Votre serviteur Wrote:Le texte ne précise pas si Fire-weed est son nom américain ou anglais... mais la façon dont la phrase est amenée et le contexte de présentation des plantes de la page laisse peu de doutes sur l'origine - une fois encore - américaine.
J'ai trouvé une autre allusion au terme fire-weed (avec tiret) que nous avions évoqué l'an dernier, et qui s'applique à nouveau à la variété Epilobium angustifolium dans un livre de vulgarisation botanique américain de la fin du XIXème siècle : Wild flowers of the north-eastern states par Ellen Miller et Margaret Christine Whiting (New York, 1895).
Il y est écrit à ce sujet :
[citation=Extrait des pages 198 et 199.]Great Willow Herb. Epilobium angustifolium.
Fire-weed.
Found by the wayside, and on newly cleared or burned lands, blossoming from June through August.
It has a simple, tall, and swaying stalk, from 3 to 6 feet high; it is round, and smooth, of a fine fibre, and inclined to red in color.
The long, narrow leaf has a general resemblance to that of the willow; it is smooth, firm, and fine in texture, and of a cool dark grayish-green color, and silvery beneath, with a light midrib. The leaves are alternate on the stalk, without foot-stems.
The 4 rounded petals of the flower curve into a short foot, or claw, at the base; they are of a fine and delicate texture, and a bright, clear crimson-pink color; the 4 long, pointed divisions of the red-brown calyx alternate with the pink petals; the pistil is 4-parted and curled spirally at the tip; the stamens 8. The flowers are poised on the top of the slender, silky, violet-tinged pods, and arranged in a loose, long, and curving spike, on the top of the stalk.
The plant gains its name of “Fire-weed” from its habit of springing up on newly burned woodlands. Seen in the sunshine its coloring is brilliant. Its long curving slender pods, bursting open lengthwise, set free a mass of fine silky down, the wings of the tiny seeds.
(traduction rapide)
Grande herbe de saule. Epilobium angustifolium.
L'herbe à feu.
Trouvé au bord des chemins et sur des terres nouvellement défrichées ou brûlées, fleurissant de juin à août.
Il a une tige simple, haute et oscillante, de 3 à 6 pieds de haut ; il est rond et lisse, d'une fibre fine et incliné vers le rouge.
La feuille longue et étroite ressemble généralement à celle du saule ; il est lisse, ferme et de texture fine, d'une couleur vert grisâtre foncé et frais, et argenté en dessous, avec une nervure médiane claire. Les feuilles sont alternes sur la tige, sans tiges.
Les 4 pétales arrondis de la fleur se courbent en un pied court, ou griffe, à la base ; ils sont d'une texture fine et délicate, et d'une couleur rose pourpre brillante et claire ; les 4 divisions longues et pointues du calice rouge-brun alternent avec les pétales roses ; le pistil est composé de 4 parties et enroulé en spirale à son extrémité ; les étamines 8. Les fleurs sont disposées au sommet des gousses minces, soyeuses et teintées de violet, et disposées en un épi lâche, long et incurvé, au sommet de la tige.
La plante tire son nom de « Fire-weed » en raison de son habitude de pousser sur les forêts nouvellement brûlées. Vu au soleil, sa coloration est brillante. Ses longues gousses minces et courbées, s'ouvrant dans le sens de la longueur, libèrent une masse de duvet fin et soyeux, les ailes des minuscules graines.[/citation]
Et une illustration de cette plante, tirée du même ouvrage :
![[Image: 1718399625_epilobium_angustifolium.jpg]](https://www.jrrvf.com/forum_images/757/1718399625_epilobium_angustifolium.jpg)
Dans ce même ouvrage, qui est consultable sur le site "Project Gutemberg", on peut retrouver les variétés nord-américaines des familles de Lobelia, de Water-lilies, de Nightshades, etc. dont les équivalents des îles britanniques ont inspiré Tolkien. Il y a même la description (pages 604-605) d'un Green Dragon. Que de coïncidences amusantes !

votre serviteur Wrote:Ca ne fait pas beaucoup avancer le mystère des fire-weeds
En effet, mais si ce nouvel exemple remet en bonne position Epilobium angustifolium face à sa concurrente Senecio vulgaris, il tend à confirmer que la piste américaine se précise au détriment d'une origine anglaise ou britannique du mot Fire-weed.
I.

