom Bombadil, Tom Bombadillo!
By water, wood and hill, by the reed and willow,
By fire, sun and moon, harken now and hear us!
Come, Tom Bombadil, for our need is near us!
F. Ledoux :
Ohé ! Tom Bombadil, Tom Bombadillon !
Par l’eau, la forêt et la colline, par le roseau et le saule,
Par le feu, le soleil et la lune, écoutez maintenant et entendez-nous !
Accourez, Tom Bombadil, car notre besoin est proche de nous !
D. Lauzon :
Holà ! Tom Bombadil ! Ho ! Tom Bombadilo !
Par les eaux ou les bois, le saule ou le roseau,
De jour comme de nuit, prête-nous assistance !
Accours, Tom Bombadil : le besoin nous devance !
Moi :
Ohé ! Tom Bombadil ! Ho ! Tom Bombadilo !
Par eaux, forêt et monts, par saule et par roseau,
Par feu, soleil et lune, entends-nous et reviens !
Accours, Tom Bombadil, le besoin nous étreins !
Du coup ce ne sont que de minuscules changements mineurs, sur la base poétique fantastique de M. Lauzon... Ma rime est un peu pauvre en plus (ien/eins), mais on essaie sans prétention, l'exercice est stimulant^^
Et en bonus, un petit nom de lieu :
Budgeford (F. Ledoux : Gué-du-Pont, D. Lauzon : Bollegué), que je j'ai traduit par Bourregué.
Je crois que Bollegué cherche le rapprochement avec le nom de famille Bolgeurre, étant donné que c'est leur demeure ancestrale. C'est un rapprochement qui n'est pas fait en VO, mais Tolkien précise que budge viendrait d'une déformation de bulge, qui veut dire renflement, bourrelet.
Du coup j'ai choisi de faire référence au mot "bourrelet", et laisser ouverte la possibilité étymologique diégétique que le "bourre" soit une déformation de "boule", qui correspond pas trop mal pour décrire un renflement.
En tout cas, que je sois mauvais à cet exercice ou pas, je tiens à vous dire que ça me fait d'autant plus apprécier les qualités de chaque version, et ça fait beaucoup de bien de se rendre vraiment compte que cette œuvre est tellement complexe et universelle qu'il existe probablement autant de façons de la traduire et de la conter qu'il y a de lecteurs... ce qui est le propre d'une histoire qui a largement dépassé le stade de simple roman pour devenir une part indélébile de notre imaginaire collectif.
Bref, je suis jouasse et je m'amuse
Je suis content, je viens de terminer le septième chapitre... du premier livre 8.( C'est long, lent, mais quel plaisir, je redécouvre entièrement l'œuvre, je (re)découvre des trésors de vocabulaire en anglais, en français, je me perds dans des détails qui me font rêver... bref je m'égare !
Pour fêter ça, je vous propose "ma" version de la comptine de Tom Bombadil, sur laquelle M. Lauzon a vraiment fait merveille (comme sur tous les poèmes), dans ma tentative d'avoir le moins de perte de sens possible :
Original :
Ho! Tom Bombadil, Tom Bombadillo!
By water, wood and hill, by the reed and willow,
By fire, sun and moon, harken now and hear us!
Come, Tom Bombadil, for our need is near us!
F. Ledoux :
Ohé ! Tom Bombadil, Tom Bombadillon !
Par l’eau, la forêt et la colline, par le roseau et le saule,
Par le feu, le soleil et la lune, écoutez maintenant et entendez-nous !
Accourez, Tom Bombadil, car notre besoin est proche de nous !
D. Lauzon :
Holà ! Tom Bombadil ! Ho ! Tom Bombadilo !
Par les eaux ou les bois, le saule ou le roseau,
De jour comme de nuit, prête-nous assistance !
Accours, Tom Bombadil : le besoin nous devance !
Moi :
Ohé ! Tom Bombadil ! Ho ! Tom Bombadilo !
Par eaux, forêt et monts, par saule et par roseau,
Par feu, soleil et lune, entends-nous et reviens !
Accours, Tom Bombadil, le besoin nous étreins !
Du coup ce ne sont que de minuscules changements mineurs, sur la base poétique fantastique de M. Lauzon... Ma rime est un peu pauvre en plus (ien/eins), mais on essaie sans prétention, l'exercice est stimulant^^
Et en bonus, un petit nom de lieu :
Budgeford (F. Ledoux : Gué-du-Pont, D. Lauzon : Bollegué), que je j'ai traduit par Bourregué.
Je crois que Bollegué cherche le rapprochement avec le nom de famille Bolgeurre, étant donné que c'est leur demeure ancestrale. C'est un rapprochement qui n'est pas fait en VO, mais Tolkien précise que budge viendrait d'une déformation de bulge, qui veut dire renflement, bourrelet.
Du coup j'ai choisi de faire référence au mot "bourrelet", et laisser ouverte la possibilité étymologique diégétique que le "bourre" soit une déformation de "boule", qui correspond pas trop mal pour décrire un renflement.
En tout cas, que je sois mauvais à cet exercice ou pas, je tiens à vous dire que ça me fait d'autant plus apprécier les qualités de chaque version, et ça fait beaucoup de bien de se rendre vraiment compte que cette œuvre est tellement complexe et universelle qu'il existe probablement autant de façons de la traduire et de la conter qu'il y a de lecteurs... ce qui est le propre d'une histoire qui a largement dépassé le stade de simple roman pour devenir une part indélébile de notre imaginaire collectif.
Bref, je suis jouasse et je m'amuse

