10-08-2023, 17:31
Pour le coup, même en français, un grand nombre, si ce n'est pas la quasi-totalité des noms vernaculaires "régionaux" ou secondaires de plantes et de champignons n'apparaissent pas du tout dans les dictionnaires, et mettent parfois des décennies à apparaître dans les ouvrages spécialisés (quand ils apparaissent), les scientifiques s'intéressant peu à leurs dénominations "populaires". Même aujourd'hui, c'est plutôt rare de trouver des ouvrages rien qu'en français qui vont compiler exhaustivement pour chaque plante décrite la liste de ses noms vernaculaires.
Le premier exemple qui me vient en tête est un exemple personnel à propos d'un champignon (c'est mon côté hobbit
) : dans une bonne partie de la France, et depuis des décennies (mon grand-père de 88 ans ne le connaît que sous ce nom-là depuis qu'il est petit, puis après lui mon père de 65 ans aussi), on parle de canari pour parler du Tricholome Équestre (miam miam). Dans AUCUN dictionnaire vous ne verrez cette définition là, et non plus dans les ouvrages mycologiques datant d'en gros avant les années 80. Tout bêtement parce que ça n'intéressait personne, et même encore aujourd'hui, il y a un gigantesque fossé entre l'état des connaissances "académiques" en linguistique décrites dans des ouvrages, et l'usage.
Beaucoup de mots apparaissent, disparaissent, voyagent, changent de sens, parfois de façon très localisée, improbable ou fulgurante : c'est ce qui fait tout le sel d'une langue vivante, et malheureusement les quelques chercheurs en linguistique peuvent pas suivre le rythme, et bien des connaissances et des certitudes se perdent...
Je divague et m'égare, mais c'est tellement un sujet passionnant !
Le premier exemple qui me vient en tête est un exemple personnel à propos d'un champignon (c'est mon côté hobbit
) : dans une bonne partie de la France, et depuis des décennies (mon grand-père de 88 ans ne le connaît que sous ce nom-là depuis qu'il est petit, puis après lui mon père de 65 ans aussi), on parle de canari pour parler du Tricholome Équestre (miam miam). Dans AUCUN dictionnaire vous ne verrez cette définition là, et non plus dans les ouvrages mycologiques datant d'en gros avant les années 80. Tout bêtement parce que ça n'intéressait personne, et même encore aujourd'hui, il y a un gigantesque fossé entre l'état des connaissances "académiques" en linguistique décrites dans des ouvrages, et l'usage.Beaucoup de mots apparaissent, disparaissent, voyagent, changent de sens, parfois de façon très localisée, improbable ou fulgurante : c'est ce qui fait tout le sel d'une langue vivante, et malheureusement les quelques chercheurs en linguistique peuvent pas suivre le rythme, et bien des connaissances et des certitudes se perdent...
Je divague et m'égare, mais c'est tellement un sujet passionnant !

