Je relève un souci assez généralisé qui concerne le pluriel des noms sindarins, même s'il y a moins d'erreurs de ce côté-là que dans la traduction de Ledoux. Autant je n'ai jamais noté d'erreurs avec le pluriel des noms en quenya (ce qui arrivait aussi avec Ledoux & Cie), autant la traduction de certains noms sindarins semble encore perfectible. Il faut admettre que l'original anglais aide assez peu de ce côté-là, du fait de l'invariabilité de l'article défini the.
Certains cas sont discutables, comme Ethir (Anduin), systématiquement traduit au singulier alors que cela peut être un pluriel et qu'il est fréquemment glosé Mouths of the Anduin. Toutefois, vu que l'index de Hammond & Scull le traduit par outflow, on peut aussi admettre le singulier (ethir est nécessairement un terme invariable en sindarin, car l'inflexion en -i d'un « i » produit évidemment « i »).
D'autres semblent de simples omissions d'une règle par ailleurs bien appliquée, comme dans le passage [emphase]« vous en serez le capitaine et demeurerez à Emyn Arnen »[/emphase] (SdA, VI, 5), où Emyn est ici traité comme un singulier, alors qu'il s'agit évidemment du pluriel d'amon « colline », et que toutes les autres occurrences du terme sont bien au pluriel (y compris pour Emyn Muil).
Enfin, certains noms sont systématiquement au singulier alors qu'ils devraient impérativement être au pluriel, comme Pinnath Gelin (4 occurrences : SdA, V, 1-2, 6), pluriel (de classe) de *penn galen « déclivité verte » (les deux mots sont séparément attestés) ou Sarn Gebir « pieux de pierre »(10 occurrences : SdA, I, 8-9 ; III, 5 ; App. B), pour lequel le singulier (non lénifié) ceber est attesté. Dans les deux cas, il est notable que la formulation des phrases de la v.o. laisse la pluralité des termes ambiguë.
N.B. : à noter que Sarn Gebir, contrairement à Pinnath Gelin, avait fait l'objet d'une discussion assez longue (mais non conclusive : voir le dernier message qui aborde la question). Je souscris aux remarques de Bertrand et de Didier dans ce fuseau, mais non à celles de Benilbo, car l'expression correspond bien à l'ordre archaïque déterminant-déterminé (« de-pierre pieux », littéralement) des composés lâches dans les langues eldarines. L'ordre adjectival usuel en sindarin est précisément l'inverse (Pinnath Gelin « Déclivités Vertes », Amon Rûdh « Colline Chauve », etc.)
Je n'ai pas le temps aujourd'hui de procéder à un recensement exhaustif, mais toute nouvelle révision de la traduction devrait passer en revue l'ensemble des toponymes sindarins au pluriel pour vérifier la manière dont ils sont traités en v.o. et dont ils sont traduits en français.
E.
Certains cas sont discutables, comme Ethir (Anduin), systématiquement traduit au singulier alors que cela peut être un pluriel et qu'il est fréquemment glosé Mouths of the Anduin. Toutefois, vu que l'index de Hammond & Scull le traduit par outflow, on peut aussi admettre le singulier (ethir est nécessairement un terme invariable en sindarin, car l'inflexion en -i d'un « i » produit évidemment « i »).
D'autres semblent de simples omissions d'une règle par ailleurs bien appliquée, comme dans le passage [emphase]« vous en serez le capitaine et demeurerez à Emyn Arnen »[/emphase] (SdA, VI, 5), où Emyn est ici traité comme un singulier, alors qu'il s'agit évidemment du pluriel d'amon « colline », et que toutes les autres occurrences du terme sont bien au pluriel (y compris pour Emyn Muil).
Enfin, certains noms sont systématiquement au singulier alors qu'ils devraient impérativement être au pluriel, comme Pinnath Gelin (4 occurrences : SdA, V, 1-2, 6), pluriel (de classe) de *penn galen « déclivité verte » (les deux mots sont séparément attestés) ou Sarn Gebir « pieux de pierre »(10 occurrences : SdA, I, 8-9 ; III, 5 ; App. B), pour lequel le singulier (non lénifié) ceber est attesté. Dans les deux cas, il est notable que la formulation des phrases de la v.o. laisse la pluralité des termes ambiguë.
N.B. : à noter que Sarn Gebir, contrairement à Pinnath Gelin, avait fait l'objet d'une discussion assez longue (mais non conclusive : voir le dernier message qui aborde la question). Je souscris aux remarques de Bertrand et de Didier dans ce fuseau, mais non à celles de Benilbo, car l'expression correspond bien à l'ordre archaïque déterminant-déterminé (« de-pierre pieux », littéralement) des composés lâches dans les langues eldarines. L'ordre adjectival usuel en sindarin est précisément l'inverse (Pinnath Gelin « Déclivités Vertes », Amon Rûdh « Colline Chauve », etc.)
Je n'ai pas le temps aujourd'hui de procéder à un recensement exhaustif, mais toute nouvelle révision de la traduction devrait passer en revue l'ensemble des toponymes sindarins au pluriel pour vérifier la manière dont ils sont traités en v.o. et dont ils sont traduits en français.
E.

